Wraithborn : T1 Renaissance - Comics Prime

Glénat déterre une mini série TopCow par l’excellent Joe Benitez, fort de l’aura de Lady Mechanica et de son CV sur The Darkness ou encore The Magdalena, on nous met entre les mains un pur produit stéréotypé de l’époque. Testostérone, femmes gaulées, Démons, … Est ce que les fans de l’époque s’y retrouveront ? est-ce que les jeunes lecteurs découvriront un style qui en vaut la peine ? 

Fiche technique :

Scénarios : Joe Benitez, Marcia Chen
Dessins : Joe Benitez, Joe Weems
Coloriste : Studio F & Tony Avina
Éditeur VF : GlénatComics.
Éditeur VO : Wildstorm.
Date de sortie: 1 Février 2017.
Pagination: 176 pages.
Sollicitation :

Enchainées et cachées, les créatures démoniaques luttent pour entrer dans le monde matériel. La seule arme qui les en empêche est le Wraithborn, gardée en secret par une confrérie de guerriers. Depuis sa naissance, Valin a été entrainé à manier et garder ce pouvoir. Mais par un hasard – ou une traitrise –, celui-ci a finalement incombé à Mélanie, une timide lycéenne qui n’a aucune connaissance du monde surnaturel. Ensemble, la jeune fille normale et le guerrier impuissant vont devoir apprendre à contrôler le Wraithborn et sauver l’humanité de l’asservissement par les démons.

Publiée à l’origine chez DC Comics, Wraithborn a récemment fait l’objet d’une refonte complète sous le nom de Wraithborn Redux, comportant des scènes inédites et des bonus graphiques, aujourd’hui éditée en France chez Glénat Comics. Découvrez cette épique fantasy urbaine de Joe Benitez, le créateur de Lady Mechanika !

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 Toc toc toc ce sont les années 90 !

Pas vraiment les années 90 en fait vu que cette série est sortie toute fin 2005 en VO, plus de 10 ans me direz-vous et la voilà sur nos étals de librairies ! Bon ne tournons pas autour du pot, ça sent le Darkness, ca sent le Magdalena, ca sent le TopCow et normal c’est du TopCow et c’est du Joe Benitez pur jus.
L’histoire se passe dans une petite ville de Louisiane : Marinette. Melanie, une lycéenne obtient le pouvoir du Wraithborn et se retrouve au milieu d’une tumultueuse (de tumulte et de tueuse) guerre pour récupérer le dit-Wraithborn. Une secte de moines guerriers sauveurs du monde tentent de protéger ce pouvoir alors qu’une déesse Vaudou du nom de Brijit envoie tout ce qu’elle a de griffus et zombiesque pour s’approprier le pouvoir et en profiter pour se libérer.
Le scénar est d’une simplicité qui m’a fait souffler le chaud et le froid, le chaud de nos amours d’un âge doré où la simplicité, des filles gaulées et des mecs musclés étaient suffisant pour vendre par cargos entiers. Le froid … ben c’est tout le reste !
On est en 2017, malheureusement. Je dis malheureusement parce que j’ai subit ce scénario d’un autre temps, il m’a été pénible de finir cette histoire tant c’est téléphoné et re-re-re-re-re-(re)vu. La vie de lycée aux USA tout ce qu’il y a de plus cliché, avec les castes dominantes (pompom girls et sportifs) qui mènent la vie dure aux geeks et aux ptis gros. Les meufs sont toutes sapées comme… Bah… dans un comics des années 90/2000 : bustier moulant, toute poitrine en avant, minishort/jupe à ras le gazon (sauf la ptite grosse qui se fait harcelée), Je peux pas dire grand chose d’autre sur le scénar et le cadre, vous avez tous, maintenant, l’image en tête.
La VF est assez bonne que pour être notée, mis à part quelques expressions ringardes. Il est marqué T1, mais la série s’est finie après 6 numéros en VO, donc on a une pseudo-fin/Cliffhanger et du coup on se dit « tout ça pour ça » ? la Scène d’intro nous fait miroiter de la baston à coup de katanas contre des démons vaudous, et tout le reste des 170 pages restantes est le cheminement jusqu’à ce que notre héroïne devienne enfin badass comme dans les premières pages.

 Grenouille de Benitez

Joe, je peux te tutoyer ? Joe, t’es un super dessinateur, laisse les gens de lettres scénariser. Franchement Wraithborn est comme tout ce que tu fais : magnifique (ok parfois un peu en dent de scie quand tu essayes de faire des traits fins et un peu hésitants pour accentuer la fragilité). Après on aime ou on aime pas le style, bien entendu, et je parle ici du style graphique, parce que les personnages eux sont (délicieusement ?) carticaturaux : les persos féminins abonnés aux magasines BDSM et aux chirurgiens esthétiques, qui feraient hurler les féministes et les mecs 100% garanti zéro gramme de graisse feraient gémir les fans de Crossfit. Donc du caricatural, mais du beau, si on omet l’encrage qui fait tiquer quelque fois.

Wraithborn : T1 Renaissance
Et donc c'est quoi le Wraithborn, Jammy ? Excellente question Fred ! C'est une bd pas prise de tête, sans doute un peu trop pas prise de tête, avec des standards d'un autre âge que les connaisseurs apprécieront (si ils ne sont pas soûlé comme moi de revoir encore un truc du genre), que les novices découvriront "c'est comme ça qu'on faisait la BD Américaine au temps de papa" du coup un peu tard, si les dessins n'accusent eux pas l'âge (11 ans quand même), que la colo est tiptop si on reste dans les schémas de l'époque, de nouveau c'est du TopCow à la chaîne. Glénat tente des trucs, certes certains plus heureux que d'autres, ici ce n'est pas un vilain, comics, c'est au pire une histoire chiante si vous en avez trop lu du genre.
Scénario
Dessins
ce qu'on a aimé
  • Très beau en général
  • Lettre d'amour au TopCow d'il y a 10 ans
  • La VF
Ce qu'on a moins aimé
  • Scénario trop cliché/simpliste
  • L'encrage
  • Tout le monde se bat en tenue sado-maso
2.9Beau mais pas très malin

A propos de l'auteur

Né avec du FrancoBelge et des Jeux vidéos entre les mains. Dorothée m'a fait découvrir l'Animation Japonaise puis lire des Mangas, Depuis le milieu des années 90 je lis des Comics.

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