Récapitula-BIFFF 2019 : deuxième semaine - Comics Prime

Comme promis, notre récapitulatif semaine par semaine du BIFFF. Nos chroniqueurs sélectionnent leurs coups de cœur de la semaine rien que pour vous.

Jeudi 5 Avril

Lord Craft

Impossible crimes

Lors d’un départ en vacances, un écrivain accompagné de sa femme et de son fils ont un accident de voiture. Femme et enfant y perdent la vie. L’écrivain est inspecteur de police et la résolution de crimes impossibles lui est confiée. Ces crimes sont relativement de l’ordre du paranormal : par exemple, la femme morte noyée dans une armoire ou encore l’homme poignardé allègrement alors qu’aucune autre personne ne pouvait se trouver auprès de lui.

Une atmosphère qui s’installe gentiment, ponctuée de quelques scare jumps bien placés. Malgré quelques lenteurs (qui n’étaient pas pour me déplaire), tout se met en place de manière relativement homogène et efficace.

Néanmoins, on voit assez vite où le réalisateur veut nous emmener et, à un certain moment, je me suis mis à espérer que je me trompais… Mais non. C’est un film franchement intéressant mais la fin est naze. Vraiment.

No mercy

 

Inae sort de prison et retrouve sa soeur, Eunhye, légèrement attardée. Cette dernière s’est faite embarquée dans une combine foireuse et, bien entendu, la police ne compte pas aider Inae à la retrouver (les fugues d’adolescente étant légion et puis de toute façon, elle reviendra d’elle-même d’ici 3 jours, on connaît ça). Inae se lance donc à la recherche d’Eunhye.

Sorte de road-movie teinté de vengeance croisée (il semblerait que les “revenge movies” soient tendance en Corée en ce moment) avec du gore, une gonzesse bad-ass au possible (mais néanmoins glamour (sic)) qui latte la gueule (de manière assez brutale, il faut l’avouer) de tous les types qui ont eu l’outrecuidance de blesser et/ou d’abuse de sa petite soeur.

C’est gentiment gore, on ne s’ennuie pas mais ce film n’apporte rien au genre (à aucun d’ailleurs). In fine, c’était relativement insipide, incolore et inodore.

Mardi 5 Avril

Airgus

La mariée et les morts vivants

 

 

On vous avait déjà parlé d’Arno Pluquet dans une interview à retrouver ici. Voici son dernier film, La mariée et les morts vivants. Comme toujours, Arno travaille avec pour base, la bonne volonté de son entourage; acteurs, cadreurs, monteurs,maquilleuses,… tout un monde qui se met en quatre pour permettre de donner vie aux créations d’Arno.

La mariée et les morts vivants ne fait pas exceptions à la règle et prouve une fois encore que tout est possible quand on a la motivation nécessaire à la réalisation d’un projet.

Indiscutablement, les grands points forts de ce film sont l’écriture des dialogues, pertinents, souvent amusants, bien que parfois un peu trop longs. D’autre part, le casting est dans sa grande majorité représenté par des acteurs de qualité permettant justement de soutenir la qualité d’écriture. D’autre part, bien que cette réalisation tienne encore de la création “amateure”, Arno étant totalement autodidacte en la matière, on décèle de réelles prouesses techniques tant au niveau du cadrage que de la photographie.

Un film de Zombies à la Belge particulièrement inspiré par l’histoire du cinéma de genre et par des réalisateurs comme Romero ou encore Michael Haneke.

Cependant, quelques faiblesses sont à prendre en compte, comme un manque de rythme rendant le film parfois trop lent contrairement à la bande annonce qui prédisait une véritable énergie. Un autre obstacle manqué est probablement son envie d’en faire trop. Entre références méta, quatrième mur, cinéma d’auteur à la belge, cinéma d’horreur à la Fulci, le spectateur court le risque de se perdre dans l’imagination d’Arno, par trop fertile.

Ceci étant dit, cela ne réduit en rien la qualité du travail réalisé et laisse tout de même entrevoir une constante évolution de son travail et de beaux espoirs pour la suite. Pour ceux qui souhaites un rattrapage, le film sera projeté ainsi qu’un court métrage le 18 mai aux Riches claires.

Vendredi 19 Avril

Airgus

Dragger Across Concrete

Nous sommes vendredi 22h30, une bière à la main j’attends l’ouverture de la magnifique salle Henry Leboeuf pour voir le dernier film étrange avec Mel Gibson. On nous annonce ensuite qu’il y aura du retard, pas grave, on a de quoi tenir. 23h, les portes ouvres, on s’installe, on (je) découvre car je n’ai pas été assez prévoyant, que le film va durer 2h40… Bon, la nuit sera courte.

Les lumières s’éteignent, on crie, on hurle, le film commence.

2h40 plus tard, on sort de la salle avec une sensation étrange, celle de ne pas savoir si le film était bien ou pas du tout…

Ce doute va me turlupiner pendant plusieurs jours.

Le film est bien entendu doté d’un casting cinq étoiles avec Mel Gibson, Vince Vaughn, Don Johnson ou encore Jennifer Carpenter, l’histoire classique, celle de deux flics qui perdent leurs jobs alors qu’ils ne peuvent pas se le permettre (déménagement, femme malade, mariage en préparation,…) et qui vont décider de voler des voleurs.

Comme vous pouvez vous en douter, rien ne va se passer comme prévu.

On se retrouve alors dans un film à mi chemin entre Snatch ou de nombreux protagonistes que l’on découvre petit à petit vont finir par se rencontrer dans un bain de sang, et dans un tarantino pour sa violence crue et ses dialogues sans intérêt mais hypnotisants.

Un film qui jongle entre la morale (la violence ne paye pas…quoi que…) et la lenteur d’un cinéma d’auteur supposé installer une ambiance.

Le spectateur découvre au travers de cette histoire des personnages hauts en couleur, des scènes surprenantes, des moments d’ennuis, des répliques qui tuent et d’autres qui tirent en longueur.
Tout ceci pour amener l’intrigue sur un terrain dont on suppose l’issue, puis à une scène finale dont la conclusion est tout bonnement mal amenée et affligeante.

Cependant, le film reste particulièrement fort et prenant et laisse le public silencieux ne sachant pas, tout comme votre serviteur, si ils viennent d’assister à un performance épatante, ou s’ils viennent de perdre 2h40 de leur vie…

 

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