Le Signe - Comics Prime

Glénat propose une nouvelle collection de comics depuis peu. J’ai choisi de l’inaugurer avec « Le Signe ». Découvrons ensemble ce que ce comic-book nous réserve.

le signe couvTitre: Le Signe
Scénario: Philippe Thirault
Dessin: Manuel Garcia
Éditeur VF : Glénat Comics
Nbre de pages: 128
Prix: 14,95€

Choix éditorial pertinent

Tout d’abord, je tiens à préciser que j’ai été particulièrement charmé par le format, le choix du papier et l’absence de couleurs. Comme écrit dans la description de mon avatar, je lis de tout : bandes dessinées franco-belges, mangas et comics. J’aime particulièrement le format des mangas qui permet de les prendre partout avec nous. Et, il fut agréable de retrouver ce même style de format souple (semblable au format Select de Panini et aux mangas) pour cette nouvelle collection Glénat.

Ensuite, à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai également lu « Sonar » et j’ai vérifié les résumés des autres bouquins de cette collection « Flesh & Bones » pour m’assurer du genre de ces comics. Et il s’agit de l’horreur. Dans ce cas, le choix du noir et blanc est pertinent et renforce le côté malsain des histoires qu’on nous propose.

Et l’histoire, elle vaut quoi?

Si le papier et l’absence de couleurs me font fortement penser à un manga, il en va de même pour l’histoire. Je suis un fervent admirateur de Junji Ito. Il s’agit d’un mangaka japonais spécialisé dans les nouvelles horrifiques. Il a scénarisé et dessiné Spirale, Tomié, et bien d’autres. Or, j’ai l’impression que l’auteur s’inspire de ce qu’à pu produire Junji ito. En fait, ici, on ne joue ni sur des monstres qui vous sautent au visage à chaque page, ni sur une volonté de dessiner le plus de sang et de gore possible dans chacun des chapitres. L’horreur réside dans l’ambiance. Ici, l’histoire est malsaine et instaure un climat étrange.

On y suit donc un auteur, Alex Morsen, qui ne trouve plus l’inspiration et remet la faute sur sa voisine. Alex trouve un jour un livre qui lui indique comment jeter un sort. Il teste alors ce sort sur sa voisine et celle-ci décède… Une série de péripéties va alors découler de ce simple geste et mettre la famille de l’écrivain en danger.
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Une histoire qui vous glace le sang ?

Là où Junji Ito vous procure des frissons durant plusieurs pages, Philippe Thirault éprouve quelques difficultés à vous faire peur. L’ambiance est pesante mais pas horrifique, les « méchants » (appelons les comme ça pour éviter les spoils) sont laids mais ne procure pas une peur telle, que ce soit par leur physique ou leurs actions, qu’on déciderait d’arrêter notre lecture quelques instants.

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Sans vous dévoiler l’un ou l’autre twist, la fin m’a laissé sur ma faim. J’ai eu, pour le dernier chapitre, l’impression que l’auteur essayait de faire de l’horreur pour dire d’en faire, en d’autres mots, pour coller au genre qu’il a choisi. Il aurait dû, selon moi, arrêter son récit quelques pages plus tôt. Si on fait exception de ces quelques petits défauts, ce comic-book devrait contenter beaucoup de lecteurs malgré tout grâce à son format, son intrigue originale et son style proche de celui de Junji Ito.

Bref, un bon premier récit dans cette nouvelle collection de Glénat mais qui manque tout de même de « piquant ». De quoi passer un bon moment si on ne s’attarde pas sur les petits défauts du titre.

 

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