Wonder Woman Earth One : Volume One - Comics Prime

Avec un casting All-stars pour ses séries « Earth One », DC a su jusqu’à présent renouveler les origines de sa trinité avec succès. Grant Morrison et Yanick Paquette sont aux commandes de ce Graphic Novel. La recherche absolue de renouveau aurait-elle encore fait mouche cette fois ?


Fiche Technique:

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Scénario : Grant Morrison.
Dessins : Yanick Paquette.
Couleurs : Nathan Fairbairn.
Editeur : DC comics.
Genre : Super héroïque et Mythologique.
Date de sortie: 6 Avril 2016 en Anglais.
Pagination: 144 pages (hardcover).

Sollicitation :

Pour des millénaires, les Amazones ont créé leur propre société sur une île paradisiaque, loin de l’influence des hommes. Une résidente néanmoins, n’est pas satisfaite de cette vie en réclusion. Diana, Princesse des Amazones, sait qu’il y a plus en ce monde et désire l’explorer, mais sa mère ,sur-protectrice, Hippolyta. Diana trouve son moyen d’échapper à l’île qui l’a vu naître quant le pilote de l’air force Steve Trevor, le premier homme qu’elle a vu de sa vie, écrase son avion sur la plage. Risquant son avenir et sa vie, Diana part découvrir le monde des hommes. Les Amazones n’entendent pas la laisser faire et la poursuivent pour la ramener et la traduire devant la justice de sa mère la Reine.


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L’homme est un loup pour la femme.

Qu’est ce qu’il peut bien rester à dire qui n’a pas été dit ? Morrison a du passer un paquet de temps à se le demander. Le prologue nous montre un hercule qui est un beau gros connard des familles et qui forcera les femmes à s’éloigner et devenir les amazones, à coup de violence verbale et physique. On retrouve donc Diana, des millénaires plus tard, en ado un peu rebelle, avec une soif de bravade des interdits qui n’a d’égale que son envie de découvrir le monde extérieur et mystérieux. Le postulat est en lui-même assez moderne et comme à l’habitude de l’Écossais c’est un langage cru voire violent qui émaille les quelques premières pages, l’île est fatalement remplie de lesbiennes et favorites jalouses et vindicatives. En cela cette revisite du mythe de WW est fraîche et ingénieuse dans sa forme masquant le fait que le fond de l’histoire reste vraiment très classique et marque mon plus grand regret dans cette lecture . Ok, il y a un canevas difficile à outrepasser, mais si je m’attendais bien à un miracle c’est des mains du Grant Morrison que je m’attendais à le voir surgir. On a droit néanmoins aux , désormais classique, variations sur quelques personnages, variations d’ethnies, variations et modernisation des origines des protagonistes. Le mélange entre Mythologie grecque et civilisation moderne, avec notamment cette histoire de Sororité Universitaire, est cocasse et le décalage est succulent.

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Nom de Zeus !

Yanick Paquette, chapeau bas !
La partie visuelle de ce Graphic Novel est tout simplement splendide, un ravissement de chaque page pour les yeux, fourmillant de détails d’une incroyable précision. L’artiste reprend son désormais célèbre découpage qu’on avait déjà pu voir dans d’anciennes oeuvres (notamment Swamp Thing au début des New 52). Découpant de manière inhabituelle et agrémentant les séparations des cases tantôt de visuels rappelant l’art de la Grèce Antique ou même de corde représentant les fils du destins, afin de mettre en avant le propos et le thème de ses illustrations. C’est d’une poésie folle et cela donne des pages d’une incroyable esthétique générale. Je pourrais continuer longtemps, mais les illustrations de cet article devraient vous convaincre. Kudos à Paquette qui s’est dessiné lui-même comme médecin dans un hôpital, clin d’oeil très amusant.

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Amazone.th

Au final Paquette porte plus le titre que Morrison, le récit est très soigné, très bien écrit et j’en veux pour preuve que l’histoire est 100% compréhensible par le commun des mortel. Riez mais ce n’est pas toujours le cas avec Grant Morrison. Il a ses fans, il a ses détracteurs, mais son talent d’écriture lui ne se dément jamais et il en est de même dans ce volume. La justesse de la caractérisation aussi bien sur Themysciria que dans le monde des « hommes » est clairement le point fort, primant sur le scénario en lui-même. Mais les dessins et le découpage emportent la palme haut la main, faisant de ce numéro encore plus que les autres « Earth One » un classique qu’on citera en exemple.

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