REVIEWS VF : La Stratégie Ender - École de Guerre - Comics Prime

« – On se tue à la tâche, on devient dingue en essayent d’être le meilleur… et pendant ce temps, ces vieux connards nous regardent, nous étudient, décident si on est assez bons. J’avais six ans en arrivant ici. Qu’est ce que je savais ?
– Alors pourquoi tu ne repars pas ?
– Parce que je ne peux pas abandonner le jeu. Je l’aime trop. »

LA-STRATÉGIE-ENDER-1Scénario : Christopher YOST
Dessin : Pasqual FERRY
Éditeur : Panini Comics
Collection : 100% Marvel
Sollicitation : À quelques mois de la sortie du film homonyme avec Harrison Ford, voici l’adaptation du roman de science-fiction qui a rendu Orson Scott Card célèbre dans le monde entier ! La Terre est menacée par des extraterrestres prêts à passer à l’attaque à tout moment et le seul espoir semble reposer sur Ender, un garçon extrêmement intelligent formé à la dure à l’école militaire. (Contient les épisodes US Ender’s Game Battle School 1-6).

Résumé : Dans un futur lointain, l’humanité a découvert une espèce extra-terrestre hostile mais intelligente appelée Doryphore. Après une première invasion ennemie, l’humanité prend conscience qui si elle a rattrapé les Doryphores sur le plan technologique, ces derniers gardent l’avantage du nombre. Il est donc décidé qu’une école de guerre serait créée au sein de la Flotte internationale afin de former officiellement de parfaits officiers et officieusement le commandant suprême qui pourra éradiquer la menace Doryphore. C’est dans ce contexte que la famille Wiggin tente de fournir des enfants supérieurement intelligents à l’effort de guerre. Malheureusement le premier, Peter, se révèle être cruel et violent et la seconde, Valentine, douce et désintéressée. La Flotte les autorise exceptionnellement à donner naissance à un troisième enfant : Andrew « Ender » Wiggin (Ender signifie « le dernier, celui qui termine les choses »), désigné pour être l’élu. Après une dernière épreuve, il sera envoyé à l’école de guerre sous la surveillance du colonel Hyrum Graff afin d’y être formé et de devenir le commandant suprême de la flotte.ender's game

Avis : Tout d’abord, vous devez savoir que je fais partie de ces lecteurs qui n’ont pas lu la version originale d’Orson Scott Card, j’ai donc dû remédier à mes lacunes en me documentant un maximum sur cet univers qui m’était alors inconnu. Cela étant, La Stratégie Ender me semble être une bonne adaptation du roman bien qu’incomplète. En effet, dès le début de l’histoire on vous ressasse sans arrêt que les Doryphores sont les méchants et qu’Ender est destiné à mener la bataille finale contre cet ennemi. Sauf qu’en 120 pages, vous ne verrez qu’un seul Doryphore (couverture du chapitre un) et vous n’aurez pas droit à la bataille finale (le tome se termine par la nomination d’Ender au commandement). Hors, cette bataille est déterminante dans l’histoire puisqu’il s’agit d’une manipulation du colonel qui fait croire à Ender qu’il s’entraîne sur un simulateur de combat alors qu’il contrôle toute une flotte à l’autre bout de la galaxie. Croyant qu’il s’agit d’un jeu, il sacrifiera sans sourciller ses navires afin de s’assurer la victoire et de mettre fin au jeu. Cette relation entre l’individu et le jeu est omniprésente dans le comics, pourtant la seule allusion qui sera faite au comportement d’Ender  fasse au jeu tient dans une seule réplique. Ender arrive au niveau du géant (que personne n’a jamais passé) et voici ce que son amie lui dit et ce qu’il lui répond :

Alaï : « C’est un jeu débile, et tu ne pourras jamais gagner. Peu importe ce que tu choisis, tu meurs. »
Ender : « C’est un jeu,  on meurt beaucoup jusqu’à ce qu’on pige le truc. »

Après, plusieurs tentatives infructueuses, il décide de tricher en s’attaquant directement au géant (la solution la plus improbable sachant qu’il incarne une souris) et lui arrache un œil lui permettant d’accéder au niveau suivant. Cette audace ou génie est semblable au déroulement de la bataille finale (je ne vous en dis pas plus, je pense que le but derrière ce passage oublié du comics est de nous inciter à lire le roman ou à aller voir le film). On félicitera tout de même l’auteur pour son talent d’anticipation (le roman date de 1985) pour avoir eu l’idée d’utiliser les jeux vidéo comme simulateur de guerre.

ender's game roman

Note : L’étude du roman a été inclue au programme du cours de commandement de plusieurs écoles d’officiers militaires américaines.

Le comics s’attarde donc essentiellement sur la vie d’Ender à l’école et sur ses relations avec les différents protagonistes. Que ce soit celle qu’il entretient avec le colonel Graff qui est tantôt manipulateur, tantôt fasciné voir même apeuré par le génie d’Ender ou celle qu’il entretient avec les autres enfants de l’école alors qu’il a été isolé psychologiquement par le colonel.
Côté visuel, le dessin est génial, les traits et le choix des couleurs sont parfaitement en accord avec les héros de cette histoire qui sont des enfants (qui a dit mignon ?) et nous invite à lire une histoire bon enfant, alors qu’il n’en est rien. Ce choix de visuel, opposé à la trame de fond (enfants soldats, torture et harcèlement psychologique, …), est tout bonnement brillant.

En résumé, La Stratégie Ender est un bon petit comics qui vous mettra en appétit si vous comptiez aller voir le film ou lire le roman, mais sachez seulement qu’il ne représente pas à lui seul une adaptation complète de l’œuvre.

Note : Le film « La Stratégie Ender » avec Harrison Ford et Ben Kingsley est prévu pour le 6 novembre prochain.

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