REVIEW VO : Batman Private Casebook - Comics Prime

Batman Private Casebook HCScénario : Paul Dini, Peter Miligan
Dessin : Dustin Nguyen
Éditeur :
DC Comics
Contenu :
Detective comics #840-845 + Special Halloween

Avec les new 52 (et à fortiori  Marvel now) il devient difficile de lire des histoires « oldies » qui ne brisent pas la nouvelle continuité. Ces récits existent pourtant bel et bien et « Batman : Private Casebook » en fait partie intégrante, reprenant 5 histoires complètes et l’épilogue de l’arc « la résurrection de Ra’s Al Ghul ». Difficile de bouder son plaisir, surtout quand ces histoires sont signées Paul Dini et qu’elles sont dessinées par le talentueux Dustin Nguyen.

 

Des récits qui font mouche

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Bien souvent, les histoires complètes qui ne durent qu’un ou deux numéros ne nous laissent pas un souvenir impérissable. Elle se lisent, elles nous amusent mais sont oubliées aussi vite que nous les avons découvertes. A l’exception de l’épilogue un peu anecdotique de la résurrection de Ra’s (pour ceux qui n’auraient pas lu l’arc en question), les histoires concoctées par Paul Dini sont un exemple tant elles nous immergent dans leur monde en quelques cases, en quelques phrases.

Il faut reconnaître que les new 52 font la part (trop?) belle aux méchants de première catégorie : double face, joker, pingouin, l’épouvantail…. si bien que l’on se demande ou sont passés les autres qui ont pourtant un charisme bien à eux. Si « private casebook » est paru bien avant le renouveau DC, il n’en illustre pas moins avec brio des seconds rôles moins utilisés dans les histoires du chevalier noir : Le chapelier fou, Zatanna, Scarface, Enigma… et ça, ça n’a pas de prix !

Le premier récit est celui du Chapelier. Ce dernier à monté le « Gang du Pays des Merveilles » et braque expositions et bijouteries à l’aide d’hommes de mains déguisés sur le thème l’Alice. Le morse, le charpentier, la licorne et le lapin blanc terrorisent ainsi les riches de Gotham. Un motus operandi bien connu de Batman qui semble pourtant déceler des incohérences dans les va et vient de la troupe. Le Gang du Pays des Merveilles est-il vraiment ce qu’il prétend être ou quelqu’un d’autre tire t-il les ficelles dans l’ombre?

Le second récit est celui du « costume des douleurs », un costume que Talia a offert à Batman il y a longtemps, avant l’arrivée de Damian. Quand ce dernier le porte, sa rage prend le dessus et il ne se contrôle plus. Entre pulsions suicidaires et meurtrières, Batman va mener son enquête sur le costume dont l’histoire cache un sombre secret.

Vient ensuite la meilleure histoire du tome : Lorsque Zatanna donne une représentation dans un nouveau club hype de Gotham, cette dernière est loin de se douter qu’une fusillade va éclater peu après. Scarface, que tout le monde croyait mort, est de retour avec un nouveau ventriloque : une femme !  Peyton Riley, blonde sulfureuse, met le patron du club en joue par l’intermédiaire de la marionnette. Scarface n’est-il qu’un bout de bois servant une vengeance ou possède t-il vraiment un pouvoir sur les gens? La frontière entre fiction et réalité s’effrite et Batman à cette fois du mal à garder un œil objectif sur la situation… une chance que Zatanna soit dans les parages.

Le tome se termine sur une histoire de l’homme mystère, alias Enigma, lequel a pris sa retraite en tant que criminel. Voulant rester actif, Enigma est devenu détective privé et compte bien être celui qui démasquera le nouveau tueur en série de Gotham. Une main coupée, une fleur dans le sang, le tueur ne fait pas dans la dentelle… pourtant quelque chose ne colle pas. Qui est le tueur et quelles sont ses vraies intentions ? L’homme mystère va le découvrir à ses dépends.

 

Dustin Nguyen au sommet de sa forme

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Étoile montante chez DC Comics depuis quelques années, Nguyen y publie aujourd’hui sa propre série. Private Casebook a beau dater de quelques années maintenant, les planches n’en sont pas moins impressionnantes même si l’ont regrette de ne pas avoir la chance d’y apercevoir plus de doubles pages, un luxe que des histoires courtes ne peuvent se payer.

Avec son style à la fois épuré et détaillé, Nguyen propose ici quelques pages colorées par ses soins tandis que le coloriste John Kalisz s’occupe du gros morceau. Cette compilation est donc très homogène et permet, malgré le changement rapide d’histoire, d’avoir ce sentiment de connectivité. A noter que malgré tout, le style de Nguyen est assez marginal et qu’il ne plaira donc pas à tous le monde. Vous avez sans doute pu vous forger un avis sur ce point via les images de cette review mais je ne peux que vous encourager à lui donner sa chance si vous êtes encore hésitant.

 

En conclusion

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Parfaitement orchestrées et dessinées avec le soucis du détail, les histoires de Private Casebook font parties des meilleurs récits mettant en scène les « seconds couteaux » de Gotham. Loin des classiques « je t’attrapes, je te tapes dessus, tu retournes à l’asile d’arkham », ces derniers font la part belle à la réflexion, au comportement et à la psychologie des personnages. Trop souvent mis de cotés, les vilains concernés sont à l’honneur et nous offrent des histoires passionnantes et parfois même émouvantes, il serait dommage de passer à coté de ce très -très- bon TPB, trouvable pour une douzaine d’euros.

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