[CINÉMA] Mary Poppins - She’s Back - Comics Prime

Prochainement dans chaque cinéma du monde, la suite de Mary Poppins intrigue depuis déjà quelques mois, on vous propose donc de vous en dire plus sur la nounou la plus incroyable du monde que chaque enfant rêverait d’avoir.

Société de production : Walt Disney Pictures
Réalisateur : Rob Marshall
Scénario : David Magee
Date de sortie: 19 Décembre 2018.
Durée : 130 min

Sollicitation : Michael Banks travaille à la banque où son père était employé, et il vit toujours au 17 allée des Cerisiers avec ses trois enfants, Annabel, Georgie et John, et leur gouvernante Ellen. Comme sa mère avant elle, Jane Banks se bat pour les droits des ouvriers et apporte son aide à la famille de Michael. Lorsque la famille subit une perte tragique, Mary Poppins réapparaît magiquement dans la vie de la famille. Avec l’aide de Jack, l’allumeur de réverbères toujours optimiste, Mary va tout faire pour que la joie et l’émerveillement reviennent dans leur existence… Elle leur fera aussi découvrir de tout nouveaux personnages pleins de fantaisie, dont sa cousine, l’excentrique Topsy.

 

Attendu ou inattendu ?

54 ans séparent Mary Poppins de sa suite. Il est clair que ce monument Disney est l’un des films que très peu de personnes auraient un jour imaginé voir décliné en suite tant il est passé au rang d’institution cinématographique. Mais voilà, c’est fait, d’ici quelques jours, Le retour de Mary Poppins sera projeté dans les sales obscures, rien ne peut plus l’arrêter, alors il est temps de faire un pré-bilan pour tenter de vous aider à savoir si oui ou non, vous devez aller voir ce film.

Scénario.

LA grosse complexité dans la réalisation d’une suite à Mary Poppins était de ne pas décevoir le public, de conserver une recette gagnante, une base qui a fait ses preuves. L’histoire a montré que quand de grandes sociétés de cinéma tentent trop d’originalité dans les suites, le résultat déplait régulièrement à des spectateurs plein d’attentes.

Ici, Disney, nous offre une formule intéressante. En effet, comme son prédécesseur, l’histoire est basée sur les romans éponymes publiés au milieu des années 30, tout en adaptant allègrement les scénarios. Mary Poppins se déclinait en 8 romans, permettant ainsi de piocher le meilleur dans l’unique but de faire mouche au cinéma. Nous sommes donc en présence d’un scénario semi-original, alliant créations et inspirations.

Le pitch est le suivant. 20 ans après l’aventure des enfants Banks, ceux-ci sont adultes et Michael est veuf et père de 4 enfants, grande dépression oblige, il risque de perdre sa maison ainsi que son amour de la vie. Mais voilà que leur ancienne nounou refait surface pour les aider à repartir de plus belle.

S’ensuit alors un enchainement d’aventures dans une continuité qui ne peut que nous faire penser aux mêmes aventures qu’avaient vécu la famille Banks 20 ans plus tôt.

Une histoire entre animation et réalité avec des animaux qui parlent (comme des pingouins), la rencontre d’une vieille folle avec la tête à l’envers, une corvée à réaliser qui tourne au jeu, … Toutes ces différentes scénettes sont des copies quasiment conformes de celles que l’on pouvait voir en 1964.

Certains pourraient y voir un plagiat, un ersatz, un Star Wars 7 pour les mauvaises langues. Mais il faut plus y voir un hommage et un film fier de son héritage, comme le prouve la présence de Jack, ancien apprenti de Burt et représentant le peuple vivant la nuit à Londres. Ne soyons donc pas choqués par cette ressemblance presque trop évidente, mais accueillons la comme une suite fidèle qui reprend les codes tels qu’on les a aimés dans le passé.

En musique et chanson.

Niveau musique, chaque acteur tire son épingle du jeu avec brio pour nous fournir des morceaux joyeux et entrainants. On regrette cependant l’absence d’une chanson où les anciens enfants Banks et les nouveaux enfants Banks auraient pu se retrouver autour d’un bon vieux supercalifragilisticexpialidocious. Mais le public ne sera pas en reste car régulièrement, il pourra déceler ici et là des notes ou des mélodies reconnaissables bien que cachées. Certains acteurs les ont d’ailleurs découvertes après plusieurs visionnages tant elles sont discrètes, alors tendez l’oreille lors de votre passage au cinéma.

En revanche, bien que la B.O soit absolument superbe, elle n’est pas aussi marquante que celle du premier Mary Poppins, un sentiment à mettre sur le compte de la nostalgie ou simplement d’une exposition prolongée, mais il est peu probable que la nouvelle génération de spectateurs retienne les paroles dans les années à venir.

Casting.

Bien entendu, la lumière de ce nouveau Disney est sans conteste Emilly Blunt, fidèle au personnage, avec des mimiques, des regards et des attitudes qui nous feraient presque oublier l’interprète originale.

Colin Firth, grand méchant de l’histoire et habitué aux films de nounou, ayant joué dans Nanny Mcphee, est grandiose de flegme comme à son habitude.

Et en parlant de Nanny Mcphee, on retrouve avec un immense plaisir Angela Lansbury dans un minuscule rôle qui semble cacher un secret bien étrange.

Outre ces personnage, l’ensemble du casting est remarquable, jouant juste et plein d’émotions.

Mais la surprise qui surprend tant elle est surprenante, l’apparition de Dick Van Dyke, autrefois Burt, âgé aujourd’hui de 92 ans et toujours capable de chanter et danser. Seul acteur présent dans les deux films, on aurait adoré un petit caméo de Julie Andrews, toujours active actuellement et prochainement à l’affiche d’Aquaman.

Le film de fin d’année.

Assurément, c’est le film familial de fin d’année, quel que soit votre âge vous passerez un excellent moment. Bien que n’étant pas le meilleur Disney de tous les temps et loin d’égaler l’œuvre dont il est issu, cette réalisation de l’auteur de Chicago et prochainement de La petite sirène s’en sort avec une mention « plus que très bien ».

De plus, au-delà de son aspect conte pour enfants, comédie musicale, il est possible d’y voir un regard sur la société actuelle et les crises que notre monde actuel traverse. Que vous ayez 7 ans (mais vous n’avez probablement pas 7 ans car nos lecteurs sont habituellement plus vieux) ou 77 ans (mais vous n’avez probablement pas 77 ans car nos lecteurs sont généralement plus jeunes), vous trouverez votre compte dans ce merveilleux film de 2h10 bien sonnées que l’on ne voit pas passer tant on se laisse bercer par les mélodies et l’histoire.

Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.

Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer