[SÉRIE] Daredevil - Saison 1 - Comics Prime

Après Agents of SHIELD et Agent Carter, c’est au tour du diable d’Hell’s Kitchen d’envahir Netflix et nos petits écrans. Il serait mentir de dire qu’il n’est pas attendu au tournant. Conclusion sans spoilers sur 13 épisodes d’une série qui risque de mettre tout le monde d’accord.

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Fiche Technique :
Création : Drew Goddard et Steven S. DeKnight
Production: ABC Studios, Marvel Television
Producteurs exécutifs : Dan Buckley, Jim Chory, Steven S. DeKnight, Alan Fine, Peter Friedlander, Drew Goddard, Allie Goss, Kris Hennigman, Cindy Holland, Stan Lee, Jeph Loeb, Joe Quesada
Date de sortie: 10 avril 2015
Durée: 60 minutes.
Synopsis : Aveugle depuis ses neuf ans mais doté de pouvoirs extraordinaires, Matt Murdock combat pour la justice le jour en tant qu’avocat. La nuit, il devient le super-héros Daredevil, justicier luttant contre l’injustice àNew York.

Hell’s Kitchen plus vraie que jamais

Évitons de tourner autour du pot, comme vous pouvez vous en douter après avoir lu tout ce qui se dit sur le net, c’est clairement une tuerie ! Une grosse baffe en terme d’adaptation comics sur petit écran. C’est juste du début jusqu’à la fin. Les personnages sont fidèles au possible à leurs homologues papiers.
Le ton sombre de la réalisation est aussi une des grandes qualités. Et cela se comprend quand l’un des objectifs de la série était de retranscrire les grandes époques du personnage. On ressent vraiment l’influence de Miller dans pas mal de plans.
La photo est très agréable notamment lors des nombreuses scènes de nuit. Hormis quelques plans, tout s’est fait en prise de vue réelle à New-York, ce qui est vraiment rare. Cela renforce encore plus l’immersion dans le récit et on se croirait vraiment à Hell’s Kitchen.
1280x720--_tAutre chose qui renforce l’ambiance pesante, c’est la violence. C’est vraiment surprenant et couillu de proposer des scènes aussi violentes pour du Marvel (Hormis pour notre ami Punisher: Warzone) et je ne compte pas le nombre de membres fracturés et les patates que se prennent aussi bien Daredevil que les antagonistes. Les chorégraphies sont vraiment chouettes tout en gardant un aspect réaliste, je pense surtout à cette scène qui clôture l’épisode 2 par exemple, qui est pour moi aussi percutante et brutale qu’un crochet du droit, on notera en même temps la référence au film coréen Old Boy. En un mot, ça déboîte ! Et même si Daredevil est un artiste martial accompli et qu’il possède des sens supérieurs à l’être humain ce n’est pas pour autant qu’il s’en sort les doigts dans le nez quand il faut jouer des poings, bien au contraire…Et c’est ça qui est bon quand on a lu un peu de Daredevil. On reconnaît clairement le style de personnage qui s’en prend plein la gueule à l’instar d’un Spider-man et qui se relève à chaque fois. Ce qui est un peu le credo de la famille Murdock.

Une leçon d’interpretation

On ne peut pas parler de Daredevil sans citer le boxeur déchu et cette relation père et fils est  partciulierement touchante, et pas du tout tirée en longueur sur toute la série ; elle est justement dosée pour en savoir un peu plus sur ce qui a forgé le caractère du jeune Matt. Mais la palme revient entre celle de Matt et Foggy, qui est identique de ce qu’on peut lire dans le comics. Mention spéciale à Elden Henson jouant Foggy, il a tout compris au personnage et il n’hésite pas à lâcher une petite vanne histoire de détendre l’atmosphère ou en mettant son petit côté vénal en avant…L’exemple parfait est l’épisode qui est entièrement dédié à leur amitié, ou on peut vraiment ressentir l’alchimie qu’il y a entre les deux acteurs. Et c’est valable pour tous les personnages. Du grand art !
9i09xkbEt impossible de ne pas parler de l’antagoniste principal qui est joué par Vincent D’Onofrio.Il nous montre le Caïd; et là, je citerai les mecs de Comicsblog; comme un gosse capricieux aux accès de colères effrayants. Ce n’est clairement pas un rigolo et il n’est pas question de le décevoir sous peine de devoir de bouffer de la soupe pour le restant de vos jours (avec de la chance). Au fil des épisodes, on remarque à quel point l’influence de ce qui sera sa future femme pèse sur lui et nous laisse découvrir autre chose qu’un enfant traumatisé sous une carapace de géant. Une grande performance.
359_BLF113-24737RPour ce qui reste du casting, il est aussi intelligemment traité. Rosario Dawson est là pour représenter la difficulté d’entretenir une relation sentimentale quand on est Daredevil.
Deborah Ann Woll apporte la touche de charme et est vraiment crédible dans son rôle de jeune femme menant son combat éthique. Point à noter, et qui pourra rassurer certains. L’absence de triangle amoureux débile auquel les spectateurs d’une certaine série racontant les aventures d’un certain play-boy s’amusant avec un arc vêtu de vert doivent subir.
Vondie Curtis-Hall en Ben Urich est très intéressant en reporter blasé, juste que son évolution m’as quelque peu surpris, mais rassurez-vous rien de déplaisant.
10633348_1605765186326385_6656649628400966891_oIl est rare de voir un casting sans aucun maillon faible ou un personnage en particulier tire la série vers le bas. Que du contraire, tous les acteurs sont aux mêmes niveaux, ils délivrent tous une prestation de dingue, et c’est d’autant plus incroyable à quel point on peut avoir raison sur un sujet pareil et faire quasiment un sans-faute tout au long de la série.

Un futur prometteur

Cela n’augure que du bon pour les futures séries. Et je n’ose pas imaginer les chorégraphies qu’on risque d’avoir sur Iron Fist quand on voit déjà celles de Daredevil, ça risque d’être de la folie furieuse.Daredevil-Netflix-MarvelEn attendant l’annonce plus que probable pour une saison 2, jetez- vous dessus. En tant qu’amateur de comics, c’est du pain béni. Elle illustre parfaitement qu’il est possible de raconter une histoire de super-héros sans pour autant tomber dans du fan-service des plus lourdingue (n’est-ce pas Gotham?). Il y a malgré tout quelques références au Marvel-verse qui seront uniquement comprises par les plus initiés et c’est toujours sympa. Cette série est l’exemple parfait sur la façon de raconter une excellente histoire de l’ homme sans peur.

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