REVIEW VF : Toxin - Comics Prime

Il y a presque un an, Panini Comics lançait sa collection « Marvel Dark » regroupant les histoires les plus sombres de l’éditeur. Si on se souvient d’un départ assez laborieux avec Venom vs Carnage, l’éditeur a depuis corrigé le tir et nous propose un album assez intéressant qui devrait en rabibocher quelque uns avec les symbiotes.

Fiche Technique :

MARVEL_DARK__SPIDER-MAN_-_TOXIN__Scénario : Peter Milligan
Dessin : Darick Robertson
Couleurs :
Matt Milla
Éditeur VF : Panini Comics
Éditeur VO : Marvel
Pagination : 144 pages

Sollicitation : Au diable, Venom, adieu, Carnage, place à Toxine ! Suite à une évasion en masse du Raft, les super-criminels envahissent New York. Patrick Milligan voit là l’occasion idéale de déchaîner la créature qui a pris possession de son corps… mais Toxine a peut-être d’autres projets en tête !

Une histoire classique mais bien amenée

toxin1

Depuis ses mésaventures dans Venom Vs Carnage Patrick Mulligan a quitté son foyer quand il a découvert que son adorable fiston de 1 an se faisait les dents sur le doigt d’un mort qu’il avait ramené malgré lui. Le père de famille s’expose donc à des insultes et des pleurs en bonnes et dues forme de la part d’une famille qui ne comprend pas la situation.

Si on échappe pas au traditionnel gentil flic qui lutte pour rester gentil (même si être gentil c’est pas drôle), la façon dont Patrick Mulligan lutte avec son symbiote (toxin) est un peu en dents de scie. En effet notre héros arrive à trouver un subterfuge pour voir sa femme et son fils…. mais alors quel intérêt de les avoir quittés? A ce moment, notre héros aurait pu se contenter de dire qu’il les verrait sans vivre avec eux. Bref, on ne comprend pas trop.

En revanche, le traitement réservé à l’éducation de Toxin (qui est, pour rappel, un enfant) est assez amusant et bien amené bien qu’il arrive un peu sur le tard. On découvre alors un Toxin qui ne connait rien du monde et qui apprend ce que les humains qualifient de bon ou de mauvais, avec toute l’hypocrisie dont nous pouvons parfois faire preuve. Les symbiotes sont-ils des êtres vraiment mauvais ou ne font-ils que répondre à leurs instincts primaires, guidés par leur hôte? Toxin à le mérite d’apporter un début de réponse.

Quand un symbiote joue à chat

razorfist

En parallèle de l’histoire principale où Patrick tente de contrôler Toxin, le récit présente un nouveau personnage : Razor Fist. Si ses origines ne sont pas très recherchées/intéressantes (bah oui se faire amputer les deux mains a cause d’un accident pour finalement les remplacer par les lames… on va pas crier au génie), le méchant à toutefois la décence de proposer une psychologie un peu torturée.

Parfait méchant de seconde zone, Razorfist est ainsi une cible idéale pour Patrick qui tente de prouver à Spider Man qu’il peut gérer sons symbiote sans que l’arrestation finisse en massacre. Plus facile à dire qu’a faire avec un symbiote têtu et un méchant qui, depuis sa première défaite, se cache comme un pleutre du gros-symbiote-qui fait-peur…ce qu’on peut comprendre.

C’est moche ou c’est pas moche ?

transformation

Honnêtement, Toxin n’est pas moche. Alors ok au premier coup d’œil c’est pas franchement la joie et les habitués pleureront très vite Clayton Crain MAIS tout ceci reste largement regardable, voir agréable à l’œil. Ce qu’on ne peut pas nier en revanche, c’est que certaines cases sont franchement dégueulasses et on remerciera le ciel (ou l’enfer si vous torturez des hamsters dans votre cave) pour qu’elles soient si peu nombreuses.

Robertson (le dessinateur) a dessiné Toxin en gardant à l’esprit que Patrick était « sous la couche » de… euh… symbiote ?  En gros, quand le symbiote se fait tirer la peau, on aperçoit le visage de Patrick sous celui de Toxin ce qui donne lieu à 2 ou 3 cases qu’on oubliera très vite pour le bien de notre santé mentale. Leurs couleurs sont de leur coté bien gérées et ne sont jamais kitch, respectant l’univers assez sombre des symbiotes, c’est déjà ça !

Au final

Si Toxin s’avère assez distrayant pour mériter le coup d’œil, certains bloqueront sur un dessin qui aurait pu bénéficier d’un peu plus de détails. De son coté, l’histoire est plus que correcte et offre des perspectives intéressantes pour la suite. A noter également que quelques vannes bien nulles seront de la partie, vous aurez donc le loisir de rire avec elles ou de leur médiocrité, ce qui reste du rire et donc bon à prendre.

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