Moonshine, tome 1. - Comics Prime

Urban Comics et sa collection Urban Indies nous proposent une sorte de Last man standing chez les rednecks saupoudrée de lycanthropie. Fausse bonne idée ?

Monshine T1

Fiche Technique :
Scénaristes : Brian Azzarello
Dessins : Eduardo Risso
Éditeurs : Urban Comics
Date de parution : 27 Octobre 2017.
Sollicitation : 1929, les États-Unis en pleine Prohibition.
Lou Pirlo, jeune torpedo à la solde de Joe « The Boss » Masseria, est envoyé en Virginie s’assurer la collaboration d’Hiram Holt, l’un des meilleurs producteurs d’alcool de contrebande du pays. Une mission taillée sur mesure pour le jeune tueur à gages un peu trop impatient de faire ses preuves car, à sous-estimer la famille Holt, Lou s’apprête à frayer avec plus fort et bien plus effrayant que lui…

 

Last werewolf standing

Comme annoncé plus haut, l’histoire se situe aux États-Unis durant la prohibition. Lou (budum-tss) est envoyé en mission chez des rednecks pour faire une offre qui ne peut être refusée à un producteur de gnôle local. Bien entendu, l’accueil n’est pas exactement celui auquel il s’attendait; grâce, entre autres, aux loups-garous du pop’s.

Notre Lou (budum-tss) se retrouve donc au milieu de nulle part, là où les protagonistes fleurent bon la transpiration et la consanguinité; sans oublier que cela se passe durant la prohibition, période où les hommes blancs dominaient l’échelle alimentaire avec une arrogance toute suffisante. Bien entendu, cela implique que tous les stéréotypes machistes et racistes sont de la parite; même si c’est d’une manière relativement polissée.

Lou (budum-tss) est tiraillé entre sa furieuse envie de dégager fissa de cet endroit maudit et les renforts envoyés par Joe (dont « Gros Tony » (sic), « l’autre Tony » (humour), « Ducky » (sans perche à selfie pour l’occasion) et autres gorilles). Ces derniers étant là pour bien faire comprendre à Hiram (sorte de Parrain édenté local (c’est celui qui distille la gnôle tant convoitée par Joe) qu’il ne peut pas refuser l’offre de Joe.

Peek-a-boo

Un comics horrifique, je dis oui. Ici, nous avons affaire à un hommage aux comics publiés par EC Comics au début des années 1950 (enfin, je crois). Mais avec une sorte d’auto-censure (du style de la Comics Code Authority) qui fait basculer le tout dans une ambiance pseudo Disney (par rapport à mes standards, en tout cas).

Les dessins sont très loin de la claque que j’avais eue en lisant Wytches (comparons des pommes et des poires, voulez-vous?) mais les couleurs sauvent (un peu) la mise. Concernant l’histoire, elle aurait gagné en étant nettement plus courte (et ce n’est que le premier tome (soupir)).

AAAAAAAAAHHHH

Dans l’absolu, je m’attendais à un roman graphique rapide, nerveux, violent, voire gore (dans la lignée d’une nouvelle digne d’un DoggyBags ou d’un opus de la collection Flesh & Bones de Glénat Comics (au hasard, Red Blood Lake)). Le résultat est tout l’inverse: c’est lent, gentillet et l’hémoglobine n’est exposée qu’avec parcimonie. Bref, le long-terme sied mal à ce récit et les auteurs auraient du choisir le format pulp pour attirer le chalant. En même temps, je ne suis pas certain de faire partie du public visé par cet ouvrage.

Moonshine, tome 1.
Bien qu'alléchant sur papier, je me suis retrouvé face à un comics horrifique pour enfants. qui aurait gagné à être publier dans un autre format. Déception, donc. C'est dommage, il y avait du potentiel.
Dessins
Scénario
Ce qu'on a aimé
  • le concept
Ce qu'on a moins aimé
  • le reste
1.2Note Finale

A propos de l'auteur

Serial lecteur. Retro gamer. Desperate father.

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