Critique VF : "Saga" T1 (Urban Comics) - Comics Prime

SAGA T1  (168 pages – environ 15,00 € – Sorti le 15/03/2013 – Collection : Urban Indies)

Scénario : Brian K. Vaughan.
Dessin : Fiona Staples.
Couleurs : Fiona Staples

Présentation et Synopsis :img_comics_4934_x-force-1
Cette série nous est présentée par le scénariste Brian K. Vaughan qu’on a notamment vu oeuvrer sur « Y, le dernier homme » et à la télé sur la série « Lost », et par Fiona Staples comme dessinatrice, quasi toute nouvelle dans le milieu du 9ème art. Ils nous déroulent un univers immense qui pose très vite ses bases et ses particularités : des humanoïdes aux traits féériques (ailes et cornes principalement) mais aussi plein d’autres éléments plus ou moins originaux : des Princes robots à la tête télévision, des fantômes, de la magie, … Je n’en dévoilerai pas plus pour vous laisser la surprise, mais sachez que l’oeuvre fourmille d’inventions. C’est donc entre technologie et magie que ce monde froid et souvent mature (ce comicbook n’est clairement pas destinée aux plus jeunes, ne serait-ce que du à son langage, la violence des combats et de quelques scènes de sexe, Urban le conseille donc à partir de 12 ans) qu’on évolue tout au long des quasi 170 pages.

L’histoire en elle même nous parle d’une saga (qui s’en serait douté) sur la planète « Clivage ». Entre la fantasy et le space opera, ce tome 1 nous raconte la fuite d’un Roméo et d’une Juliette respectivement appelés : Marko et Alana. Alors que leurs deux peuples se déchirent dans une guerre totale qui dure, Alana va accoucher d’Hazel, leur fille. Et c’est donc désormais à trois que se fera cette escapade loin de cette guerre. Malheureusement pour eux cette guerre va leur courir après, sous la forme de chasseurs de primes et d’envoyés de leurs peuples aux trousses.

Mon avis :

Déjà à sa sortie en VO cette oeuvre a été saluée par la critique et il est certain que cette saga (duh… bis) est solide de part ses dessins et de par son écriture (j’y reviendrai). Mais car il en faut bien, personnellement, j’ai parfois éprouvé bien des difficultés à accepter certaines inventions de cet univers. Vaughan nous balance des concepts nouveaux, des clins d’oeil et des références. Et c’est avec au moins un élément de chacune de ces catégories que j’ai eu du mal. Pour en citer une qui ne révèlera pas trop l’histoire : les Princes robots. Après, il est certain que cela reste à la discrétion de la sensibilité de chacun et même si ces humanoïdes à la tête de télévision ont un petit charme rétro, personnellement je n’accroche pas, il dénotent même dans l’univers onirique (peut être à dessein, ils restent mystérieux). L’oeuvre est remplie d’idées comme celle là qui sont majoritairement, et merci bien, heureuses. Pour en citer quelques unes : l’utilisation particulière de la magie donne lieu à des moments où l’on sourit et pouffe de rire discrètement pour ne pas passer pour un original dans son transport en commun. Certaines rencontres comme les mercenaires, les fantômes et leur moyens de transport sont vraiment sympa et enrichissent l’apprentissage de l’univers.

Concernant les dessins, les paysages, pour peu qu’ils soient détaillés, sont tout juste splendide et même si je trouve parfois la colorisation inégale au niveau des personnages, parfois on a beaucoup de fonds de cases très « vides » (jugez en par la couverture et par l’image si dessous), on a un résultat vraiment très beau, même si il est certain qu’il faut aimer le style « comics indé ».
Il faut saluer le travail de Fiona Staples dans son ensemble vu qu’elle est aux dessins et aux couleurs. Et qu’elle s’est fait un nom dans le milieu à la seule force de cette série.

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Conclusion :

Un lecture solide, mature et vraiment plaisante. Urban sait ce qu’il fait en allant piocher dans le catalogue d’Image comics. Cela dit, au final on sent bien qu’on est au début d’une longue histoire et que ce tome n’est qu’une introduction. L’univers, très dense, nous est jeté au visage directement. On est certes un peu perdu à la base puis on prend, en suivant les héros, ses repères. Cet inconfort du début à même quelque chose de plaisant vu que le narrateur est le bébé d’Alana et Marko et donc au final on découvre l’univers avec elle. Je salue toujours le fait qu’un auteur ne nous prenne pas trop par la main pour présenter son univers, les ficelles de présentation sont ici relativement bien amenées et on ne sent pas, comme souvent, qu’on veut nous expliquer quelque chose à l’aide d’une situation ridicule du genre « Mais tu sais bien que la guerre à commencé à cause de ton peuple, je ne dois pas te le rappeler » eeeeet malgré tout ils l’ont quand même rappelé.

Je pense sincèrement que cette histoire se bonifiera au fur et à mesure de son avancée. Ce qui est plutôt bon signe vu que cela démontre une frustration de ma part de ne pas avoir accès à la suite.

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