Wonder Woman T6 : La chute de l'Olympe - Comics Prime

Nous y sommes, Azzarello et ses dessinateurs : Chiang et Sudzuka nous livrent la fin de leur récit fleuve de près de 3 ans, racontant les péripéties de la famille de Diana alias Wonder Woman. Est-ce que l’histoire finira aussi bien qu’elle a commencé, continué et tenu en haleine tout du long ?


Fiche Technique:

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Scénario : Brian Azzarello & Cliff Chiang.
Dessin : Cliff Chiang & Goran Sudzuka.
Couleurs : Matthew Wilson.
Editeur : Urban Comics (DC Renaissance).
Genre : Aventure / Historique / Super-héros.
Date de sortie: 27 Novembre 2015.
Pagination: 166pages.
Contient les titres : Wonder Woman #30 à 35 + « Secret Origins #6 » publié chez DC comics en VO.

Sollicitation :
Les oracles d’Apollon l’avaient prédit : un enfant de Zeus en a tué un autre. Et aujourd’hui un dieu fou règne sur l’Olympe en ruines. Face à lui, il ne reste plus qu’à se soumettre… ou périr. Alors que la bataille pour le trône fera bientôt rage, Wonder Woman parviendra-t-telle à mener son armée à la victoire ?


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La fin d’une nouvelle Mythologie drôlement jolie.

Avant de vous parler du scénario, parlons dessins. Nous avons donc Goran Sudzuka et Cliff Chiang qui tour à tour nous présentent leur vision de cette nouvelle Mythologie. Si dans l’ensemble ils font tout les deux du bon boulot il faut reconnaître qu’on a quand même deux styles bien différents, Quand Sudzuka nous livre un style plus classique, Chiant, lui, propose un style plus moderne. Je dois bien avouer que ma préférence va vers Chiang, mais principalement pour ses couvertures magnifiques, avec ce style iconique à la limite des affiches de propagande Russe, des poses très autoritaires, une colorisation assez « binaire » avec ces ombres très marquées. Style qui se retrouve moins dans les intérieurs (et heureusement).
On a donc deux styles différents mais qui ne heurteront pas les yeux en passant de l’un à l’autre tant les 2 ptis gars font un travail propre et efficace. Tout cela facilité par la colorisation de Matthew Wilson.

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Un long fleuve pas si tranquille appelé le Styx !

Azzarello est un grand nom dans le monde du scénario de comics. Et c’est l’occasion de voir, avec cette fin d’arc (35 numéros tout de même) ce qu’il aura su imposer chez WW après la « Renaissance ». Je dois avouer que je ne lisais pas WW avant les « New 52 » et c’est donc l’oeil neuf que j’ai commencé cette série, retrouvant avec plaisir les jeux et guerres des Dieux Grecs, tout le monde se faisant gentiment des « coups de pute » en finissant quelques pages plus loin par quasi se serrer la main en disant « bien joué ». Trahisons, vengeances, amitiés, inimitiés, … Bref tout ce qu’il faut pour faire d’une histoire un classique. Le récit est resté d’une grande justesse et cohérence jusqu’à la fin de ce Tome 6 et si l’histoire a été palpitante et captivante, c’est surtout le don de nous surprendre jusqu’à la fin que je soulignerai ici.

Quant à ce tome 6 en lui-même, qu’en attendre ? Le premier né continue son ascension et il ne lui reste plus grand monde dans les pattes, à part Diana. la Reine des Amazones a réuni son armée dans le Tome 5 et c’est dans une ambiance de guerre que ce 6ème et dernier Tome (pour ce récit tout du moins)commence. Je ne révèlerai pas la fin bien entendu mais sachez que les surprises ne sont pas terminées et je dois avouer que si je n’avais pas vu la fin arriver, je l’ai appréciée et regrettée à la fois. Cette sale habitude de ranger les jouets à la fin de son run est d’une récurrence crasse dans les comics, mais bon, il faut avouer qu’en général les scénaristes le font après moins de 10 numéros, alors ici après 35 (soit quasi 3 ans de récit) on peut l’accepter.

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Conclusion

The end, finito, la fin. Et merci bien ! Quelle aventure !
On sait déjà que le très talentueux David Finch et son épouse Meredith prennent le relais, respectivement aux dessins et au scénario pour la suite.
Que retenir de ce Tome 6 et de cette aventure en général. Dur de juste vous parler de la fin d’un récit sans évoquer ce qui a précédé.
Je n’avais jamais été fan de Wonder Woman, et c’est quasi ma première lecture à propos de l’Amazone à la tenue aux couleurs du drapeau Américain.
Et je pense franchement que l’évocation centrale de la Mythologie Grecque m’a facilité grandement l’appréciation du récit. WW en elle même n’a, il faut le dire, qu’un intérêt limité, c’est l’héroïne de bien et de loyauté qui ne démord pas de sa quête et elle encaisse ce qui lui arrive, jouant des poings et des lames pour garder la tête hors de l’eau dans un conflit ou tous les protagonistes sont aussi, voire plus, fort qu’elle. Comme souvent on jauge la qualité d’un récit à son méchant, et en l’occurrence ici, ses méchants. Les Dieux pareils à eux-mêmes se trahissent et se rabibochent autour d’une Diana qui aura eu l’avantage d’être un phare de stabilité pour eux. Les méchants sont donc excellents. Nous sommes face à une grande saga Mythologique avec une morale relative (-ment classique) mais présente.

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