CHRONIQUE : Questor - La trilogie - Comics Prime

Questor ou pollux de rire….
L’Épire contre-attaque ! Préparez-vous à tomber sur l’Éphèse et à baliser à Argos ! La Grèce vous attend pour la plus grande des aventures… avec les plus navrants des héros. Navrants ? Pas tant que ça mais champion du jeu de mot pourri ou du calembour mal placé, là je dis Nai ! Questor fait partie de ces BD apéritifs que l’on prend plaisir à lire entre deux mojito bien tassé. Un moment cool, sans prise de tête qui permet de se sentir bien ou d’oublier les tracas du jour.

Comme le disent les auteurs : « Bienvenue dans un nouveau monde de Troie ! Un monde où la mode est au panthéon taille basse ! Et où les divinités ne se font pas prier pour casser les pieds des plus intrépides ! Quand les Dieux menacent, mieux vaut agir dans l’instant plutôt que de remettre à Plutarque ! »

Fiche technique :

questor-bd-volume-1-simple-20946Dessin : Nicolas SAVIORI
Scénario : Jean-Luc SALA
Couleurs : Matteo BASSINI
Éditeur : Soleil
Trois albums sortis.

Synopsis :

Aeson et Idomeneus sont les meilleurs questors (investigateurs) du monde grec. Invités à venir enquêter dans un lointain pays par la belle et mystérieuse Klyttië, ils ne se doutent pas encore des intrigues qui se jouent dans cet endroit de légendes… Des enjeux qui dépassent de loin nos simples mortels de héros.

Premier tome : Ménage à Troie

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Dans ce premier tome, nous suivrons la rencontre de nos deux héros avec la belle instigatrice de charme qu’est Klyttië. Au départ, la ville de Troie où nos héros ont décidé d’embrasser la carrière de questeur puis ensuite, quelques années s’étant écoulées, nous nous retrouvons à Mykonos où nos héros profitent d’une fin de carrière bien méritée. Mais c’est sans compter l’arrivée d’une mystérieuse cliente, venue d’une contrée lointaine qui va les entraîner dans un voyage plein de rebondissement. Le tome se termine lorsque nos aventuriers découvrent quel est le vrai but de leur voyage.

 Deuxième tome : L’affaire Atlante

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Nous y sommes ! Nos héros sont arrivé en Atlantide où rien ne sens le pâté mais bien le poisson pourri. L’enquête qu’ils doivent menée a des ramifications bien plus complexes que ce qu’ils pensaient dans un premier temps et nos amis ont bien du mal à vaincre la magie atlante. Rien de bien fantastique mais plutôt mythologique. Sauront-ils déjouer les pièges que leur tendent leurs mystérieux adversaires ou vont-ils une fois de plus foncer tête baissée dans les ennuis ?

 Troisième tome : Le prince aux crabes d’or

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Ici se joue le dénouement de l’affaire. Nous reprenons où nous avions laissé Aeson, en bien mauvaise posture dans un bordel mais ses talents guerriers et son sens de l’à propos devraient l’aider une fois de plus. Ou alors, motivé à montré à ces dames la valeur d’un guerrier grec, il saura jouer de la lance et de la dague face à son ennemi inhumain. Klyttië et Idomeneus par contre se débrouillent comme ils peuvent pour découvrir la vérité derrière les masques. Mensonges, trahison, larmes et tristesses sont au rendez vous de ce dernier tome qui vient clore une belle saga.

Critique :

Questor est de ces bandes dessinées légères et bien menée dont on a envie de connaître la suite, voir la fin mais alors là de suite. Le suspens est correctement dosé et les trois albums sont bien rythmés et agréables à lire…. s’il n’y avait pas un jeu de mot débile tous les trois phylactères. Car si on aime l’humour lourd et qui tache, si on aime la bonne blague ou le bon mot à répétition, alors Questor est fait pour vous. Moi j’ai bien aimé, même si y a trop de contrepèteries, trop de calembours ou trop de brol. L’histoire est bonne, très bonne même mais on sent que les auteurs placent leurs idées de fin de soirée, arrosée bien sûr, dans la bouche de leur protégés.

Parlons-en des auteurs justement. Jeunes auteurs qui en veulent, SALA et SAVIORI mènent leur barque d’une main de maître. Le scénario est à la hauteur de nos attentes et comme je l’ai précisé, le suspens est bien dosé. SALA a pu se faire la main dans les intrigues policières sur des séries comme Cross Fire ou CIA, le cycle de la peur et il distribue ses indices autant que son héros les pains grecs. SAVIORI au contraire n’a que peu d’albums parus mais il a un trait réaliste qui n’a rien à envier aux plus grands et plus connus que lui. Son dessin est fluide et bien rendu, avec des pointes d’humour à chaque case. Là où le calembour est roi, il l’est aussi bien visuellement qu’écrit. La mise en couleur est classique et souligne bien le dessin ou le rythme de l’ensemble.

Trois albums sortis, une aventure terminée et de bons moments à rigoler. Je n’use pas le mot « rire », il est bien trop fin pour cet humour là.
Bref, du lourd, du bon, du à savourer si on a trente minutes à perdre.

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