Sea of Thieves (Xbox, PC) - Comics Prime

Prêts les enfants ? Oui Capitaine ! Oooooooh Qui vit dans un… Ok non, vous avez juste la musique de Bob l’éponge en tête maintenant, mission accomplie. Sea of Thieves, par Rare, une aventure multijoueurs de chasse aux trésors, d’explorations, et de sales coups dans le dos des autres joueurs. Une note d’intentions prometteuse, un visuel alléchant. Mais une fois manette en main qu’en est-il du contenu et de la richesse de gameplay ?

Fiche Technique :
Style : Jeux d’action-aventure, Multijoueurs, « FPS ».
Développeur : Rare Ltd.
Editeur : Microsoft Studios.
Date de sortie : 20 Mars 2018.
Modes de jeu : de 1 à 4 joueurs. En ligne uniquement.
Disponible sur : PC, Xbox one (et en crossplateforme avec Play Anywhere)
Prix : Entre 49€ et 70€ selon le magasin. La bonne affaire est le GamePass dans lequel il est compris pour 10 euros/mois du coup (voir encadré en bas d’article)

Conditions de test : Testé indifféremment sur Xbox One et PC vu qu’en dématérialisé on reçoit le jeu sur les deux. à la manette xbox. Je n’ai pas pu tester les raids pour cause de velléités des autres joueurs, néanmoins j’ai saisi le concept, en théorie.
 
 

C’est un fameux trois mats.

Rare est surtout connu pour Donkey Kong Country, Killer Instinct, Banjo-Kazooie, … Mais j’ai découvert que la boîte Anglaise a eu une carrière passionnante. Créée au début des années 80, ils ont été rachetés par Nintendo en 95 puis Microsoft en 2002. Ils ont connu des gros hauts et des affreux bas, mais leur côte de popularité est restée chez les connaisseurs ce qui fait qu’à l’annonce de Sea of Thieves, Rare a recueilli les attentions avec son concept sympatoche et son univers graphique cartoony ultra solide.

On a donc droit ici à un concept complexe (lire : riche, et non : compliqué) fait de pleins de sous-concepts très simples. Un cocktail assez moderne avec des vrais choix : Un monde ouvert bac à sable, jouable de 1 à 4 (1 ou 2 joueurs sur le Sloop, navire 1 mat. et jusqu’à 4 sur le galion, navire 3 mats plutôt classique dans le style « bateau pirate »). Seulement l’univers n’est pas persistant, votre session, votre bateau, vos possessions disparaissent (si vous ne les avez pas rendus aux pnj auxquels ils sont destinés) à votre déconnexion. Pas de panique. Vous gardez l’argent engrangé par les quêtes ainsi que ce que vous aurez acheté avec cet argent. Là on arrive au gros choix d’orientation du titre. En effet pas d’expérience, ou d’évolution du personnage (à part cosmétique), pas d’évolution des armes (à part cosmétique), pas d’évolution des bateaux (à part cosmétique). C’est étonnant et un peu déconcertant je vous l’accorde, mais du coup, point positif, on ne se fait pas attaquer par d’autres pirates ultra équipés qui n’auront eu aucun avantage pour avoir joué 10 fois votre temps de jeu, ce qui est très appréciable quand on aborde un, bah, abordage de type sauvage, à base d’éperonnage, les sabres s’entrechoquent et les détentes de mousquets et tromblons se font entendre entre 2 craquements tonitruants de planches des coques qui plient et rompent. Oui vous allez souffrir pour votre bateau à de nombreuses reprises. Or donc le jeu offre simplement et de fort belle manière une dimension d’explorations, d’aventures à la chasse aux trésors, mais aussi la joie simple de manoeuvrer de concert, avec vos potes ou des étrangers, un bateau : régler la voilure et son orientation, jeter l’ancre, écoper les cales, réparer la coque, barrer le gouvernail, faire cracher les canons, … On en vient à apprécier ces moments de grande liberté et à apprendre à être « roleplay » dans le chat vocal du jeu, bêtement dire babord et tribord, vibrer en voyant un autre galion au bout de votre lentille de votre longue-vue et devoir l’annoncer aux autres, etc … Au final vous viendrez sur le jeu pour certaines sensations et vous y resterez pour d’autres sensations (si vous accrochez au concept). L’appel et l’invitation à l’aventure et le sentiment de liberté sont forts dans ce jeu.

La vie de pirate

Reparlons du contenu. Il y a donc à la base 3 types que quêtes, liées à 3 « guildes » :

Le premier type de quêtes sera la chasse aux trésors, vous avez une carte avec une île marquée d’une croix. Vous devrez trouver cette île sur la carte géographique, puis mettre le cap dessus, ensuite compter vos pas, trouver des indices qui font avancer votre recherche d’étapes en étapes, puis déterrer le précieux coffre.

Le deuxième type est une chasse aux pnj. En gros vous avez une prime sur la tête de squelettes qui se planquent également sur des îles à retrouver. Vous devrez vaincre plusieurs « vagues » d’ennemis jusqu’à leur Capitaine.

Le troisième type de quêtes sont celles de la guilde marchande : trouver des marchandises et leur ramener. Ça reste sur le même principe d’exploration (trouver une île où il y a les animaux recherchés). Conseil important : n’oubliez jamais de vous munir des cages à animaux auprès du PNJ de la guilde marchande, sinon impossible de ramener les cibles du contrat.

Vous évoluerez de niveau au sein de ces 3 factions ouvrant du nouveau matériel cosmétique et des meilleurs quêtes qui rémunèrent bien mieux. Vous le voyez c’est très limité et répétitif pour le moment, mais ne fuyez pas, ne vous braquez pas, comme je le disais, les quêtes sont surtout un prétextes à l’aventure et l’exploration. Les îles sont souvent magnifiques, plus grandes (sous-terrains) qu’il n’y parait, bourrées de secrets et de dangers exaltants.

En plus de cela vous avez le PVP/JCJ (joueur contre joueur) et les raids (île sur laquelle les joueurs vont se remplir les poches en tuant plein d’ennemis puis s’entretuent pour récupérer le butin des autres), les événements aléatoires (épaves dans lesquelles il faut plonger), attaque du Kraken, tempêtes, récifs à esquiver, etc … Le fait que votre personnage n’évolue pas et que littéralement tout ce que vous croiserez vous tuera (ou du moins essayera) si vous n’êtes pas rusé fait que vous tremblez et que vous êtes excité par vos réussites et la moindre étape de votre aventure. Et ça c’est un sentiment rare et sacrément réussi dans ce titre.

L’île aux trésors !

Niveau graphique et maniabilité c’est du très très bon. Il faut accrocher à la vue FPS (vue première personne donc, par les yeux du personnage) et c’est souvent frustrant de ne pas avoir un angle de vue plus large tellement on veut profiter des effets de lumière, des effets d’eau, de météo, etc … Visuellement, si vous accrochez au style cartoony, c’est juste incroyable à « vivre ». Nature luxuriante, des grottes mystérieuses et obscures, l’eau et ses effets sont à pleurer de beauté et vous restez hypnotisé à la regarder, les effets météos vous mettrons dans l’ambiance comme jamais. Le sound design n’est pas en reste et est même primordial pour vous donner des indications. De la planche qui craque indiquant un dégât dû à un banc de sable ou encore un boulet de canon qui a fait mouche, le cliquetis du gouvernail, le changement de direction du vent, la présence d’ennemis qui marchent à proximité, et j’en passe. La maniabilité réagit impeccablement et n’altère en rien votre expérience de jeu, il faut juste un petit temps d’acclimatation sur l’emplacement des equipements dans les roues d’options mais, une fois les automatismes acquis, tout roule rapidement. C’est carré, c’est précis (attention, pas de réticule de visée avec vos armes !). Vous avez votre panoplie de matos : boussole, longue-vue, et instruments de musique qui mettront une ambiance super sympa à bord de votre bateau (même si en route vous aurez peu de temps pour en profiter tellement il y a de choses à faire), autant que le rhum par chopes entières vous permettra de parfaire votre kit du pirate cliché.

Les personnalisations cosmétiques sont nombreuses et vous avez tout un choix de vestes, chapeaux, patch sur l’eau, crochet, jambe de bois, coupes de cheveux, pilosité faciale, chemises, pantalons, apparences d’armes, et décorations de bateau (voiles, coque, …). Bref y a de quoi faire si vous êtes assez patients pour économiser.

C’est l’amer qui prend l’homme tanana.

Venons en aux défauts et contraintes du gameplay.
Tout d’abord, clairement, le jeu est pensé comme une aventure en coopération. Seul le jeu aura l’austérité de son côté contemplatif. Prendre la mer en solo c’est pas toujours fun vu le nombre de manoeuvre qu’il vous fera faire seul, sans voir le galion qui approche et qui annihilera votre sloop en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « donnez-moi de la voile on va les semer ». Donc je conseillerai clairement ce titre à ceux qui ont des amis pour partager l’aventure, ou bien ceux qui n’ont pas peur de rejoindre des parties avec des étrangers (attention à la langue du coup).
On peut argumenter également sur l’aridité du contenu, comme je le disais au dessus les modes de jeu sont peu nombreux et très répétitifs (mais le jeu tellement charismatique et attirant) il ne faut pas se voiler la face, même si du contenu gratos est prévu, environ tous les 3 mois selon Rare, mais est-ce assez ? Sincèrement je ne le crois pas.

Autre mauvaise nouvelle : pas de bateaux gérés par l’IA (juste les squelettes sur les îles, ou le kraken). Donc dès que vous voyez une voile au loin, tout est possible, ce sont d’office des joueurs et donc branle-bas de combat, on charge les canons, on optimise la prise au vent et on commence les manoeuvres d’évitement ou d’approche. Le hic ici c’est que, comme bien souvent, la communauté, parsemée de Trolls risque fort bien de gâcher votre expérience en vous sortant de votre doux rêve d’explorateur. Les pillards, souvent organisés et très doués n’hésiteront pas à vous dézinguer et piller les recettes de vos aventures. Cela fait partie du jeu, vous me direz, mais le chat vocal de proximité leur permettant de vous insulter, moquer, passer de la musique tonitruante et j’en passe et des pires, sont un comportement toxique qui vous dégoûtera du jeu. Alors ça reste rare (tout simplement parce qu’on croise peu de bateaux en général), mais ça existe et Rare a été plus que naïf là dessus ne prévoyant pas à quel point internet peut faire des gens des sales cons, passez-moi l’expression.

 Game Pass :

Le jeu était dispo en Day One sur le GamePass Microsoft. Ce service a beaucoup fait parler de lui vu qu’il s’agit du premier essai (à ma connaissance) d’un Netflix du jeu vidéo. Pour 10€ par mois Microsoft met désormais ses jeux Maison (Halo, Gears of War, Ori, State of Decay, CrackDown, … ) ainsi que des jeux d’autres éditeurs (en tout plus de 100 jeux) dans cet abonnement qui est amené à se développer. Autant dire que comme vous pouvez couper cet abonnement quand vous le voulez en réalité même si vous ne jouez qu’un mois à Sea of Thieves il ne vous coûtera du coup que 10 euros. Encore mieux, vous avez droit à une période d’essai gratuite de 15 jours, Bonne affaire !

Sea of Thieves (Xbox, PC)
Le jeu me laisse perplexe, il a du charisme et une côte d'Amour grâce à son fun, son humour, les moments incroyables entre amis. Mais d'un autre côté dès les premières heures de jeu vous verrez déjà la limite des modes de jeu et si vous n'avez pas de chance vous tomberez sur d'autres pirates qui auront un comportement suffisamment désagréable pour vous dégoûter. Du coup le jeu au final vaudra surtout pour le groupe de potes avec lequel vous y reviendrai pour une tranche de rigolade et d'Aventure. Mais faudra que Rare se sorte les doigts du fondement de Kraken pour proposer d'autres contenus. Un jeu avec des qualités incroyables qui ne sont pas les plus ostensibles, et des défauts voyants surtout si vous n'adhérez pas au concept d'exploration contemplative.
Graphismes.
Modes de jeu/Contenu.
Gameplay.
Sound design.
Ce qu'on a aimé
  • Graphismes (la mer, la lumière, direction artistique, ...)
  • Plein d'objets cosmétiques...
  • EXTRËMEMENT FUN en coop avec des potes
Ce qu'on a moins aimé
  • Contenu répétitif, redondant et trop léger au lancement.
  • ...Au final que du farm de cosmétiques
  • Seul/mal accompagné le jeu peut vite devenir chiant.
3.5Top avec des Potes

A propos de l'auteur

Né avec du FrancoBelge et des Jeux vidéos entre les mains. Dorothée m'a fait découvrir l'Animation Japonaise puis lire des Mangas, Depuis le milieu des années 90 je lis des Comics.

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