Sons of the devil T1 : Le culte du sang - Comics Prime

Le scénariste Brian Buccellato responsable de l’excellente renaissance (New52) de The Flash et Toni Infante abonné aux séries « sons », après Sons of Anarchy, nous proposent ici une série d’enquête horrifique avec un pitch assez convenu et un titre assez racoleur. Mais Faisons confiance en Buccellato et son talent pour proposer autre chose !

Fiche technique :

Scénarios : Brian Buccellato.
Dessins : Toni Infante.
Coloriste : Toni Infante & Brian Buccellato.
Éditeur VF : Glénat Comics
Éditeur VO : Image Comics.
Date de sortie: 15 Février 2017.
Pagination: 160 pages (contient SotS #1 à 5 ainsi que deux backups : « Parker » et « Jennifer »).
Sollicitation :

Il a survécu au passé. Échappera-t-il au futur ?

Travis est un type comme les autres : il a un chien, un boulot médiocre, un patron odieux et il a peur de s’engager avec sa copine. Sauf que Travis a un certain penchant pour la violence. Orphelin de naissance, il se dit que son enfance difficile explique probablement ses déviances. C’est alors que son frère adoptif lui remet la carte d’un groupe d’entraide pour orphelins devenus adultes. Alors qu’il se rend à une première réunion, Travis retrouve son passé et découvre que sa véritable famille est liée à un obscur culte démoniaque…

Brian Buccellato signe un thriller horrifique viscéral et sophistiqué sur la face sombre de la nature humaine. L’exploration psychologique d’une famille racontée sur trois décennies et dessinée avec maestria par un Toni Infante en héritier direct de Sean Murphy. Sons of the Devil, ou la rencontre entre True Detective et Orphan Black.

 

Le diable à travers des yeux vairons

Travis est un gars bien Antipathique et impulsif, il a la particularité en plus d’avoir un oeil bleu et un oeil rouge. Il est également orphelin, mais ça, c’est pas sa faute à priori ! Quand son entourage et des inconnus commencent à investiguer sur lui, son passé et sa famille tout part largement en cacahouète, un engrenage en entrainant un autre, c’est un sillage de cadavres qu’on commence à trouver derrière un Travis désemparé. Le mystère s’épaissit et des forces manipulent dans l’ombre…
Bon vous allez me dire, à raison, que le titre du bouquin ruine le mystère d’une bonne partie du bouquin, et c’est en cela que j’ai hésité à me lancer sur ce titre, Glénat nous a donné pas mal de bonnes séries ces derniers temps et puis Buccellato c’est pas n’importe qui (The Flash, Injustice : les Dieux sont parmi nous) donc allons y. D’autant plus que je suis pas mal client du genre en général et après l’excellent Nailbiter (chez le même éditeur VF et VO) je suis plutôt dans la hype horrifique actuelle. Mais là quand même les pages se tournent, certes le mystère s’épaissit, les personnages se montrent, se découvrent, bougent leurs pions, mais ça reste vraiment très vu et revu. Mais je continue, après tout « L’avocat du diable », qui parle sur le fond de la même chose, disait lui aussi un peu tout dans le titre et reste néanmoins un de mes films préférés. L’ambiance colle en plein, les dialogues sonnent juste, le héros est désagréable et antipathique ce qui ne pousse vraiment pas à la personnification, mais pourquoi pas après tout. Y a quelques scènes gores et ritualistes qui donnent du grain à moudre au cliché général, mais qui illustrent l’ambiance. Je ne sais toujours pas quoi en penser, mais j’avance. Les intriguent secondaires ne sont pas si secondaires que ça et c’est bien ficelé en fait. Quoi c’est fini ? Mais où est la suite ?
Vous l’aurez compris, j’ai pris le temps de rentrer dans l’histoire mais j’attends la suite avec impatience au final.


Du Sean Murphy à la sauce Espagnole.

Les sollicitations le disent aussi, fans de Sean Murphy, vous ne serez pas dépaysés, perso je n’avais pas lu la série Sons of Anarchy, mais c’est en fait une belle découverte que Toni Infante. Le gars fait un travail superbe à dépeindre les personnalités, les lieux et ambiances de cette Californie comme on la voit peu. Les dessins collent donc bien avec le scénario et l’ensemble sert largement l’histoire.

 

Sons of the devil T1 : Le culte du sang
Histoire facile ou début d'une saga passionnante ? La série prend son temps pour assurer ses marques et ses spécificités accrocheuses, mais elles arrivent, s'insinuent sans jamais se laisser dompter, l'approche est difficile et parfois rebutante mais au finale ces éléments sont payants et séduisants. Bon c'est clairement pas, dans ce volume 1, le scénar de l'année... Le monde est assez largement introduit que pour espérer que le Tome 2 livrera ses promesses en faisant décoller l'histoire, mais pour le même prix ca ne sera pas le cas. Impossible à dire pour le moment sans aller lorgner du côté de la VO. Infante fait un superbe boulot d'illustration. Et j'espère pouvoir très rapidement continuer à voir ses dessins sur plein d'oeuvres.
Scénario
Dessins
Ce qu'on a aimé
  • Le boulot d'Infante
  • Des promesses sur la suite ...
Ce qu'on a moins aimé
  • Ce tome prend un peu trop son temps
  • ... Des promesses, pas de certitudes
  • Titre racoleur qui gâche l'intrigue
3.5Intro appétissante