[CHRONIQUE VF] Winter Station - Comics Prime
Une station de ski à moitié abandonnée, une héroïne moins fragile qu’il n’y parait, un psychopathe : un récit d’une énormité BIFFFesque dans la collection Flesh & Bones de Glénat Comics. Et j’aime ça.

Scénario : Christophe Bec.
Dessins : Cristi Pacurariu.
Éditeur : Glénat Comics.
Collection : Flesh & Bones.
Date de sortie: 4 avril 2018.
Pagination : 128 pages.
Sollicitation : Lisa Langlois, jeune agent immobilier, est envoyée sur le projet de restauration d’une station de ski à moitié abandonnée.
Chalets délabrés, hôtels désaffectés et remontées mécaniques rouillées : le lieu est glauque à souhait. Pour une femme seule au milieu d’ouvriers, isolée dans cet enfer de glace, les deux mois sur place risquent d’être interminables. D’autant que quelques jours après son arrivée, Lisa est victime d’un cambriolage : quelqu’un a forcé la porte de chez elle pour lui voler sa lingerie !
Quelques temps plus tard, le cadavre d’un homme est retrouvé, égorgé. Visiblement, un psychopathe semble avoir élu domicile dans la station…

Mise en situation

La mère de Lisa, seule survivante d’un psychopathe en série actuellement incarcéré (le modèle qui séquestre des femmes durant près d’un an pour pouvoir les tuer ainsi que le nourrisson qui aura découler de ladite captivité – en toute sobriété), a entraînée cette dernière durant toute sa jeunesse pour qu’elle soit prête au cas où, elle aussi, serait confrontée à un type pas net. C’est donc un agent immobilier avec un background à la sauce Hit-Girl qui se retrouve au beau milieu d’une station de ski à l’abandon depuis une vingtaine d’années et qui ne compte que des ouvriers libidineux. Ainsi qu’un psychopathe.

Bien sûr, si cette station a fermé vingt ans plus tôt, c’était suite à un tragique accident de télésiège qui a coûté la vie à toute une famille modulo le fils alors âgé de 7 ans qui a assisté à toute la scène et y a laissé un bras. Littéralement.

Lisa

Lisa se retrouve donc coincée au milieu de tout ce petit monde dans un décor qui fleure bon l’hôtel Overlook (le Shining en moins) et doit jongler entre les avances graveleuses, les intrusions dans son chalet (vol de ses petites culottes, gros tag du nom de sa mère sur un mur et ainsi de suite).

Vous l’aurez compris, c’est gros. Très gros même. Mais les choses sont amenées de manière tellement naturelle par Christophe Bec qu’on se laisse prendre au jeu et qu’on en redemande. Le rythme du scénario est bien balancé entre les temps morts qui permettent d’apprécier l’ambiance et les scènes plus trash nécessaires à ce type de récit. Les dessins détaillés et lèchés de Cristi Pacurariu sont simplement en noir et blanc (sans nuances de gris) et les jeux d’ombre accentuent l’ambiance pesante instillée par Bec.

Flesh & Bones & Pulp & Love.

Cette collection pulp made in Glénat Comics monte en puissance et gagne vraiment à être plus connue – vous noterez que c’est avis est totalement subjectif dans la mesure où je suis un indécrottable fan du genre.

Malgré ses énormités scénaristiques, cet opus est certainement un des meilleurs qu’il m’ait été donné de lire (le meilleur, à mon sens, restant Le Signe) et se place allègrement dans mon top 3 pour cette collection.

[CHRONIQUE VF] Winter Station
Du Flesh & Bones bien comme il faut avec une héorïne badass au possible. Cette collection gagne vraiment à être plus connue.
Dessins
Scénario
Ce qu'on a aimé
  • l'héroïne badass
  • la fin en suspens
Ce qu'on a moins aimé
  • euh ...
4.3Note Finale
Contenu non disponible.
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