Southern Bastards - Comics Prime

Urban Comics continue son « opération indé » avec ce nouveau titre tout droit sorti des tréfonds humides et alcoolisés d’Alabama. Un voyage où redneck et football américain sont intimement lié… Bienvenue à « ploucville », bienvenue à Craw County.

Fiche Technique

9782365776264-couv-M200x327Scénario : Jason Aaron
Dessin : Jason Latour
Edition VO : Image Comics
Edition VF : Urban Comics

Sollicitation : De retour à Craw County, Earl Tubb n’a qu’une chose en tête : vider la maison du vieil oncle Buhl et repartir au plus vite de cette petite ville d’Alabama qu’il a quittée voilà 40 ans. Il suffira d’une altercation avec quelques locaux au diner du coin pour transformer ce séjour en descente aux enfers. Un enfer taillé sur mesure par Euless Boss, coach de l’équipe de football local et ennemi juré de feu le shérif Tubb, paternel d’Earl. 
Contient SOUTHERN BASTARDS vol.1 (#1-4)

Sweet home Alabama

Earl Tubb est un enfant du Sud et plus précisément d’un village qui porte le nom de Craw County. Il a passé son enfance dans l’ombre de son père qui était jadis le shérif de ce coin reculé d’Alabama.
Southern Bastards débute avec l’arrivée de Earl à Craw Country après 40 ans d’absence. Et rien n’a vraiment changé depuis qu’il a quitté ce trou, on y joue toujours au football, on y mange toujours des côtes de porc et il y a toujours autant de mecs qui cherchent à se battre pour un regard mal placé ou un mot mal interprété.
Tubb va donc devoir « composer » avec tout cela du moins pour un temps car le retour dans son village natale ne doit être que temporaire le temps de vider la maison de son oncle. Bien entendu ce petit trip dans son passé va déraper et prendra des proportions qu’il n’aurait jamais imaginé.

Southern-Bastards-4-Panel

« It’s Alright to Be a Redneck »

Jason Aaron, avec Southern Bastards, signe ici l’un de ses travail le plus intéressant et cela pour plusieurs raisons. Etant lui même originaire du Sud des Etats-Unis, on sent que l’histoire a été écrite avec ses tripes et surtout qu’il y a une espèce de sincérité dans son écriture ce qui donne l’impression au lecteur de pouvoir évoluer dans la petite bourgade de Craw County, un peu à l’image des romans de Stephen King et de son fameux « Castle Rock un village situé dans le Main ». D’autre part la caractérisation du personnage principal est très intéressante, car même si ses intentions sont chevaleresques, on sent bien qu’il y a une blessure profonde qui n’arrive pas à cicatriser entourée d’une espèce de frustration latente dû à l’emprunte marquée de son père. En somme un patient en or pour tout psychanalyste qui se respecte. Thème récurrent dans la bibliographie de Jason Aaron, notamment avec Scalped, Men of Wrath (qui parait chez Urban comics en juin) et si j’ose pousser l’analyse un peu plus loin, on pourrait même dire que Wolverine and the X-Men aborde aussi ce thème…

Southern Bastards

Le « dessineux » c’est pas un manchot !

Au niveau du dessin c’est tout aussi remarquable c’est détaillé et crasseux à souhait. Jason Latour (Django Unchained) a un trait anguleux et souple à la fois ce qui donne un caractère un peu roots au dessin collant parfaitement au thème du comicbook.
La colorisation est aussi un élément très important dans Southern Bastards, par exemple les scènes de flashback ou plus violentes sont traduite en bichromie rouge/noir. Une technique qui aide le lecteur a ressentir l’intensité de certaines cases et qui l’aide forcément à le plonger encore plus dans l’histoire.

Southern-Bastards-3-panels

Vous l’aurez compris en lisant ces quelques ligne, que j’ai été véritablement conquis par ce titre. Parce que Jason Aaron nous livre ici une histoire qui va à du cent à l’heure et ne laisse pas la place à la demi mesure et encore moins à la concession. Une histoire grasse qui sent bon la friture et le redneck consanguin. Le dernier argument qui peut vous décider à l’acheter est celui du prix. Urban Comics à en effet pratiqué la même politique que certaines de ses publications ultérieurs en appliquant un prix d’appel à 10 euros. Vous n’avez donc aucune excuse pour tenter l’aventure dans ce putain de Sud…

Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer