Metal Gear Solid - Projet Rex - Comics Prime

Il existe des jeux cultes dans l’histoire, des jeux dont la légende raconte que les plus braves et les plus intelligents seuls ont osés y jouer, de ces jeux naissent des écrits, de ces écrits des chroniques.

Fiche Technique :
Scénario :
 Kris Oprisko
Dessins :
Ashley Wood
Style : Espionage
Éditeur :
Mana Books
Date de sortie:
08/02/2018
Pagination :
304 pages
Prix: 18€
Sollicitation : 
Quand des terroristes génétiquement modifiés s’infiltrent sur l’île de Shadow Moses pour dérober le Metal Gear Rex, une arme de destruction massive, le soldat Solid Snake doit sortir de sa retraite anticipée. Libérer les otages et éviter une détonation nucléaire : tel est l’objectif officiel de cette mission.Mais lorsque des informateurs meurent dans ses bras, qu’une force invisible semble attaquer la base et qu’un adversaire redoutable du nom de Liquid Snake se révèle, le super-soldat se rend vite compte qu’il est le pion d’une machination tentaculaire…

Du Jeu au papier.

Si vous ne connaissez pas la saga Metal Gear, vous n’avez pas grandi dans les années 90. Une série née en 1987 sur NES et qui connaîtra un grand nombre de suites et d’adaptations. Metal Gear Solid quand à lui est sorti en 98 au Japon, puis en 99 en Europe sur Playstation avant d’être réédité sur Game cube 5 ans plus tard. Ce fut le premier jeu sur Snake à être arrivé dans nos foyers occidentaux et également de l’avis générale… UNE BOMBE DE JEU. Sortant enfin de la vision « aérienne » et utilisant la 3D, MGS fut une révolution internationale pour les jeux vidéos. Suivront alors près de 20 adaptations, suites dérivées sur presque toutes les plateformes, à chaque fois un succès, mais jamais au niveau de celui qui lança la franchise. Plusieurs BD ont déjà été éditées sur l’univers MG et un film est en développement depuis près de 10 ans.

Mais que nous apporte cette version écrite de plus que ce qui existe déjà, quelles différences avec le jeu, etc. Après ce teasing de folie, on attaque la critique.

Le pitch.

Je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer l’histoire de Solid Snake, mais pour faire court, des méchants, des gentils, des grosses armes, des otages, des ninjas, des espions et beaucoup de baston pour protéger le monde libre et les sombres secrets du gouvernement.

Un bel objet, mais encore?

Comme à son habitude, Mana Books nous propose ici un très bel objet. Une couverture matte, épaisse et solide pourvue d’une reliure de qualité et renforcée. Chaque page est une œuvre d’art et la fin de cet ouvrage nous offre quelques couvertures alternatives en cadeau. Et à propos de dessin, les illustration de ce monstre de 304 pages sont signées Ashley Wood ( Silent Hill, 30 jours de nuit,… ) dont la griffe est absolument unique. On ne peut pas réellement parler de traits car ceux si sont quasiment bannis de son style essentiellement centré sur la forme, la courbe, la couleur et le croquis nerveux et épuré. Parfois trop nerveux et épuré et trop difficile à lire tant les visages et les corps se fondent dans l’amas d’information.

Cependant, cette caractéristique transforme chaque page et chaque case en une œuvre unique et techniquement impressionnante bien loin des classiques adaptations papier de nombreux autres jeux et films.

Malgré tout, on ressent une véritable connaissance du jeu car certains plans (pour reprendre un terme cinéma) sont extrêmement fidèles aux divers cinématiques du jeu. Parfois une vision de voyeur aérien, parfois du FPV (First Person View) ou encore parfois la vue des caméras de sécurité. Toutes ces petites touches qui vous plongent à nouveau dans les années 90 au plus profond des missions.

Un récit adapté?

On est effectivement en droit de se demander si l’histoire proposée dans ce livre est réellement une adaptation ou tout simplement un dépôt de récit existant sur papier. La réponse est… exactement la même chose que dans le jeu. A quelques exceptions près, les aventure de Snake et leur déroulement sont respectées scrupuleusement, tant au travers des dessins (déjà évoqué plus haut) qu’au niveau des dialogues et de l’intrigue. Certaines phrases sont de réels copiés collés des répliques originales. Embêtant? Pas vraiment.

Bien entendu, il aurais été intéressant de découvrir des aspects non exploités dans le jeu, développer les relations de certains personnages, commencer plus tôt le récit ou le continuer légèrement. Aucune surprise n’est au rendez-vous et les habitués du jeu, à qui est destiné principalement la B.D, ne seront pas émerveillés par le scénario qui n’apporte rien de plus par rapport au jeu lui même.

De plus, les Deus Ex Machina à répétitions qui sortent notre héros du pétrin comme Grey Fox et qui passent sans soucis lors des scènes d’action semblent ridicules une fois passé sur papier, étrangement moins crédibles alors qu’identiques.

Néanmoins, la B.D faisant déjà son kilo bien sonné, l’ajout d’éléments aurait risqué de le rendre indigeste, alors qu’ici, malgré son volume honorable, il se laisse lire avec facilité et plaisir.

Le scénario original,  ici travaillé par  Kris Oprisko, habitué des adaptations divers ( Resident Evil, Saw, Transformers, CSI, … ) fait le job, ni trop, ni trop peu, comme un employé administratif qui remplis ses cases correctement mais sans excès de zèle.

Pourquoi l’ajouter à votre bibliothèque?

Pourquoi? Simplement parce qu’il vous donnera l’envie de ressortir la boite poussiéreuse et fêlée du jeu Playstation que vous gardez sur votre étagère aux côtés de Splinter Cell, Tomb Rider et Legacy of Kain. Egalement car le livre est magnifique et que les dessins, plus proches de la peinture que de l’illustration, sont un plaisir à découvrir page après page. Son poids quand à lui vous permettra de sculpter vos bras en prévision de l’été qui approche. Enfin, car la couleur vert bleuté de la couverture vous vas particulièrement au teint depuis que vous êtes cloîtré chez vous à attendre la sortie de l’adaptation cinéma prévue pour le siècle prochain.

Mais plus sérieusement, cet ouvrage (difficilement qualifiable de « BD », tant la recherche esthétique est présente) est un must dans le domaine et mérite un place dans les classique du genre. Si vous avez aimé le jeux, si vous voulez découvrir le jeu ou si vous aimez le travail de Ashley Wood, n’hésitez plus et procurez vous cette petite perle.

Pour conclure, je vous laisse avec ce beau TEASER pour vous donner l’eau à la bouche.

 

Metal Gear Solid - Projet Rex
Un bel objet, de beaux dessins/peintures pour un scénario parfois "trop" identique à celui du jeu.
Illustrations
Scénario
Objet
On aime
  • Les illustrations
  • La qualité de l'objet
  • La nostalgie en tournant les pages
On aime moins
  • Le scénario et les dialogues
  • le poids
3.8Note Finale
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