Soda T.13 - Résurrection - Comics Prime

« Il était mort – Il revient ! »
Et si les attentats du 11 septembre n’étaient qu’une vaste opération américaine visant à déclencher l’une des plus grandes guerres de ressources de la planète ? Et si dans tout ce merdier, un flic new-yorkais cherche la vérité pour préserver simplement la santé fragile de sa mère ? Ce tome est le retour fracassant du plus iconoclaste des cops de la Grosse Pomme. On l’attendait tous, il nous revient. David Salomon is back !!

Fiche Technique :

Couv_226118Scénario : Philippe TOME.
Dessin : DAN.
Couleurs : STUF.
Editeur : Dupuis.
Date de sortie : 14 Novembre 2014.
Pagination : 56 pages.

Synopsis : Comme chaque année, ignorant toujours le vrai métier de son fils Soda, Mary Solomon réclame une simple rose pour son anniversaire, mais pas n’importe laquelle : une de ces délicates roses blanches que son ami fleuriste vend désormais à la sauvette dans une proche station de métro.

Oh, Mary si tu savais…

Mère et fils arrivent ensemble sur place, mais tandis que le « pasteur » Soda négocie avec le vieux vendeur l’achat de tout son stock de roses, Mary a l’attention attirée par un personnage sombre, à la physionomie vaguement orientale, porteur d’un sac à dos.

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Ce dernier a, par inadvertance, laissé tomber une enveloppe contenant une importante somme que Mary, s’éloignant de son fils pour trottiner dans la foule des navetteurs, tente de lui restituer. Mary est cardiaque, pas bien agile, mais au bout d’une ou deux minutes, elle parvient néanmoins à interpeler timidement l’inquiétant personnage. Dissimulant mal sa surprise, il s’empresse de s’éloigner avec l’enveloppe… avant de revenir sur ses pas… pour glisser à l’oreille de la vieille dame : « Ces jours-ci, ne prenez surtout pas le métro ! »

Soda ne prend connaissance de l’anecdote que Mary lui confesse naïvement que dans la soirée. Il se lance alors avec 8 heures de retard sur la piste du terroriste présumé.

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9 ans ! 

9 ans que les fans l’attendent, que je l’attends et je n’ai pas été déçu…

9 ans d’attente pour être de retour dans les rues de New-York, en compagnie du lieutenant Solomon, le « pasteur » le plus flic de la ville…

9 ans à se demander comment les auteurs allaient aborder les attentats du 11/9 car dans le tome précédent, écrit juste après les attentats, il n’y avait pas eu d’allusion mais un revirement bien plus dark du héros…

9 ans d’attente qui payent aujourd’hui. Un tome fort, prenant, haletant, très sobre et très sombre.

Une petite perle qui ouvre de nouvelles perspectives et de nouvelles pistes de scénario. De plus, le changement de dessinateur n’est pas du tout un défaut mais vient, au contraire, dynamiser l’album. Un dynamisme qui se ressent durant tout l’album. L’action est au cœur du récit comme souvent avec les aventures du lieutenant de police David Salomon, plus communément appelé Soda. Et il va courir durant cet album.
Soda est une de ces séries à part, faussement destinée au grand public et qui a su séduire un maximum de connaisseurs et d’amateurs de polar noir à la Dick Tracy. Ici, la ville est réaliste, les problèmes quotidiens du héros sont identiques aux nôtres : comment ne pas faire souffrir ses proches, se travestir pour mieux préserver ceux qui nous sont cher et accomplir, jour après jour, un boulot dans lequel on ne croit plus.
9 ans d’attente mais qui en valent le coup car c’est le temps qu’il a fallut à Tome pour se remettre du choc émotionnel fait à SA ville. Il aime New-York et le petit dossier qui se trouve en fin d’album est là pour nous le rappeler. Une interview, des notes de productions, des esquisses qui nous sont livrées pour mettre son âme presque à nue.

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« Je ne connais personne qui ait oublié ce qu’il faisait ce jour-là… »

Et nous, nous n’avons pas oublié le lieutenant Soda, flic de New-York et fils de Mary, sa mère.

Un nouveau coup de crayon pour une vielle machine à écrire 

Au niveau de la technique, Tome s’est tourné vers Dan pour reprendre la partie graphique de son œuvre. Là aussi, la transition se fait sans heurts, en douceur et Dan respecte le trait de ses prédécesseurs tout en conservant sa patte graphique. Le dessin est là pour souligner le scénario et donner aux scènes d’action toute la dimension épique qu’elles nécessitent.
Côté scénario, là encore rien à redire, il est prenant, suivi et la fin est digne des cliffhangers des meilleurs séries télévisée. On sent l’âme du scénariste qui déambule aux côtés de son héros dans les rues sombres et crasseuses de la ville-qui-ne-dort-jamais…

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