Récapitula-BIFFF 2019 : Première semaine. - Comics Prime

Comme promis, notre récapitulatif semaine par semaine du BIFFF. Nos chroniqueurs sélectionnent leurs coups de cœur ou de gueule de la semaine rien que pour vous.

Mardi 9 Avril

Irokee

Pet Sematary

Si comme moi vous êtes fan du maître de l’horreur (aka Stephen King), vous étiez sans doute impatient de découvrir la nouvelle adaptation au cinéma de l’un de ses romans les plus célèbres : Simetierre.

Pour tout vous dire je n’ai jamais vraiment été fan des adaptations des romans de King au cinéma, pour la bonne et simple raison que la plupart sont des caricatures grotesques de ses romans, tombant souvent dans la catégorie « film de deuxième soirée sur AB3 ». Et pourtant avec « ça »sortit en 2017, je caressais enfin l’espoir qu’on prenne un minimum au sérieux le King-verse sur grand écran. C’est avec cet état d’esprit bourré d’optimisme et d’espoir, que je pris place dans la belle salle des BOZAR accueillant la cérémonie d’ouverture du BIFFF et la projection de Pet Sematary en guise de premier film du festival.

Les Creed quittent Chicago, lassés d’une vie qui leur file entre les doigts et du peu de temps qu’ils ont pour passer des moments privilégiés avec leurs deux enfants Gage et Ellie. La famille décide donc de s’installer dans le Maine, où il fait bon vivre grâce à une communauté bienveillante et un cadre qu’il pense à tort idyllique. En effet, la maison des Creed se trouve non loin d’un cimetière dédiés aux animaux et prêt d’une voie où les camions roulent à toute vitesse. C’est d’ailleurs sur cette route que Louis Creed avec son voisin Jud Crandal découvriront le corps sans vie du chat de la famille : Church.

Globalement, j’ai été assez déçu, le film de Kevin Kolsch et Dennis Widmyer manque cruellement de profondeur tant dans les personnages que dans l’histoire. En effet, la caractérisation des protagonistes est très légère voire anecdotique. Par exemple le métier de Louis Creed est à peine évoqué et sert seulement de prétexte à l’un des élément déclencheur du scénario. Aussi, les explications concernant le cimetière et les différentes légendes gravitant autour de celui-ci sont balayées d’un revers de la main. Ce qui donne au final un film plat, sans véritable enjeux reprenant ci et là des références du premier opus sorti en 89, en allant jusqu’à adapter l’œuvre originale.

Heureusement, j’ai beaucoup ri pendant le film, dû surtout à l’ambiance survoltée, qui régnait dans la salle. Ce qui m’a d’ailleurs perturbé après coup, en effet je me suis demandé si cet humour était-il vraiment voulu par les réalisateurs ou était-ce un concours de circonstance dû à l’excitation du public pour l’ouverture du BIFFF. Je pencherai évidemment pour la première solution, ce qui m’attriste puisque cela prouve encore une fois que le chemin est encore long pour prendre le King-verse au « sérieux ».

 

Mercredi 10 Avril

Lord Craft

Iron Sky 2

Enfin ! J’attendais ce film depuis plusieurs années. Le premier opus nous parlait des nazis qui s’étaient réfugiés sur la face cachée de la Lune en attendant de prendre leur revanche. Celui-ci se déroule plusieurs décennies après la guerre qui a opposé le Monde (donc les Etats-Unis) aux nazis. Cette guerre a plongé la Terre dans un hiver nucléaire et les dirigeants (des reptiliens) ont trouvé refuge au centre de la Terre.

Une histoire nous expliquant les origines de l’humanité, de grandes théories du complot, du grand n’importe quoi (mention spéciale à Udo Kier en Hitler chevauchant un T-Rex et déclamant un anthologique “Zig Heil Mutter Ficker”).

Bref, du BIFFFable. Et une ambiance de feu dans la salle. Ce film mérite un 4 sur 5.

Deadtectives

Une émission de télévision aux relents de charlatanisme enquêtant sur des fantômes se trouve en difficulté d’audience. Pour y remédier, la production décide des les envoyer dans “la maison la plus hantée du Mexique”. Bien entendu, cette maison est véritablement hantée.

De l’humour potache, un flux inégal, une fin avec des effluves mièvres. Bref, une daube. Passez votre chemin. Ce film mérite un 1 sur 5.

Vendredi 12 Avril

Airgus

 

Hellboy

On l’attendait avec impatience et appréhension, le nouveau Hellboy réalisé par Neil Marshall, réalisateur de The Descent et de nombreux épisodes de séries comme Game of thrones, Constantine ou plus récemment Lost in space sur Netflix.
Le public garde ancré dans la mémoire les légendaires Hellboy de Guillermo del Toro avec Ron Perlman dans le rôle titre. Alors la question était : Neil fera-t-il aussi bien?

La réponse est NON !

Le film est digne d’une série B, avec des fonds verts grossiers, des monstres sortis d’un épisode de Power Rangers et un casting en dessous de tout. Milla Jovovich est transparente, Daniel Dae Kim est un cliché de militaire et David Harbour semble en permanence handicapé par les prothèses tant dans sa diction que dans ses mouvements. Le personnage de Hellboy semble sorti d’une convention de cosplay avec une main en carton qui n’est mise en avant que pour la ridiculiser.

D’autre part, niveau montage et scénario, les lacunes s’enchaînent à vitesse grand V. L’introduction de personnages se fait sans prendre le temps et ceux-ci disparaissent aussi rapidement. Des ellipses font perdre le fil de l’histoire sans raison et les combats sont anecdotiques, sans compter que Hellboy ne cesse de se ramasser joyeusement. En revanche, on a droit une nouvelle fois à l’origine de Hellboy qui nous avait déjà été racontée par del Toro, et bien mieux!

Enfin, la BO ressemble à une compil rock supposée rendre cool les différents passages du film mais ne faisant que desservir l’intrigue.

En résumé, on vous conseille de lire l’oeuvre de Mike Mignola ou de revoir les 2 Hellboy de del Toro, mais passez votre chemin sur cette version low-cost du héros rouge !

Lord Craft

Daddy’s Girl

Un ancien militaire ayant officié comme tortionnaire à Guantanamo vit dans une petit bourgade avec sa belle-fille. Bien entendu, ce bon petit psychopathe abuse de sa belle-fille et se sert d’elle pour appâter d’autres jeunes filles qu’il torturera allègrement dans la chambre aménagée à cet effet ; tandis que l’adjoint du shérif est persuadé d’avoir déjà rencontré ce personnage…

Par où commencer ? Le jeu des acteurs étaient au mieux insipide, au pire complètement à côté de la plaque (mention spéciale à l’adjoint du shérif (dont j’ignore le nom) pour son rôle de composition), les punchlines sont affligeantes et les jump scares inexistants. Bref, ce film est franchement nul.

Néanmoins, je n’avais plus ri autant depuis longtemps grâce aux vannes du public qui rattrapaient sévèrement le niveau du film. En résumé, j’ai passé un excellent moment (c’est aussi ça la magie du BIFFF).

Samedi 13 Avril

Airgus

One cut of the dead

Sur le papier, il faut bien être honnête, ce film ne semble pas partir sur de bonnes bases.

En effet, doté d’un petit budget de 20 000€ (je les veux bien quand même), ce film Japonais est un travail de fin d’étude qui raconte l’histoire d’une équipe de TV qui va réaliser un film de zombie de 30 min en un plan séquence. Bien entendu, comme vous vous en doutez, tout ne va pas se passer comme prévu…

En voyant la bande annonce, l’affiche, et l’histoire, vos dévoués serviteurs s’attendaient a voir un bon navet… et ce fut la surprise totale!

Les 30 premières minutes, sont certes techniquement pas trop mal, un plan séquence reste toujours compliqué à réaliser, mais de nombreuses erreurs, jeux d’acteurs foireux, FX assez cheap en font un film parfait pour solliciter rires et moqueries du public. Cependant, très rapidement, tout va s’expliquer, transformant ce qui semble avant tout comme un mauvais film, en véritable pépite, ovni, à la fois humoristique et technique.

Impossible ici de vous en dévoiler plus sans risquer de ruiner la surprise à ceux qui pourraient le découvrir. Car si ce genre de film tombe habituellement vite dans l’oubli du cinéma indépendant de série Z, le petit bijou a rapporté déjà plus de 3 000 000 de $ à travers le monde.

Jusqu’à présent, probablement le meilleur film de cette sélection 2019, qui aura séduit les membres de la rédac comme l’ensemble du public du BIFFF. Alors si vous le pouvez, débrouillez vous pour trouver « One Cut Of The Dead » et offrez vous la chance de voir une oeuvre totalement inédite, rafraichissante et à pleurer de rire!

Dimanche 14 Avril

On dort.

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