Bazaar : La tour sombre - Comics Prime

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« L’homme en noir fuyait à travers le désert…et le Pistolero le suivait. Si le Pistolero vous semble familier, c’est bien normal. Son écho a hanté bien d’autres histoires, bien d’autres lieux, bien d’autres chemins. Tel le récit d’un grand déluge, par exemple, gravé dans la conscience de l’humanité, tel est le Pistolero. Il est une icône, une légende, votre meilleur ami, béni soit l’homme jésus, et votre pire ennemi. Votre damnation ou votre salvation, et parfois les deux à la fois, vous intuitez?

Le Pistolero est une créature au service de ce que vous appelleriez Destin, de ce qu’il appelle le KA. Le KA est une roue, dont le dessein est de tourner, et elle finit toujours par revenir au point de départ. le KA du Pistolero tourne vers… une tour sombre. Mais tandis que la roue tourne, elle le ramène vers son passé : ses amis, ses amours, une terre autrefois luxuriante, aujourd’hui morte… et vers un père dont le visage ne dois jamais être oublié. »

 

Introduction

Chers lecteurs nous allons aujourd’hui aborder une œuvre qui me tient particulièrement à cœur : L’adaptation du roman « La tour sombre » de Stephen King en bande dessinée. Le roman original de celui qui est souvent considéré comme le maître de l’épouvante se compose de 7 tomes (8 plus récemment avec un tome complémentaire) ,une saga dantesque de plus de 4000 pages que le King à publié entre 1991 et 2005. Rassurez vous, il n’aura pas fallu aussi longtemps pour adapter cette saga et ce pour une raison très simple : la bande dessinée se focalise sur la jeunesse de Roland, notre héros dont le parcours est bien plus sombre qu’il ne l’imagine.

Mais la jeunesse de Roland, contrairement à ce que vous pourriez croire, ne fait pas partie des premiers tomes du livre, dont la suite serait chronologique. Cette jeunesse est effleurée sous forme de flashback dans le 4° roman « Magie et cristal », une jeunesse qui sera totalement explorée et exploitée dans cette série de 14 tomes parus chez Fusion Comics. Vous l’aurez compris, la bande dessinée et le roman sont complémentaires et la lecture de l’un d’entre eux ne fera qu’accroitre votre curiosité envers le second. Si votre choix se porte sur la VF, vous serez heureux d’apprendre que cette dernière est complétée par des croquis , des annotations (en fin de tome) de la scénariste Robin Furth ou des compléments d’information sur l’univers du récit pour les lecteurs néophytes.

 

Un univers complexe et torturé…

Dans le roman, s’il est une chose difficile à décrire, c’est bien l’univers torturé et sinueux dans lequel évolue Roland et ses compagnons d’armes. Un monde à mi chemin entre le Far West américain et le Fantastique, où se côtoient univers parallèles, intemporalités, crabes géants, junkies, démons et autres trains aux tendances suicidaires. Cela peut surprendre, voir inquiéter de retrouver un tel mélange mais le tout est mené avec une main de maître et apparaît comme « cohérent » à sa propre façon, si tant est que vous cherchez le rationnel à travers ce type de récit.

Cependant, si ce mélange n’est pas de votre goût, cela nous vous empêchera aucunement de profiter de la bande dessinée qui se déroule dans le même univers certes, mais à une époque ou le monde de Roland n’est pas encore mis à sac par un destin aussi cruel qu’inévitable. Les 14 tomes de cette adaptation se déroulent donc avant tout dans une ambiance de Far West Post-Apocalyptique ou seuls quelques restes de notre monde ont survécu à La Grand Guerre, ayant mis fin à l’humanité telle que nous la connaissons aujourd’hui. Il ne serait pas exact de dire que leur monde s’est construit sur nos ruines, tant ce qu’il reste de notre passage à été réduit en poussière il y a fort longtemps, mais il en reste des traces tels les armes (des six coups) qu’ils manient, et d’autres qui attendent d’être trouvées…

C’est donc une aventure beaucoup plus terre à terre qui vous attend dans ces pages, bien que la magie fasse partie intégrante du récit sous de multiples formes. Mais vous devez commencer à vous demander ce qu’est la tour sombre n’est ce pas?

 

…et une tour sombre

La tour sombre est tout et elle n’est rien, un espoir pour certains, une légende pour d’autres. La tour sombre, c’est l’incarnation de l’Âme de Gan, le premier à naître du néant. Cette même âme qui, selon les légendes, est à l’origine de l’Entre-Deux-Mondes (le monde sur lequel se base ce récit) et de bien d’autres au fur et à mesure de sa croissance. La tour représente l’espace et le temps, elle seule permet de voyager entre tous les mondes depuis un seul, suivant le niveau ou vous vous trouvez dans cette dernière. Pour faire simple, la tour est assimilable à la porte des étoiles dans Stargate, à la différence qu’elle est ici source de création et non un simple moyen de voyager entre les mondes.

La Tour Sombre est maintenue en place par un réseau de forces magiques et magnétiques que l’on appelle les Rayons. Ces derniers sont aux nombres de six et sont répartis tels les diamètres d’un cercle dont la Tour Sombre serait le centre. Les douze points de départ ou d’arrivée de ces Rayons abritent un Portail et chacun des douze Portails est protégé par un animal gardien. Nous n’entrerons pas plus dans les détails (qui sont nombreux) pour la simple raison que la bande dessinée n’aborde la tour sombre qu’en fin de récit (n’oubliez pas que la BD est une sorte de prologue au roman).

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Roland Deschain ou Roland de Gilhead

Roland est né dans la baronnie de Gilhead, un des derniers remparts de la civilisation. Mais Roland, à ce moment du récit, n’est rien d’autre qu’un apprentis Pistolero, indigne de porter les armes tant que son rude entrainement n’aura pas porté ses fruits. Le nom de Pistolero n’est pas sujet à rire dans l’Entre-Deux-Monde, peu de ceux qui les ont défiés sont encore de ce monde et les marques qu’ils gardent de cette rencontre ne laisse aucune place à la vantardise. Lorsqu’un Pistolero se croit prêt, généralement vers ses 17 ans, il peut défier en duel son instructeur. Un duel s’achevant soit sur la victoire de l’apprenti, soit sur son échec se traduisant par la mort ou pire encore, la honte et l’exil.

Je ne vise pas avec ma main ; celui qui vise avec sa main a oublié le visage de son père. Je vise avec mon œil.
Je ne tire pas avec ma main ; celui qui tire avec sa main a oublié le visage de son père. Je tire avec mon esprit.
Je ne tue pas avec mon arme ; celui qui tue avec son arme a oublié le visage de son père. Je tue avec mon cœur.

Les aventures de Roland démarrent avec un duel qui fera naître l’homme qu’il aspire à être, un messager de la justice, un gardien de l’Entre-Deux-Monde. Mais si il y a des gardiens, il y a des détracteurs qui eux, n’aspirent qu’a réduire ce reste de civilisation en poussière pour mieux contrôler ce qu’il en restera. Des pillages aux attaques contre les fondations même du monde, la roue du Ka est mise en branle par John Farson alias l’Homme de Bien et son armée de mutants (êtres difformes et violents) qu’il érige dans le plus grand secret.

 

The+Dark+Tower+The+Gunslinger+Born+02

 

Mon avis

La tour sombre est une œuvre d’exception dont les qualités artistiques (Jae Lee, Richard Isanove) et scénaristiques (Robin Furth, en collaboration avec Stephen King lui-même) ne sont plus à prouver. Le style des artistes, très sombre, colle parfaitement avec l’univers et à ses personnages pour nous livrer une version aussi fidèle que possible de l’Entre-Deux-Monde tel que les lecteurs des romans ont pu se les imaginer. Pour les autres, la série est l’occasion de découvrir un monde à part entière, d’accompagner Roland dans ses joies et ses peines durant un voyage dont il n’est pas possible de ressortir intact.

Seul petit bémol (inhérent au style de Jae Lee), les arrières plans se veulent très effacés,  voir seulement suggérés la plupart du temps. Un détail très vite oublié devant le charisme des personnages et du soin qui leur est apporté tout le long de ces 14 tomes rassemblant les 30 numéros US.

Pour achever ce dossier et convaincre les réfractaires qui n’aimeraient pas finir leur lecture sur un énorme « à suivre », sachez que le succès de la série a fait démarrer une suite qui se déroulera directement après la fin du tome 14  et qui devrait donner à cette saga la fin magistrale qu’elle mérite. Cette suite sera de la même envergure, soit 30 nouveaux numéros. Il n’y a plus qu’à espérer que tout ça arrive chez nous dans la même édition, en sachant que la saga s’achèvera aux US ce Juillet 2013.

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