Ni No Kuni 2 : l'avènement d'un nouveau royaume [PS4] - Comics Prime

Voici Ni No Kuni 2, la suite du célèbre RPG qui avait brillé par son originalité sur NDS et PS3. Autant dire que les attentes sont grandes, level-5 va-t-il réitérer le tour de force d’offrir un jeu riche et original ?

Fiche Technique :
Genre : RPG Japonais
Classification : 12+
Éditeur : Level-5
Date de sortie: 23/03/2018
Supports: PS4 – PC
Sollicitation : Bienvenue dans le monde merveilleux de Ni no Kuni !
Dépossédé de son trône lors d’un coup d’état, le jeune Evan embarque pour un voyage extraordinaire dans le but de fonder un nouveau royaume et de protéger les habitants des forces du mal qui les menacent.

Le pouvoir ça va, ça vient

Evan, jeune héritier du royaume de Carabas, attend la cérémonie d’intronisation pour être couronné roi, son père étant mort il y a peu de temps de maladie. Cela aurait pu être une journée magnifique pour le jeune garçon, si le gentil intendant de l’ancien roi, Ratoléon, n’avait pas décidé de ce jour pour mener une insurrection pour renverser la royauté. Evan sera sauvé des révolutionnaires par Roland, un inconnu qui venait d’apparaître dans la pièce où se trouvait le jeune garçon (un peu comme le T1000, mais qui reste assez urbain vu qu’il décide de garder ses vêtements). Les deux compères luttent côte à côte et se frayent un chemin jusqu’à la sortie. Reprenant leur souffle et méditant sur la série d’événements par lesquels ils viennent de passer, ils se mettent en tête de fonder un nouveau royaume d’équité et d’espoir, où tous les peuples du monde pourraient vivre en paix, Espérance.

Partir à l’aventure

Comme tous les Rpg japonais moderne, le jeu se veut un mixte entre le mélange d’éléments propre au style traditionnel (monter de niveau) et du combat en temps réel dans une battle zone. Les combats sont fluides et bien animés, mais manquent cruellement de profondeur. Souvent, l’action se résumera à massacrer vos adversaires en moins de trente secondes… Enfin, du moins contre les monstres de bases, car les affrontements avec les boss sont vraiment d’une autre dimension. Chaque adversaire de ce type à un pattern qui varie largement. Il faudra pour les affronter user de patience et de stratégie qu’il faudra adapter durant le combat. On retrouve bien sûr une panoplie de quêtes assez peu variées. Les quêtes présentent souvent peu d’intérêt. Proche de ce qu’on pourrait vous demander dans un MMO, il sera courant de faire des aller-retour entre les villes et tout ça dans le but de tuer dix cochons et récolter 5 ongles de troll. Par chance, les trajets ne seront pas trop pénibles vus qu’il existe des Town portal vous permettant de gagner du temps. Mais quel est l’intérêt de vous infliger ça ? Le premier et pas des moindres, c’est de faire avancer l’histoire avec les quêtes principales qui, il faut le dire, est bien racontée et captivante. Le second, c’est que ces quêtes vont vous permettre de recruter des sujets pour le royaume, mais je reviendrai plus tard sur ce point. Pour ce qui est de l’évolution des personnages, elle est anecdotique. La prise de niveau génère des stats automatiquement et seul l’égalisateur est réglable (tableau offrant des bonus dérisoires), mais bon ça casse pas trois pattes à un canard.

Mention spéciale tout de même à une quête annexe qui va vous suivre tout le long du jeu et qui apporte un bon challenge, les labyrinthes. Ceux-ci sont en réalité des minis donjons. A la fin de ceux-ci, se trouve un boss, le gardien. Jusqu’ici rien de transcendant. Mais une fois à l’intérieur un timer va s’enclencher. Celui-ci va, à chaque fin de compte à rebours, redémarrer l’échéance tout en faisant passer le donjon à un niveau supérieur. Une fois ce niveau pris, tous les monstres présents ainsi que le gardien monteront automatiquement en niveau. Un choix est laissé alors au joueur, soit, il prend le temps de piller le donjon, mais subit les conséquences de ses choix, soit, il se taille un chemin dans la masse d’ennemi.

 

Un royaume aux millions de sourir

On en arrive au point fort du jeu. Espérance est le royaume que vous dirigez et comme tout leader vous allez devoir le faire prospérer. Pour ce faire, il faudra récolter les taxes de vos sujets et investir cet argent dans la recherche et la construction de bâtiments pour que votre ville soit à la pointe de ce qu’on peut espérer d’une capitale. Chaque recherche et bâtiment construit vous fournira de l’influence, cette influence étant votre compteur taxe. Au plus, l’influence est grande, au plus, l’argent rentre dans les caisses de votre état. J’avais parlé de sujets à recruter et c’est dans cette phase que ceux-ci entrent en jeu, chacun d’entre eux étant spécialisés dans un métier, il faudra donc établir une stratégie de développement cohérente et pas juste prendre le premier péon qui passe pour le mettre au travail dans la forge alors qu’il est poissonnier.

Certes, le concept n’est pas aussi poussé que dans les jeux de gestion, mais il est suffisamment complet pour passer un bon moment et surtout avoir une incidence sur notre partie. Le joueur choisissant les domaines où il souhaite connaître plus de facilités. On regrettera quand même l’absence de raccourcis permettant la gestion du royaume en dehors de celui-ci. En effet, il vous faudra faire des va et viens entre vos quêtes et votre royaume pour s’occuper des affaires de ce dernier.

Êtes vous prêt pour la guerre ?!

Évidemment ! Qui dit royaume, dit armée. Car oui ! Le jeu propose une autre mode de jeu, des minis batailles en STR. Il vous faudra choisir quatre de vos sujets (et oui, là aussi, on utilise les loyaux serviteurs du royaume) en vue de l’affrontement. Ils seront les leaders de leur régiment et chaque régiment est d’un type prédéfini (épéiste, archer, lancier, etc.). Les régiments pourront amasser de l’expérience et devenir de plus en plus puissant au gré des batailles. La mécanique de l’affrontement se base sur un principe de pierre/papier/ciseaux, il faudra être réactif au régiment ennemi et leur entrée scénarisée. Maîtriser cette partie se révélera ardue, tant le nombre d’infos à retenir est importante. Mais une fois le système bien en main, on prendra un réel plaisir à écraser nos adversaires et à trouver les bonnes combinaisons d’escadron pour chaque bataille. En effet, ceux-ci en plus du type d’arme équipé détiennent un pouvoir qui peut être activé durant la bataille et certaines combinaisons sont extrêmement puissantes utilisées au bon moment.

 

Un véritable conte fantastique

Ni no Kuni avant d’être un jeu, c’est surtout une histoire magnifique. Certes, traitée de façon assez enfantine, mais tellement bien narrée qu’elle nous expédie dans la mémoire de notre enfance où nos parents, le soir venu, nous comptaient l’histoire d’un jeune héros (Evan) qui partait à l’aventure, car il y était contraint (révolte). En chemin, il rencontrait des compagnons et ensemble ils affrontaient une menace qui pesait sur le monde. Tout le long de l’aventure, on voit le héros tombé puis se relever et gagner ainsi en maturité. Un véritable voyage initiatique devant amener le héros à passer l’étape de l’enfance pour arriver dans sa phase d’adulte, personnellement cela m’a fait penser à l’histoire sans fin.

Il faut préciser que l’histoire est appuyée par un choix artistique titanesque. L’esthétique d’un monde à la Cap et de croc (humain et animaux humanoïdes se côtoient) renforce l’immersion dans l’histoire fantastique. L’animation est une réussite totale, on assiste quasi à un anime lors des cinématiques et lorsque le jeu sort de la phase de cinématique, la transition est fluide. Enfin, la musique colle à chaque fois bien à la scène. Pour ma part, j’ai trouvé la musique du pays de Mécarbor assez pénible cependant, avec du recul, je la trouve totalement raccord avec l’environnement que nous présente le jeu

Ni No Kuni 2 : l'avènement d'un nouveau royaume [PS4]
Ce jeu contentera petits et grands. La sauce prend et on perd toute notion du temps lorsqu'on lance le jeu. Varié dans son gameplay, captivant pour l'édification de son royaume, on passera assez vite au-dessus de la répétitivité des quêtes. Autant dire que ce deuxième volet vient de graver les mémoires à venir et confirmer sa place dans le monde du jeu vidéo.
Graphisme
Musique
Gameplay
Scénario
on a aimé
  • L'histoire qui nous est racontée
  • Le parti-pris esthétique du monde dans lequel on progresse
  • Les différents modes de jeu proposés....
on a moins aimé
  • ... même si le jeu est souvent trop simple
4.3Note Finale
Contenu non disponible.
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