Les Gardiens de la Galaxie : Amusement et empathie - Comics Prime

Alors que le Marvel Cinematic Universe se retrouve critiqué pour son absence de prises de risque, revenons rapidement sur leur film sans doute le plus risqué qu’ils aient pu sortir.

 

Société de production : Marvel Studios
Réalisateur : James Gunn
Scénario : James Gunn et Nicole Perlman
Date de sortie: Juillet 2014.
Durée : 121 min.

Synopsis : Une bande de losers intergalactiques se retrouvent par la force des choses unis pour affronter le terrible Ronan, à la quête d’une pierre de l’infini…

 

 

Un pari fun

Après avoir réussi à imposer sa formule sur une durée, Marvel était face à un nouveau défi : amener une équipe moins réputée sur le devant de la scène. En effet, qui, avant le film de James Gunn, pouvait affirmer connaître par cœur les grandes aventures des Gardiens de la Galaxie ? Le public visé était en effet moins large que celui d’un Captain America ou d’un Iron Man, dont la célébrité était déjà présente bien avant la sortie de leurs longs-métrages respectifs. Confier en plus le tout à un expert de la Troma sortant d’un film de super-héros burné avec « Super ». Bref, Marvel devait avoir toute confiance en son jet de dés assez incertain.

Et d’un coup, c’est le succès, surprenant même les exécutifs de la Maison des Idées. Le résultat est drôle et coloré tout en se permettant d’être le succès de l’été 2014. Cela passe par de nombreux points positifs, comme le casting à la cohésion directement puissante et dont les interactions nourrissent des protagonistes à l’écriture bien plus aiguisée qu’il n’y paraît. James Gunn et ses acteurs donnent corps à ces personnages disposant d’un potentiel comique assez fort sans remettre en question le drame de leur existence. En plus d’appuyer Chris Pratt en figure cool en dépit des actions d’un acteur assez conservateur, le film se permet d’amener un véritable pathos émotionnel dans un raton laveur parlant et un arbre répétant toujours la même phrase.

La gestion du spectacle comporte ainsi de quoi ravir le spectateur cherchant un divertissant de qualité. Qu’importe les séquences d’action, celles-ci ont un potentiel accompli bien aidé par le fait qu’elles caractérisent les personnages. L’affrontement Gamora/ Star Lord/Rocket et Groot montrent ainsi le fonctionnement de chacun tout en étant extrêmement fun à regarder. Néanmoins, Gunn ne joue pas que cette carte et offre parmi les plans les plus marquants et les plus significatifs du Marvel Cinematic Universe (ce qui s’avère au final pas si compliqué vu le manque d’ambitions formelle de la plupart de leurs productions récentes). Bref, il y a de quoi être (largement diverti) sans mettre de côté la lisibilité ou la réussite visuelle de nombreuses images.

Humour et émotions

Il y a également le souffle aventureux du récit qui aide ce film à établir ses galons en indispensable Marvel. L’aspect space opéra permet d’élargir le MCU dans de nouveaux mondes tout en offrant quelque chose de rafraîchissant par rapport à des super-héros assez terre à terre. Tout en établissant quelques raccords aux autres films, notamment par la courte présence de Thanos, c’est en s’éloignant des autres productions de la compagnie que James Gunn permet à ses héros d’apposer leur identité propre. De même, la bande originale nourrit la narration, rappelant le rapport terrien de Star-Lord ainsi que la perte de sa mère l’ayant profondément affecté. C’est dans les détails que Gunn arrive à divertir mais surtout à émouvoir, transformant des individus éclectiques et marqués par leur passé à former une véritable famille touchante.

Car la manière de gérer ses losers magnifiques fonctionne, notamment dans leur iconisation. Comment ne pas adorer Star Lord dès sa scène d’ouverture, hommage aux divertissements pulps et à Indiana Jones qui sera moqué dans le décidément mitigé « Endgame » (preuve de l’incompréhension sur la fine frontière entre rire avec un personnage et se moquer de celui-ci, cassant son imagerie potentielle)? Comment ne pas être sous le charme du duo Rocket- Groot? Comment ne pas sentir la puissance de la rivalité entre Gamora et Nebula, exacerbée dans la sous estimée suite sortie en 2017? C’est par les détails et la crédibilité de ses effets, de ses personnages que le long-métrage fonctionne sur la durée. Il y a en cela un aspect réjouissant mais sans plomber le potentiel dramatique des personnages. On pense au raton laveur et son meilleur ami, qui auraient pu être traité comme de simples comics reliefs mais finissent par charrier leur lot d’émotions.

S’il fallait dire précisément le moment où Marvel a su marquer de sa patte le cinéma de divertissement moderne, ce serait avec Les Gardiens de la Galaxie, aussi bien par les retours critiques et financiers engendrés que par le résultat final. Cool sans être vain, coloré mais affectif, émotif par moments mais jamais lacrymal, le film de James Gunn est un véritable divertissement pop-corn réussi et efficace qu’on ne se lasse pas de revoir.

Les Gardiens de la Galaxie : Amusement et empathie
Un film pop, fun, coloré et émouvant. Un des meilleurs du MCU.
Scénario
Mise en scène
Casting
  • Une ambiance colorée
  • Une émotion bien amenée
  • Des personnages bien écrits
  • Structure un peu linéaire mais on chipote
4.2Note Finale
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