REVIEW VF : Out There - Tome 1 : Terreur sur la ville ! - Comics Prime

C’est fin novembre que sortait Out There, cette série datant du début de 21ème siècle était un petit séisme dans le monde de la bd. En effet on y découvrait un artiste qui à l’époque était en train de monter, je parle bien entendu d’Humberto Ramos, qu’ on connaissait  surtout pour deux titres : DV8 et Crimson.
Beaucoup critiqué pour ses proportions et son style si particulier, le public a vite compris quel génie se cachait derrière ces personnages aux doigts carrés et aux pieds pouvant rivaliser avec ceux de Magic Johnson.

Aujourd’hui Glénat Comics et surtout Thomas Rivière ont réussis à offrir à Out There une seconde jeunesse, avec cette édition en 3 tomes réunissant l’intégralité de la série.

Un incontournable pour ceux ou celles qui ne lisaient pas de comics au début de cette décennie (putain, 12 ans déjà)…

Fiche Technique

OuthereScénario : Brian Augustyn
Dessin : Humberto Ramos
Sollicitation : Dans la petite ville d’El Dorado, les choses ne semblent pas se passer de façon très naturelle… Des créatures démoniaques ont fait alliance avec les notables pour s’emparer des lieux et contrôler ses habitants. Un groupe de collégiens va se trouver aux prises avec l’impensable…

Retrouvez tout le talent d’Humberto Ramos (Crimson, Spider-Man, Fairy Quest) dans une saga inédite en album qui voit une ville plonger en enfer. Il faudra tout le courage de quatre adolescents hors du commun pour déjouer cette menace. Un récit culte enfin disponible !

« Hey Mickey tu veux aller au pipiroom ? »

On suit dans cette première partie une équipe improbable qui ont pour dénominateur commun la capacité de voir les esprits maléfiques qui hantent la petite ville d’El Dorado. Un bled perdu des Etats-Unis qui jadis était prisé par les chercheurs d’or. Cette petite bourgade paisible va faire l’objet de faits plus qu’étranges… C’est dans ce contexte que Out There débute en piochant des références de films qui sont aujourd’hui culte tel que les Goonies, Stand by me ou encore Hook.

Dés le début du récit on plonge directement dans le vif du sujet ; on y voit Jessica perdue dans une forêt et poursuivie par une entité maléfique, on comprendra plus tard que tout ceci était un rêve mais qui va s’avérer prémonitoire. Le ton est donné : Out There est un récit fantastique où des ados normaux vont devoir affronter une menace diabolique…
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« Vous croyez que c’est de l’eau ça ?! – C’est du liquide ! Buvez ! »

Comme expliqué plus haut Out There emprunte des éléments chères aux films de la fin des années 80, : un groupe d’ados à la caractérisations hétérogène ; le geek, le sportif, la bimbo et la mystique ayant chacun leur propre blessure, leurs propre peur et leur propre motivation. Tout cela dans une petite ville où tout le monde se connaît et où il fait bon d’y vivre en apparence…

Un scénario qui semble classique au premier abord mais qui renferme néanmoins des subtilités, surtout au niveau du traitement des personnages principaux pour lesquels on ressent un attachement évident. Et puis la présence d’une kyrielle de personnages fait de Out There un univers à part entière avec une histoire finalement pas si simple que ça…

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« Et merde ! Mais comment on veut que j’crée quelque chose avec cette putain d’pièce de musée ! »

Malgré l’âge avancé de ce comic book, on soulignera quand même le travail exceptionnel (déjà à l’époque) d’Humberto Ramos qui est vraiment en avance sur son temps, le design des personnages fait très cartoony certes, mais c’est ce style à l’instar du scénario qui contribue à s’attacher aux protagonistes. Ramos maîtrise le dynamisme et chaque page nous explose littéralement à la figure ! C’est en feuilletant Out There qu’on remarque que le style Ramos est sur le point de naître…

« Chocolat, noisette ! »

Pour les fans de Ramos et de son travail sur le tisseur, ce comic book est un indispensable, la genèse tout simplement d’un artiste en devenir. Et nous montre que ce bonhomme maîtrisait déjà son sujet à l’époque. Pour ceux qui sont allergiques au style du dessinateur mexicain, je vous dirai d’essayer tout de même de lire Out There, parce que c’est un récit, certes classique, mais qui manie de façons habile nos madeleines oubliées sur la table de notre enfance.
Ha oui, vous voulez gagner OUT THERE ? C’est par ici que ça se passe !

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