[JEUX VIDÉO] State of Decay 2 (PC & Xbox1) - Comics Prime

Nouvelle exclu pc et xbox après Sea of Thieves, on a affaire ici à un jeu dans la mouvance « survie ». A la fois attendu car le premier avait fait parler de lui, à la fois affublé de la dure tâche d’être une exclu attendue, et aussi de renouveler et se démarquer d’un genre (la survie) qui, entre Ark, Conan Exiles et autres à pas mal de compétition. Mission accomplie ?

Fiche Technique :

Style : TPS, Survival, Action & Gestion.
Développeur : Undead Labs.
Editeur : Microsoft Studios.
Date de sortie : 22 Mai 2018.
Modes de jeu : un joueur et multi joueurs
Disponible sur : PC, Xbox one (et en crossplateforme avec Play Anywhere)
Prix : 29.99€

Conditions de test : Testé sur PC principalement, à la manette. Sur Xbox un petit peu par conscience professionnelle. J’ai attendu le patch du 4 juin (20 giga quand même) qui règle pas mal des bugs, mais pas tous.
 
 

 

Will I Survive ?

La mode de la Zombie Apocalypse est largement essoufflée, le survival a, quant à lui, encore le vente en poupe. C’est donc cette recette qu’on nous propose, 4 années après le premier, Undead Labs revient avec ce deuxième opus et son mode Online que tout le monde attendait afin de donner toute sa dimension à un style de jeu, qui, disons le tout net, est quand même salement propice au partage de l’aventure avec des potes.

Vous voilà dans une des 3 cartes façon monde ouvert proposées par le jeu, le concept est très simple, gérer votre communauté de survivants. Vous établissez votre quartier général au début du jeu, et de là on vous propose de construire et améliorer des ateliers, infirmerie, potager, etc… Afin d’améliorer et assurer la vie de votre petit groupe aux compétences diverses et variées faisant chacun un des points forts qui permettra d’enchaîner les journées dans ce monde post apo.

Vous devez donc choisir entre plusieurs duo/couples de personnages qui avaient tous un métier avant que les zombies débarquent, que ça soit l’informatique, l’armée, la médecine, le jardinage, etc… Ils auront tous leur apport selon la stratégie que vous privilégiez dans votre style de jeu. Mais quoiqu’il arrive ces charmants survivants devront trouver un endroit où dormir, manger, se soigner, trouver des armes (qui s’abîment bien évidemment) pour se défendre, etc… Pour satisfaire tout ce petit monde, rien de plus simple : explorer le monde, piller les bâtiments, aider les autres communautés, garder tout le monde en vie, bref veiller à ce que rien ne manque afin que votre jauge de moral reste au beau fixe. Puis quand les murs de la base deviendront trop petits, il faudra penser à s’agrandir et annexer une autre maison, car oui, bien évidemment, monde ouvert oblige, il vous faudra aller de plus en plus loin pour trouver des ressources, car attendre qu’une autre communauté débarque dans le coin, connaisse son hégémonie puis son déclin pour que vous en profitiez pour la piller, ça risque de prendre trop de temps. Autre moyen de subsistance : le commerce entre communauté, que ça soit avec des objets de valeurs (fardes de clopes, chocolats, …) ou grâce à votre réputation, vous pouvez parer au plus pressant en troquant avec les voisins qui ne vous sont pas hostiles.

Tout cela sonne vraiment pas mal n’est-ce pas ? Mais ça m’amène aussi au premier et second et troisième points négatif du jeu, la trame narrative est rachitique. On a un prétexte/tuto scénaristique au début qui permet d’apprendre les mécaniques de base, mais après cela, à part quelques appels radios des voisins, et quelques quêtes au sein de votre communauté, le jeu restera dans ses mécaniques en boucle, la marge de progression des possibilités de gameplay se fera à la sueur de votre front, ce qui rallonge artificiellement la durée de vie car vous découvrez petit à petit des possibilités que le jeu ne vous avait pas indiqué pendant le tuto. Du coup baaaaah, à plusieurs moments qu’on appelle « respirations » vous n’aurez rien à faire d’autre que farmer le matos de première  nécessité, et ces respirations deviendront des soupirs… Le but principal du jeu vous apparaîtra donc bien vite : détruire des coeurs de peste. Ces « coeurs » sont la source de l’apparition des zombies dans un périmètre et une fois ce dernier détruit, les macchabées n’apparaîtront plus, ils pourront toujours s’aventurer dans la zone en venant de plus loin bien entendu. Il vous faudra aussi veiller à ne pas vous faire toucher par les zombies aux yeux rouges, porteur du germe de la dite peste, ils vous permettront également, parfois, de récupérer la souche du virus et de fabriquer un antidote, ce qui sauvera un membre de la communauté jusqu’à la prochaine morsure. Les coeurs de pestes sont un des deux boss du jeu, avec les gros zombies genre ogres qui opposeront une résistance bien stressante à vos stocks de munitions.
Pour parer à cela, vos personnages amélioreront leur équipement, leurs compétences qu’ils spécialiseront, et vous apprendrez à prévoir vos sorties en optimisant votre inventaire très limité qui pose direct le quatrième défaut : les aller-retours. Alors oui, ce n’est pas le seul à le faire bien évidemment et ça rajoute pas mal de tensions, quand vous devrez retourner à une maison bien éloignée car celle-ci possède plusieurs ressources que vous ne pourrez pas transporter en un seul voyage. Épineux choix que de refaire la route 2 ou 3 fois, surtout quand l’essence se consomme de façon idiotement rapide (mais compréhensible dans un jeu de survie) et que la route est sans arrêt parsemée de morts vivants agressifs. Que vous claquiez vos munitions ou adoptiez la furtivité et l’approche corps à corps, vous finirez par être submergés, risquer l’infection ou la mort définitive d’un personnage, car oui chaque mort est définitive. Rajoutez à cela le cycle jour/nuit qui me permet de mettre en avant le tout gros point fort du jeu : l’ambiance qui est ultra soignée. Vous avancerez, lampe torche allumée, à pas feutrés, la nuit dans des bâtiments que vous savez habités de saloperies qui sont bien entendu derrière un coin et que vous n’apercevrez que grâce à leur yeux luisants ou à 3 mètres à la portée de votre lampe au halo toujours trop petit, ce qui ne fait pas l’affaire de votre rythme cardiaque. Rajoutez la gestion de la fatigue de vos personnages, et vous ne partirez clairement pas à l’assaut de vestiges de l’ancienne civilisation humaine les mains dans les poches.
Je finis en précisant que vous devrez parfois aussi vous opposer à des humains hostiles (voleurs, pilleurs, …) ce qui ajoute au réalisme une touche appréciable.

A plusieurs c’est toujours meilleur !

Le multi vous permettra donc de choisir un membre de votre communauté (changeable à volonté) afin d’aller aider un camarade sur sa propre carte, tout en ramenant du matériel dans votre partie également tout en risquant la mort ou l’épuisement d’une de vos ressources bien entendu. Le jeu gagne en fun à plusieurs bien entendu, vous gagnez largement en efficacité aussi, car en solo les membres de la communauté ou les alliés de circonstance sont d’une connerie monstre.

[JEUX VIDÉO] State of Decay 2 (PC & Xbox1)
Je récapitule, une trame narrative très maigre passée l'intro, des mécaniques de gameplay peu intuitives (qu'on trouve en tâtonnant en râlant de ne pas les avoir trouvées plus tôt) et surtout vite répétitives. 3 gros défauts s'il en est, et je n'ai pas encore abordé l'épineux sujets des multiples bugs mineurs qui sont autant de nuisances perpétuelles qui émailleront votre expérience. Mise à jour du 4 Juin : des bugs d'interface, de scripts de combats, de hitbox, stabilité en ligne, etc... On approche d'un jeu plus propre, mais c'est pas encore totalement ça, ils sont malgré tout réactifs sur les bugs les plus chiants. Les voitures sont des savonnettes qui siphonnent l'essence à une vitesse affolante. MAIS reste la sympathie de la gestion de la communauté, les bonnes idées de gameplay, l'ambiance vraiment soignée et des graphismes agréables sans être au top de la génération. Vous avez un jeu "moyen plus" qui est rempli de bonnes intentions mais qui n'a pas l'envergure des grosses exclus et la sensation d'avoir été sorti trop vite... Somme toute les deux mêmes défauts que Sea of Thieves.
Graphismes
Modes de jeu/Contenu
Gameplay
Sound design.
Ce qu'on a aimé
  • Ambiance réussie très immersive.
  • Fun en multi.
  • le(s) monde(s) ouvert(s).
Ce qu'on a moins aimé
  • répétitif après quelques heures de jeu.
  • encore pas mal de petis bugs chiants mais pas rédibitoires.
  • Peu intuitif à prendre en main.
3.2apocalypse pleine de bonnes intentions
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