[CHRONIQUE VF] Teddy Bear - Comics Prime
Premier One Shot estampillé DoggyBags. Première claque. Et quelle (putain de) claque. Cette collection ne cessera jamais de me faire sortir de ma zone de confort.

Scénario : Francesco Giugiaro.
Dessins : Jérémie Gasparutto.
Couleurs : Jérémie Gasparutto.
Éditeur : Label 619.
Collection : DoggyBags – One Shot.
Date de sortie: 20 avril 2018.
Pagination : 128 pages.
Sollicitation : Le trajet halluciné et cauchemardesque d’Odrissa, un jeune enfant-soldat au sein d’une Afrique imaginaire déchirée par la guerre civile. C’est à la fois une quête initiatique, et la recherche d’une enfance peut-être à jamais perdue. Un récit d’horreur et de magie, de solitude et de rencontres.

 
 

Odrissa

Odrissa n’est qu’un enfant qui a eu le malheur de naître sous la mauvaise latitude, en plein cœur de l’Afrique, et il fait partie du nombre incalculable d’enfants victimes de rafles des contingents rebelles pour en faire des soldats. Après avoir survécu aux épreuves infligées par les rebelles, il gagne ses premières lettres de noblesse en tuant à son tour. Fait d’armes qui lui vaudra le surnom de Teddy Bear à cause de l’ourson en peluche récupéré sur les lieux de ce premier crime.

Très vite, Odrissa est en proie à des cauchemars des plus violents où se mêlent ses victimes et l’ourson en peluche. Ces cauchemars sont aussi dus aux descentes des drogues que les rebelles lui administrent pour le rendre invulnérable. Sur les conseils de l’ourson en peluche, Odrissa décide de déserter le camp rebelle pour se racheter une conscience.

Doggy Style

Ce premier One Shot estampillé DoggyBags reprend les codes qui ont fait toute la force de la collection : papier épais à gros grain, mise en page et enluminures abîmées pour le rendu pulp de l’ouvrage, des petites annonces trash pour rappeler au lecteur que ce n’est qu’une fiction (quoique …) et un dossier en relation avec le récit conté. Il n’y manque que le poster qui, pour l’occasion, est remplacé par un badge en tissu (qui n’était malheureusement pas disponible* chez Ad Hoc BD <smiley_tout_triste>).

Je mets une mention spéciale au dossier qui vient compléter le récit et lui offrir une autre dimension. En effet, dans les DoggyBags, les dossiers permettaient d’en apprendre plus sur le folklore, légendes urbaines et autres faits divers dont les récits étaient inspirés ; ici, c’est pareil mais le sujet étant tellement sérieux, tellement tragique et tellement <les_mots_me_manquent> qu’il ancre le récit dans une réalité qui fait plus que froid dans le dos.

* : Très cher RUN,
Si, par le plus grand des hasards, vous deviez lire cette bafouille, sachez que je vous serais (encore plus) éternellement reconnaissant si vous pouviez me faire parvenir ce précieux sésame.
Bien à vous,

Lord C.
P.S. J’aime beaucoup ce que vous faites.

One Shot (in the head)

Le récit proposé par Francesco Giugiaro et servi par Jérémie Gasparutto est une pure tuerie. Tout est juste, d’une brutalité et d’une violence inouïes. Le pire étant le dossier qui, comme déjà mentionné, l’ancre encore plus dans la réalité. Une réalité dont j’avais vaguement entendu parler. Une réalité pour laquelle j’ai effectué moult recherches sur les Internets tant elle m’est inenvisageable. Une réalité qui me révolte au plus haut point et contre laquelle je suis impuissant (ce qui est encore pire).

Pour résumer, ce tome est semblable aux autres DoggyBags de par son fond et sa forme mais il a un petit énorme quelque chose en plus : une dimension sérieuse (notez que les précédents récits n’avaient pas pour but de faire dans l’ironie ou le second degré) qui m’a mis une putain de claque dans la gueule sur un sujet des plus sensibles. Bien qu’il soit réservé à un public averti, majeur et vacciné, ce bouquin devrait inonder les écoles et les bibliothèques pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes à l’enfer que vivent ces enfants-soldats. Et, accessoirement, pour que ces petits branleurs se rendent compte à quel point ils ont le cul bordé de nouilles (et nous aussi, soit dit en passant).

[CHRONIQUE VF] Teddy Bear
La collection DoggyBags est terminée mais avec le concept des One Shot, elle a encore de beaux jours devant elle. Ce Teddy Bear est d'une force et d'une brutalité inouïes. Autant sur le fond que sur la forme.
Dessins
Scénario
Ce qu'on a aimé
  • la claque prise en pleine gueule
  • le dossier
  • les DoggyBags ne sont pas morts
Ce qu'on a moins aimé
  • ...
4.8Note Finale
Contenu non disponible.
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