Starlight - Comics Prime

Un titre de Mark Millar qui débarque dans les bacs de nos libraires est toujours un petit événement. D’une part, parce qu’on sait que le bonhomme est capable du pire comme du meilleur et d’autre part, car on se doute qu’il va débarquer avec une simple idée qui nous tiendra en haleine tout en nous faisant réfléchir. Avec Starlight, Mark Millar s’essaye à un genre nouveau : le Space Opéra façon Flash Gordon. Alors, bonne pioche ou pas ?


Starlight_1Scénario : Mark Millar
Dessin : Goran Parlov
Editeur VF : Panini Comics
Editeur VO : Image Comics

168 pages, 18,00 EUR, en librairie seulement

Il y a quarante ans, Duke McQueen a sauvé une civilisation alien. De retour sur Terre, personne ne l’a cru. Depuis, ses enfants ont grandi, s a femme est morte.La vie n’a plus grand intérêt à ses yeux, jusqu’au jour où un garçon venu du monde qu’il a sauvé, lui fait une offre qu’il ne peut pas refuser : une dernière aventure.

(Contient les épisodes US Starlight 1-6, inédits)

 

 


Voyage dans les étoiles

Il y a 6 mois, Duke McQueen a perdu sa femme Joanna, victime d’un cancer. Depuis, sa vie est sans saveur et les jours ont l’air de se suivre et de se ressembler. Même ses enfants semblent l’abandonner. D’ailleurs, le jour de l’anniversaire de la mort de sa femme, Duke se retrouve seul à manger le repas qu’il avait pourtant préparé avec soin. Il faut dire que ses enfants ont souvent pris leur papa comme quelqu’un de fantasque. En effet, ce dernier a toujours soutenu mordicus le fait suivant : il a réussi à sauver les habitants de la planète Tantale en les libérant de la tyrannie instaurée par le dictateur Typhon. Sur cette planète, il était un héros acclamé par tous, il décida tout de même de rentrer sur Terre parce que sa femme l’y attendait. Une histoire que ses proches et son voisinage ont toujours pris pour une farce, un délire d’un gars vieillissant proche de la sénilité… Un soir, un enfant aux cheveux roses débarque d’un vaisseau fraîchement atterri dans le jardin de Duke. Il se nomme Krish Moor et vient chercher McQueen car il est convaincu qu’il est la seule personne dans la galaxie capable de mettre fin à la nouvelle menace qui est tombée sur la planète Tantale… Une aubaine pour Duke McQueen, qui va pouvoir démontrer au monde le véritable héros qu’il est et qu’il a toujours été !

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Millar, ce magicien

Comme évoqué dans l’introduction de cette critique, lorsque je tombe sur une production estampillée Millar, j’ai toujours une appréhension. En effet, j’ai peur de tomber sur une histoire simpliste tachée de sang et de politiquement incorrect. Une recette, certes que j’apprécie mais qui sent souvent le réchauffé sous la plume du bonhomme. Dans Starlight, j’ai trouvé que Mark Millar réussissait à nous emmener autre part. D’abord en nous racontant autre chose qu’une histoire urbaine avec des flingues et des gens qui ont une conscience proche du zéro absolu. Ici, on est dans un Space Opéra qui sent bon les années 60 : pistolets lasers aux allures improbables, combinaisons qui moulent le corps avec classe et méchants qui ressemblent à des caricatures de Conan le Barbare. Une ambiance finalement très pulpe, qu’on a rarement l’habitude de voir dans le Millarworld. Aussi, le ton utilisé par le scénariste tranche par rapport à ses productions habituelles. On est dans un récit touchant, sans pour autant tomber dans la guimauve, qui aborde plusieurs sujets comme le deuil, la famille, la vieillesse ou encore l’altruisme. Des concepts que Mark Millar avait déjà abordé dans ses productions précédentes mais de façon moins fines que dans Starlight.

starlightPlaisir coupable

Goran Parlov au dessin, c’est une valeur sûre, son trait est détaillé mais en même temps simple, un équilibre qui va à merveille à l’univers de Starlight. De plus, au niveau de la découpe des planches, on est face à une œuvre hybride qui se situe entre un comicbook et une BD franco-belge. Une réussite en tout point ! Décidément, Mark Millar sait bien s’entourer !

Au terme de la lecture, on peut reprocher au récit sa légèreté et son goût de trop peu, ce qui constitue en général un bon indicateur pour savoir si on a aimé ou pas le bouquin. Pourtant, Millar boucle son histoire en 6 chapitres et après réflexion, il n’en faut pas plus. Une histoire qui certes se lit vite mais qui reste longtemps dans votre conscience, dans votre cœur… Bref, Millar m’a encore eu ! Même si je sais que dans un mois ou deux, lorsque je retomberais sur Starlight, je penserai :  “C’était tout de même très simpliste comme histoire.”

starlight-3

Mais pour l’heure, j’ai pris mon pied à lire Starlight. J’ai lu ce comicbook comme si je regardais un blockbuster. De là à savoir si j’y reviendrais… c’est une autre histoire. Rendez-vous dans deux mois ?

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