MANGA : Scumbag Loser - 3 - Comics Prime

9782355926549_cgScénario et Dessin: Mikoto Yamaguti

Genre : Seinen

Éditeur : Ki-oon

Sollicitation : En échange de son silence, la fausse Haruka Mizusawa exige que Masahiko lui présente chaque mercredi l’un de ces gros minables qu’il exècre tant. Et le jour suivant, les victimes réapparaissent comme si de rien n’était, complètement transformées ! Mais le jour où la créature qui était autrefois Yamada s’en prend à Chihaya Satô, Masahiko craque et décide de toutes les éliminer jusqu’à la dernière, en commençant par Haruka… Suivez la descente aux enfers de l’adolescent le plus pleutre et le plus tordu que la terre ait jamais porté avec Scumbag Loser, un seinen irrévérencieux et jouissif !

Un auteur dans son monde

On commence à s’y habituer, Mikoto Yamaguti (l’auteur) est un petit farceur. Il nous avait déjà roulé dans la farine à la fin du tome 1 en présentant une fausse preview du tome 2… et il a fallu qu’il récidive !  Le point positif cette fois, c’est que la preview du tome 3 était absolument abominable, et pas dans le bon sens du terme. Le mangaka y présentait un affrontement entre le héros -Masahiko- et Yumi, la nouvelle détraquée de l’aventure.

L’idée de cet affrontement m’avait personnellement laissé de marbre et surtout interrogateur quand au virage qu’allait prendre la série : cette dernière allait-elle tomber dans la facilité de combats naruto-esques?

En réalité le tome 3 est probablement le plus riche et le plus « complexe » de la série et fait honneur à toutes les mécaniques mises en place auparavant, on pouvait difficilement espérer mieux.

Quand l’horreur vire au drame

Ce qui fait tout le charme de ce tome 3 (et de l’attente qu’il a généré chez le lecteur), c’est sans aucun doute le demi-million de questions restées en suspend. Le fait que Masahiko n’ai pas été dévoré, la provenance des monstres et leur origine sera expliqué ici de long en large, laissant le lecteur surpris par des révélations auxquelles il ne s’était pas préparé.

Le fait est qu’a travers ces nouveaux éléments l’histoire prend un tout autre sens, virant même au drame sur la fin. Bien entendu « drame » est un bien grand mot, l’histoire ne changeant pas du tout au tout en quelques pages, mais ce virement soudain apporte un grand plus à l’histoire, lui permettant de gagner de l’intérêt autrement que par des scènes sordides.

Croyez moi, vous n’allez pas être déçus par les réponses froides et impitoyables de l’auteur qui a préparé son histoire dans les moindres détails.

Pour le plaisir de choquer ?

Quand on à la série des Scumbag Loser en main, on se dit qu’il manque définitivement une case à son auteur. Certes le Japon a déjà donné naissance à bien pire et à plus gore mais cela se passe généralement dans des univers de fiction ayant très peu de points communs avec le nôtre. Scumbag Loser lui est dérangeant parce qu’il puise son horreur dans quelque chose d’incroyablement commun : les hommes.

Au fil des tomes, il est clair qu’on s’est pris une bonne dose de trucs dégueulasses dans la gueule : du sado-masochisme à l’inceste père-fille en passant par un parricide…  Un programme chargé (et non exhaustif) des travers que connaissent les hommes et de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Plus qu’une œuvre choc, Scumbag Loser se pose comme une satire un peu maladroite de notre monde et des déviances qui en sont nées.

Loin d’être une page de philosophie moderne pour autant, le manga puise son influence dans les rites et habitudes des japonais; ceux ayant une bonne connaissance de l’archipel nippon (au niveau culturel) y trouveront sans doute plus leur compte que les autres.

Le mot de la faim

Devant un titre visiblement racoleur (de part son contenu malsain), nous étions en droit d’émettre des doutes quand à la finalité de ce manga.  Contre toute attente, Scumbag Loser à tenu toutes ses promesses en délivrant non seulement une œuvre choc mais aussi une vraie histoire réfléchie qui dépasse les scénario classiques du genre, servant très souvent de prétexte plus qu’autre chose.

Il faudra cependant pardonner au titre un dessin parfois maladroit (crf les poitrines géantes) qui tend plus vers le shonen qu’autre chose. L’histoire quand à elle vous ramènera très vite dans le monde d’un seinen implacable, à lire !

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