Récapitula-BIFFF : Semaine 1 - Comics Prime

Comme promis, notre récapitulatif semaine par semaine du BIFFF. Nos chroniqueurs sélectionnent leurs coups de cœur de la semaine rien que pour vous.

Mercredi 4 Avril

Moebius

Killing God

Ouverture du BIFF pour moi avec Killing God, un film espagnol. Le film raconte l’histoire d’Ana et Carlos qui préparent le repas de nouvel an pour la famille qui est en route. Bien que l’on soit un jour de grande fête, l’ambiance est exécrable. Carlos, la veille, est tombé sur un SMS du patron de sa femme lui disant  » Merci pour cette magnifique soirée, Mouah » et autant dire qu’il compte bien éclaircir le sujet. Le père et le frère de Carlos arrivent enfin et ils passent tous à table pour dîner dans une atmosphère pesante.

Cette ambiance du tonnerre va être chamboulée par l’arrivée d’un nouveau protagoniste, Dieu ….. En tout cas, c’est ce que prétend le nain en haillon à la porte. Il est venu à eux pour une seule bonne raison ….. Nos beaufs de compétitions doivent choisir qui seront les deux humains sauver du cataclysme et qui auront pour mission de repeupler la terre.

Le film est génial, l’humour y est fort présent et fait mouche régulièrement. Ce qui est assez dur avec l’utilisation de l’humour noir qui n’est souvent pas très fin ou maladroitement utilisé. On se prend de sympathie tout le long du film pour la famille qui subit les assauts verbaux d’un dieu minable porté sur la bibine. D’ailleurs la question se pose pendant tout le film. Est-ce Dieu ou juste un clodo qui passait par là et qui s’est dit  » et si je faisais une blague de merde ? ».

La mise en scène est bonne, aucune longueur inutile ne vient entacher le rythme qui est fluide du début à la fin. Pour moi, ce fut une belle découverte. Sincèrement, je m’attendais à voir autre chose (un film pas terrible).

 

Jeudi 5 Avril

Lord Craft

Terrified

Pour mon premier passage au BIFFF cette année, j’ai choisi un film argentin qui fait très très peur et qui nous conte l’histoire d’un charmant pâté de maisons où il se passe moult étrangetés : des gens tout nus planqués sous le lit, de la femme qui défonce sa salle de bain sous l’emprise d’un Wingardium Leviosa, du gamin tragiquement mouché par bus et qui revient prendre son petit déj’ trois jours plus tard et j’en passe.

De bonnes idées (tout n’est qu’une question de perspective) et un petit côté lovecraftien (pas assez exploité) sur un rythme très inconstant. Néanmoins, Ce film a réussi à me faire sursauter. Trois fois. C’est un score honorable.

Irokee

I kill giants

Le premier film que j’ai vu au Bifff ne m’a pas laissé indifférent. En effet, dans I Kill Giants on suit les aventures d’une fille se prénommant Barbara et ayant de grosses difficultés à l’école d’un point de vue sociale, il faut dire que Barbara est une fille/pré ado à part, sa vie est compliquée puisqu’elle vit avec son frère et sa sœur, cette dernière semble tout assumer puisque les parents sont aux abonnés absents.

Chaque jour notre héroïne patrouille dans la forêt prêt de la plage, car Barbara est une tueuse de Géant et pour ce faire, elle a besoin de passer beaucoup de temps à l’extérieur à les traquer en élaborant des pièges plus ou moins efficaces. Dans cette quête elle pourra compter sur Sophia sa meilleure amie fraîchement débarquée en ville.

L’affiche de I kill Giants vend de l’épique, une fille coiffée d’un chapeau en forme d’oreilles de lapin se dressant avec un marteau énorme devant un monstre gigantesque. La promesse donc d’un film où ça va slasher du géant dans tous les sens et où le spectateur n’aura pas une minute de répit pour reprendre son souffle… Et bien on est à mille lieues de ça, en effet I kill Giants est d’abord une fable aux accents poétiques bien présents. Aidé par la photo, rendant ainsi l’univers de Barbara d’un mélancolique quelque fois dramatique nageant souvent dans le mystère et les délires (?) d’une petite fille qui a bien du mal à grandir. Et aussi aidé par le jeu d’actrice de la jeune Zoe Saldana, qui donne au personnage de Barbara une consistance qui ne vous laisse pas indifférent et ce encore bien après le visionnage du film. Si on peut reprocher au film quelques longueurs, on passe tout de même un très bon moment où la larmichette n’est jamais très loin, par contre pour ceux qui s’attendaient à un film où l’action serait le leitmotiv, passez votre chemin !

Vendredi 6 Avril

Airgus

Dean Ant

On pose le décor, désert Californien, un groupe de Heavy Metal démodé est en route pour la version cheap de Coachella, mais suite à un gros trip sous médecine indienne mystique, la bande de rockeurs en cuir et clous vas se frotter à des fourmis de plus en plus grosses et de plus en plus voraces. Au casting, de véritables grosses têtes comme Sean Astin (Froddo) ou Jake Busey (fils de Gary Busey), partageant l’affiche avec des acteurs moins connus, mais tout à fait aptes à jouer dans un film avec des fourmis géantes… Finalement, une bonne surprise, même avec quelques plans ratés et quelques dialogues titrés par les longs cheveux gras. On ressent que le réalisateur Ron Carlson est un fan de Tremors ainsi que de films type Road Trip, car l’hommage y est bien présent. Par contre, comme on s’en doute, grosses vannes potaches, sexe, drogue et Rock’n Roll, effets spéciaux en mode Sharknado (pour l’histoire, faits par une boite Russe pas cher) et final explosif ridicule mais assumé.

En gros, on passe 1h30 de bonne rigolade made in BIFFF sans retenue et on vous recommande chaudement Dead Ant si vous aimez les Nanards.

Moebius

 

Trench 11

Warner a sa suicide squad, Disney en a une avec le groupe de rogue one et maintenant, le BIFF a la sienne ! Formée de trois soldats US, deux officiers britanniques et un tunnelier canadien. La Première Guerre mondiale arrive à son terme, les alliés sont proche de la victoire. Mais une information capitale arrive au QG allié. Il semblerait que des recherches sur des armes de guerre mortelles soient menées dans un laboratoire souterrain 30 km plus loin que la ligne du front allemand. Dans la peur que ces armes voient le jour et retourne la situation du conflit, l’armée britannique envoie un groupe de six soldats. Leur mission : se diriger vers la tranchée 11 et enquêter.

J’ai vraiment passé un bon moment devant ce film. Il est filmé intelligemment et avec beaucoup de justesse. Par sa mise en scène, le réalisateur Leo Sherman arrive à créer une atmosphère pesante qui captive, qui vous rend claustrophobe et vous angoisse. Les effets spéciaux ne sont pas légion, mais sont de qualité quand ils sont là …. Pas comme un autre film que j’ai vu *tousse* Dead Ant *tousse*. C’était beau de revoir des effets maquillages et prothèse qui se font assez rares de nos jours.

Merci à oncle BIFF pour arriver à me faire encore rêver. Cela me redonne espoir dans le fait qu’un film d’horreur peut être sérieux sans être mauvais.

Samedi 7 Avril

Airgus

La femme la plus assassinée du monde

Le film est une Première sur de nombreux points, première mondiale et également une première production Netflix made in Belgium, première réalisation de Frank Ribière, déjà présent au BIFFF il y a 10 an pour son film « A l’intérieure » (dont il était producteur). La femme la plus assassinée du monde raconte l’histoire de Maxa, une actrice de Grand Guignol dont le rôle est de se faire assassiner chaque soir devant un public venant chercher du sang. L’histoire est tirée de faits réels et portée à l’écran par l’actrice principale Anna Mouglalis, habituée des rôles dans des biopics car elle fut l’incarnation au cinéma de Juliette Gréco et Coco Chanel. Malgré une photographie superbe et un postulat de base particulièrement intéressant, le film se perd rapidement dans des longueurs aux faux airs « intellectuels ». Pouvant sonner comme un Jack L’éventreur, l’histoire se transforme en un conte onirique sur la folie post-traumatique. Enfin, à l’exception de Michel Fau et de Niels Schneider, les acteurs sont incompréhensibles tant ils mâchent leurs mots pour se donner des airs sombres et torturés. Enfin, si le titre laisse envisager des tonnes de meurtres, et que Maxa nous énumère les différentes manières dont elle fut exécutée, elle n’effectue que 2 prestations durant tout le film … Mais pourquoi sont ils si prudes ? Première déception de cette édition du BIFFF pour une réalisation qui était prometteuse mais qui aura manqué son coup. Heureusement, la soirée fur largement rattrapée par Montréal Dead End dont Lord Craft vous parle ci-dessous.

Lord Craft

Montréal Dead End

Avant-première mondiale de Montréal Dead End vraisemblablement sponsorisé par l’office du tourisme de Montréal en présence de Rémi Fréchette et de Jaipas Comprissonnom (no offense), deux des multiples intervenants de cette auto-production.

Nous sommes face à un film à sketches (14 ou 15 selon les différentes sources) où chaque partie se déroule dans un des quartiers de Montréal. Chaque sketch suit la même trame de fond : suite à l’apparition d’un brouillard vert qui fait très très peur, des choses très très étranges se produisent ; ces événements allant de la simple zombification ou vampirisation en passant par une attaque de légumes (les carottes et les petits pois sont vraiment très très méchants) jusqu’à un brol onirique totalement incompréhensible (je vous épargne le pitch de la totalité, je suis limité en place).

Verdict : Le concept et la réalisation sont clairement BIFFFables tant c’est du gros n’importe quoi. La qualité des sketches est très variable allant de bon-sans-plus à mais-qu’est-ce-que-c’est-que-ce-truc. Néanmoins, j’ai bien ri (merci à Airgus et aux autres spectateurs) et ne manquerai de penser à ce film lorsque je visiterai la ville.

Dimanche 8 Avril

On dort.

A propos de l'auteur

Fier représentant de la génération Y, Bercé par Star Wars, Batman, Mario et compagnie. Fan de musique et de Cinéma, créateur de la chaîne YouTube Ticket Critique, Guitariste, bassiste, chanteur...Je suis un touche à tout et j'aime partager avec vous mes impressions et passions.

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