MANGA: Tokyo Ghoul T. 1 & 2 - Comics Prime

 

tokyo-ghoul-1-glenatScénario et Dessin: Sui Ishida

Genre : Shonen

Éditeur : Glénat

 

« Je n’ai vraiment nulle part où aller, moi qui ne suis ni goule ni humain…

dans cas, suis je condamné à vivre seul pour le reste de mon existence ? »

 

 

Un héros volontairement à la ramasse

ken

A priori, Ken n’a pas grand chose à voir avec les héros de shonen habituels. Un peu renfermé dans ses lectures et ne comptant que quelques amis, le héros n’est ni un extraverti enchainant les situations cocasses ni un pleutre devenant totalement badass en récupérant des pouvoirs latents. Ken est normal  ( affreusement normal pour dire la vérité ) et du haut de ses 18 ans,  ce qui est plutôt âgé pour une histoire shonen, son comportement parait parfois ridicule… où serait-ce justement un comportement normal dans sa situation?

Car si Ken est normal, son monde est loin de l’être. Tokyo abrite près de 13 millions de personnes et de plus en plus d’entre elles sont attaquées par des montres appelés « goules ».  Les meurtres macabres s’enchainent dans les quartiers qui sont désormais classés par un indice de danger potentiel: on a vu plus rassurant. Alors qu’il vient de rencontrer celle qu’il pense être son âme sœur, Ken va tomber de haut quand les dents pointues de la jeune fille s’enfoncent dans son épaule. Tétanisé, il ne peut rien faire d’autre que de regarder Lize se léchant le visage et dont les yeux viennent de virer au rouge .

Alors qu’il tente de s’enfuir, d’autres évènements inattendus se mettent en place. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, Ken apprend que pour survivre à son accident les médecins ont du lui faire une transplantation d’organes. Bien entendu, ils ignorent que la jeune fille était une goule et Ken va dès lors devenir un hybride, le seul hybride pour être précis. Apeuré et désorienté, Ken va entrer dans un nouveau monde qu’il ne considère pas comme le sien. Les hommes sont-ils toujours ses amis où sont-ils devenu son repas de midi ?

 

Un appétit vorace

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A la manière des vampires, les goules ont besoin des humains pour vivre. Ici pas question de boire le sang de sa victime: on mange tout ! (faut pas gâcher) Une soupe aux doigts, un œil comme friandise et j’en passe sont monnaie courante et n’ont pas l’air très appétissants pour le pauvre Ken qui tente tant bien que mal de faire face à sa nouvelle vie.

Recueilli par un groupe de goules « pacifistes », Ken va apprendre a la dure les lois qui régissent le monde des goules. En effet, si les goules peuvent prendre un aspect humain, cela exige de leur part une maitrise de tout les instants. Si elles sont tiraillées par la faim, cet exercice s’avère encore plus difficile… les goules qui n’arrivent pas à se nourrir perdent généralement la raison et se dévoilent aux humains, devant des cibles faciles pour « les colombes », chasseurs de goules.

Pour en rajouter une couche, les goules se battent en elles l’instar de mafieux voulant diriger tel ou tel espace en ville: tout est question de territoires et une mauvaise surprise attend ceux qui chasseront sur un terrain qui n’est pas le leur !  Ken décide alors de s’installer dans le café tenu par les goules pacifistes pour parvenir à se maitriser, à passer inaperçu et à faire face à ses camarades moins aimables.

 

Vous reprendrez bien un peu de shonen ?

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Certains d’entre vous ont peut être déjà levé leur boucliers quand ils ont lu « shonen’, une genre généralement réservé aux adolescents qui cherchent des situations et des combats spectaculaires mais dont l’intrique est souvent mise de coté ou avançant au rythme d’un escargot paraplégique.

Tokyo Ghoul est certes un Shonen mais il possède des qualités pour le moins inattendues pour le genre. Par exemple, le héros s’en prend plein la gueule… et quand je dis ça, je ne parle pas uniquement des 20 premières pages : Ken est une victime ! Certes nous ne sommes qu’au tome 2 mais il est agréable de constater que Ken se s’est pas transformé en grosse brutasse et qu’il se fait plus balloter par les évènements que l’inverse.

Les « passages shonen » sont toutefois de la partie comme le prouvent les combats assez classiques et la division des goules en plusieurs catégories (type « écailleuses » , etc…) ou la traditionnelle mort 15 secondes après que le coup ai été porté. L’un dans l’autre, Tokyo Ghoul parvient à un équilibre assez intéressant et amusant entre le shonen et le seinen, chose plutôt rare.

 

En conclusion

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Parfait mélange entre deux genres, Tokyo Ghoul mélange action et personnages torturés pour un résultat très agréable à lire. Le dessin est d’ailleurs lui aussi à mi-chemin entre shonen et seinen et on ressent les efforts de l’auteur pour rendre son titre visuellement plus mature. En définitive, Tokyo Ghoul est sans aucun doute une très bonne passerelle pour celui qui aimerait passer sagement vers un genre plus sombre en gardant malgré tout des personnages assez typés. Le titre est jusqu’ici une bonne pioche et nous ne manquerons pas de suivre la série de très prés.

 

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