La Paris Comics Expo, c'était comment ? - Comics Prime

Depuis sa première édition en 2012, la PCE n’a cessé d’évoluer et de s’adapter. Et pourtant, il y a un an, on a bien cru que la jeune convention était déjà au bout de sa vie, parce que même si la passion peut faire déplacer des montagnes (entendez par là : de grands auteurs), le nerf de la guerre reste toujours l’argent et la rentabilité pour un tel événement.

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Il y a plus ou moins 9 mois, la Paris Comics Expo renaissait de ses cendres en annonçant des invités prestigieux presque chaque semaine : Bruce Timm, Joe Madureira, Arthur Adams, J. Scott Campbell, Humberto Ramos, Gabriele Dell’Otto, etc. Des dessinateurs de légendes qui allaient fouler le sol parisien. En tant que fans de comics, les membres de  la rédaction étaient aux anges : Lone en état de choc, Yann ne tenant plus sur sa chaise et Revan rêvant déjà de rencontrer son artiste préféré. Oui, nous attendions beaucoup de cette convention. Peut-être trop ? Vous aurez toutes les réponses après un rapide tour du propriétaire…

Un nouveau lieu

Cette année, la Paris Comics Expo a élu ses quartiers au Parc Floral de Paris. Accès en métro à 500 mètres du parc, suivi d’une petite balade bucolique jusqu’au lieu d’expo. Pas de file d’attente : l’entrée se faisait assez rapidement. En tout cas, sur les coups de 11h grâce à une infrastructure bien réfléchie. Concernant la structure, le “lieu” était agencé de telle manière que la circulation entre les stands (de dimensions variables) était toujours assez  fluide. On ne s’est jamais sentis oppressés, même aux plus grandes heures d’affluence.

Des stands

Les principaux éditeurs de comics étaient bien entendu au rendez-vous : Panini Comics avait opté pour un carré fermé où l’éditeur présentait ses différentes parutions, avec un certain nombre de nouveautés ainsi qu’une ou deux exclus.

Urban Comics a, quant à lui, préféré un carré ouvert, véritable boutique où on pouvait trouver les parutions actuelles mais aussi de chouettes exclus comme  Tokyo Ghost en noir et blanc (tirage limité) ou encore Suiciders de Lee Bermejo.

Glénat Comics était aussi présent, avec ses sorties du moment, et une équipe hyper chaleureuse et dynamique.

L’éditeur Akiléos avait sorti l’artillerie lourde en mettant en évidence le Doctor Who et leurs superbes intégrales EC Comics.

Milady/Bragelionnes etaient aussi présents avec une kyrielles de bouquins de Fantasy et de science-fiction mais aussi avec leur édition désormais légendaire de Lock & Key.

Delirium avait décidé de mettre en avant sa licence Judge Dredd mais aussi les fameux recueils de Richard Corben.

Le petit nouveau, Bliss Comics, avait également été convié et il proposait ses deux premières parutions Valiant (Bloodshot reborn et The Valiant). L’éditeur offrait même la possibilité faire signer l’un de ses exemplaire par Paolo Rivera !

Seul manquant à l’appel chez les éditeurs : Delcourt Comics

En ce qui concerne les stands plus traditionnels, entendons par là les “stands magasins”, on pouvait trouver un peu de tout, de la figurine au t-shirt en passant par la Pop ou les goodies les plus improbables.

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L’artist alley

Les nombreux dessinateurs proposaient un bon nombre de prints et souvent des sketchs gratuits. Un moyen efficace de découvrir des nouveaux talents et repartir les mains chargées de nouvelles lectures.

Les grosses stars

Comme Humberto Ramos, Arthur Adams, Joe Madureira ou encore Bruce Timm bénéficiaient d’un espace assez large, faire la file ne s’apparentait pas à un calvaire. Bien entendu, la limite était de 3 signatures par personne. Au delà de cette limite, chaque dédicace supplémentaire était payante. Ce qui permet de filtrer les passionnés et les spéculateurs… (Oui, je parle de toi : le gros lourd avec ta valise pleine à craquer de bouquins que tu n’as sans doute jamais ouverts).

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Les animations

De nombreuses conférences proposées par les éditeurs et les sites Web de comics partenaires (je pense entre autres aux copains de Comicsblog et Lescomics.fr ) prenaient place à 100 mètres du bâtiment. L’amphithéâtre était suffisamment grand pour accueillir un grand nombre de visiteurs et pour profiter pleinement du contenu des conférences.


L’avis des rédacteurs

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Pour ma part, il s’agissait de ma première expérience à la Paris Comics Expo. Comme l’indique ma description, je lis des comics depuis quelques années seulement et le nombre de conventions dans lesquelles je me suis rendu se compte sur les doigts de la main. Pour bien comprendre ma position, il faut savoir que ce que je recherche dans une convention comics, c’est, d’une part, la mise en avant des “comics” et, d’autre part, des stands de produits dérivés issus des BDs américaines. Pour ce qui est du premier point, la PCE réussit haut la main à satisfaire le fan de comics que je suis ! Que ce soit grâce à la présence de “stars” comme Paul Dini, Bruce Timm, Lee Bermejo ou encore Humberto Ramos ou encore via les stands de vendeurs de comics. Concernant le second point, je suis resté sur ma faim. Très peu d’exposants s’adonnaient à la vente de figurines par exemple. D’ailleurs, celui qui venait à la PCE 2016 dans le but de compléter ses collections de t-shirts, figurines, jouets,… pouvait repartir après 2 heures de convention. 8000m², cela se traverse vite.

Cependant, je vais éviter de faire la fine bouche car, si le point que je critique ci-dessus est un pan des conventions qui me tient à coeur, la Paris Comics Expo s’est toujours présentée comme une “convention dédiée aux comics” et non, comme une “convention dédiée aux comics et aux produits dérivés”. Si l’on excepte les petites erreurs d’organisation (aucune heure précise pour les dédicaces gratuites de Bruce Timm par exemple), la convention a répondu aux attentes grâces à une communication savamment orchestrée : la PCE, c’est une convention réservée aux fans de comics. D’où, la présence d’éditeurs, d’auteurs et de vendeurs de comics.


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J’ai personnellement un petit faible pour cette convention et ce, depuis ma première venue en 2012. Cette année ne fait pas exception et a même confirmé mon sentiment. Je savais déjà que c’était, à l’instar du Lille Comics Festival (LCF), l’endroit où rencontrer les meilleurs auteurs, les éditeurs ainsi que la communauté des vrais fans de comics (désolé le Toulouse Game Show, je ne t’ai jamais visité, du moins, pas encore). Mais là où la PCE monte encore le niveau, c’est au niveau du site. Le Parc Floral est franchement, à mon avis, le cadre parfait pour une convention de cette taille : au beau milieu d’un espace vert avec des bâtiments aux grandes baies vitrées (et des plafonds plus hauts qu’à l’ancien espace Champerret, ça rend vraiment moins claustro). Niveau invités, la convention a frappé encore très, très fort, et les éditeurs et associations/webzines jouent aussi le jeu des invités. Et si c’est un réel plaisir de voir les auteurs “locaux” habituels et quelques nouveaux talents, c’est toujours les yeux plein d’étoiles qu’on découvre les superstars dont les signatures viendront orner nos couvertures de comics et nos feuilles blanches de sketches/commissions.
Pas d’accrocs majeurs dans l’organisation pour entacher la journée (pas d’annulations de dernières minutes, etc…) et le soleil majoritairement présent à rendu les mines réjouies et les discussions extérieures encore plus agréables. Bilan super positif pour ma part, heureusement qu’il y a le LCF pour ne pas devoir attendre une année complète le retour, je l’espère, de la PCE.


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Comme Yann, j’ai assisté à la première PCE en 2012, et je suis conquis, la convention a évolué et a trouvé le juste  milieu entre merchandising et artistes. On sent que les organisateurs sont des passionnés, que leur amour pour ce médium est sans concessions. Et bon sang… que dire de cette Artist Alley… Pour ma part c’est l’endroit que j’ai le plus squatté parce que j’adore découvrir ou redécouvrir des dessinateurs qui ont des projets un peu plus indé ou/et qui proposent des choses différentes avec tous les risques que cela peut engendrer. J’ai toujours trouvé que la PCE était un endroit où il  était facile de parler aux auteurs et cette année, cette édition ne déroge pas à la règle. J’ai trouvé aussi qu’il était aisé de s’approcher sans jouer des coudes des dessinateurs “stars” de la PCE. J’ai beau chercher, je ne vois pas de gros défauts pour cette première (j’espère pas la dernière) au Parc Floral ! Merci aux organisateurs, merci aux artistes, merci aux cosplay, merci aux différents partenaires, vous m’avez tous mis la patate, notre amour commun pour les comics a encore de beaux jours devant nous…

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