Le Paris Comic Con : les avis de la rédac ! - Comics Prime

Le Comic Con de Paris aura décidément fait couler beaucoup d’encre et diviser tant au niveau du public lambda que des fans de comics. Même ici à la rédac, l’évènement a été au centre de discussions plus qu’animées. En voici une représentation…


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Avant toute chose, il est nécessaire de lire les lignes suivantes en prenant compte du ton cynique, ironique et autres mots se finissant en “ique” (je te vois venir jeune dégoûtant!) que je risque d’employer. Amis de la finesse, passez votre chemin malheureusement.

Malgré tout, on évitera de faire du bashing bête et méchant car pas mal de sites s’en sont déjà occupé, on va tenter ici d’argumenter pourquoi cette convention pourrait se résumer en un gros foutage de tronche, mais allons direct dans le vif du sujet, car c’est pour ça que tu es venu ici jeune lecteur avide d’informations !

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Prenant mon courage et mes petits comics de Frank Miller dans mon baluchon, me voilà en route pour la ville lumière. Faisant fi des multiples critiques et de la petite guéguerre qui se déroulait sur internet, me voilà sur les lieux comme un bon visiteur lambda amateur de COMICS (oui, c’est en majuscule, car c’est important pour la suite). Il faut l’avouer, l’endroit a clairement la classe et le cachet fait son effet.  Voilà pour le seul unique point positif de ma journée… Un peu maigre n’est-ce pas ? Maintenant, on va pouvoir commencer la partie rigolote.

Première remarque, le stand de Panini qui devait faire au grand maximum dans les 30-40 m², un peu étrange quand on connaît le poids de l’éditeur dans l’industrie, surement que le prix au m² devait être des plus élevés. Un display publicitaire se fait voir avec quelques couvertures de comics Star Wars (qui ont la cote forcément) dont notamment un certain tome 1 de Princesse Leia et de Kanan le dernier Padawan avec la mention “Retrouvez les comics Star Wars au rayon BD”, il n’en fallait pas plus pour attirer le chalan que je suis ! Mais bonjour la désillusion de savoir que selon le vendeur Panini , est seulement disponible le premier tome de «Skywalker Contre-Attaque» et «Vador» et que les autres comics visibles sur le display 5 mètres plus loin ne sont pas présents ici.

Donc je signale au gentil monsieur qu’en gros, ils utilisent une communication visuelle qui sera utilisable uniquement dans le commerce dans un futur proche.
«Oui, c’est bien ça» me répond le malandrin.

D’accord tout va bien…

On passera sur le visiteur curieux qui se fait persuader de commencer les comics par du Deadpool (parce que Deadpool c’est cool) ou du Civil War (parce que Civil War c’est cool aussi), mais en fait non, il ne pourra pas parce que Panini n’avait aucun numéro 1 de disponible concernant ces deux séries phares et tout ceci pour un dimanche à 10h30.
Pas de bol mec !

Soudain, une goutte de sueur froide se fait sentir dans mon dos ! J’ai quand même bien vu Batman, Superman & Flash sur la jolie affiche de la Comic Con non?? Mais où est donc Urban Comics?!! Surement resté à la maison pour regarder la messe dominicale.

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Et la grande question à poser au département communication de l’événement est « Pourquoi communiquer sur nos amis en slips de chez DC si l’éditeur français n’est même pas présent sur place???»

Une bonne question, mais je cherche toujours une réponse autre que de vouloir prendre le visiteur pour un blaireau.

Et là, on enchaîne sur du grand n’importe quoi. Les soucis d’horaire concernant les différents panels, l’annulation de Maisie Williams (c’est surement Bendis qui lui a soufflé l’idée) la veille, chose que j’ai apprise le soir en rentrant au bercail. Bref, amis de la communication vous êtes ici chez vous !

On recherche des stands de COMICS, parmi le monde qui s’agglutine n’importe où et à part Glenat, Delcourt, Panini (jolis stands malgré tout) et deux, trois vendeurs qui ont senti la venue de papy Miller. Ceux-ci essayant de vider a tout pris leurs stocks Daredevil et Sin City. A part ça, c’est le néant absolu. On réfléchit quelques instants après avoir encaissé le choc et la terrible conclusion émerge… “Pourquoi achèterais-je les titres que je vois ici alors qu’ils sont déjà disponibles depuis des lustres dans les enseignes spécialisées ?

J’ai vu plus de comics VO/VF, de figurines, goodies, collectors et autres choses qui feraient mouiller un geek, la veille en visitant les magasins de la capitales française (coucou Pulp’s Comics & co). À ce moment-là, on pouvait définitivement rayer le mot COMICS de la journée.

Pas possible de voir Frank Miller pour espérer le faire signer quelques œuvres. Seuls certains élus y ont eu droit en obtenant un ticket dédicace reçu à l’entrée du salon. En tout cas, c’est ce que le gentil membre du staff m’a fait comprendre quand j’ai voulu dire bonjour au papa de 300. Bon, fallait pas trop rêver non plus, surtout que la méthode est pas nouvelle et puis  j’ai toujours apprécié porter 4kgs de comics pour rien…

Les différents artistes sont dispersés aux 4 coins du salon ce qui est plutôt lourdingue et pas terrible.

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Le tour du propriétaire qui étrangement se fait en 1 heure montre en main. Un stand jeuxvideos.com sans écran/console/nes/game gear avec deux membres du staff occupé à engloutir leurs durums poulet sauce andalouse, frites à part !!  Et avec pour seule chose à montrer, un flyer d’inscription pour devenir membre Premium du site.

Mais p*****, la blague ne s’arrêtera jamais??? (pardon, la frustration ressort).
Une petite voix dans mon esprit fiévreux se fit entendre.

“Bah non mon gars il y ‘a aussi un stand Hello Kitty, Snoopy, Canal Sat, Microsoft et un artisan qui travaille le cuir un peu plus loin. Ah, et sinon n’oublie pas de passer sur nos 3 stands de mugs Star Wars, ils sont top!”

Le summum restera le panel Marvel: Secret Wars ou la sécurité annoncera avec bravoure devant une petite centaine de personnes attendant l’ouverture de la salle depuis 30 minutes minimum; un superbe “Sorry, c’est complet !”

Psychologiquement, je fus brisé et ce n’est pas le cookie à 2.50€ même pas cuit qui m’apporta un quelconque réconfort. L’envie n’y était plus du tout et après 3h sur place, mes sbires et moi-même décidâmes d’entamer le chemin du retour.

Maintenant peut être qu’il y avait moyen d’y trouver son bonheur quelque part et que les curieux ont pu peut être apprécier l’événement mais pour un amateur de COMICS tel que moi, ce fut impossible. L’absence d’occasions en VF/ VO, de magasins spécialisés, ont clairement joué en défaveur. Et finalement on se dit que le FACTS made in belgium, c’est plutôt vachement cool !

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Et là, je ne m’adresse pas spécialement à tout les membres du staff, car eux, ne sont pas vraiment responsables du four qu’est la Comic Con, mais à toi Jean-Raoul le vilain organisateur (oui, il faut que je trouve un coupable !!) de ce machin, si ton but était de souiller nos petits corps, bien jouer mon gars, c’est mission accomplie ! J’ai pleuré dans ma douche pendant 2 heures.

Et même les tickets des trois jours se sont visiblement vendus comme des petits pains, un conseil si tu veux que l’événement accouche d’un petit frère l’année prochaine : essaie de revoir ta politique ainsi que ta communication et SURTOUT petit truc à ne pas négliger, évite de prendre tes visiteurs pour des abrutis. En proposant un peu plus de COMICS que le rayon BD du supermarché du coin. Car voir plus de Stormtroopers dans les allées que de Batman, tout en étant fan hardcore de Star Wars ça me fait un peu mal au fondement. Mais, sinon, belle tentative de vouloir surfer sur la hype d’un certain film qui arrive fin de l’année. Tu m’as presque coupé l’envie de le voir.

Et donc pour toi et les autres sites/blogs/youtubeurs “spécialisés” qui ont brandi torches et fourches pour finir de changer d’opinion sur l’événement grâce à l’obtention magique d’accréditations presses ou d’invitations par exemple (car la gratuité est toujours fabuleuse pour faire changer d’avis), mon pote d’en dessous à un petit cadeau.

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Paris Comic Con : une convention comics? Pas du tout, juste un rassemblement pour amateurs de la pop culture et encore !

PS: pardon si ce retour fut un peu virulent, mais mon médecin m’a toujours dit de faire sortir la frustration sinon on attrape des ulcères. D’ici là des bisous par millions !


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Critiquer un événement n’est pas quelque chose de facile pour moi. Parce que même si j’ai une petite idée de l’organisation et du travail que ça demande, il reste des paramètres que je ne connais pas. Et je n’aime pas critiquer quand je ne connais pas.

Cependant, il reste des choses qui sont universelles, comme la communication et l’organisation. Et ça pour le coup, c’est un beau plantage.

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Au XXIème siècle, quand tu organises un événement de cette envergure, tu ne dois surtout pas te louper sur ton site internet, Facebook, Twitter,… Peu ergonomique et peu alimenté, j’ai eu quelques petits moments de rage sur ce site. Je vais prendre l’exemple du programme et du plan.

Je voulais avoir ces deux éléments pour pouvoir organiser un minimum mon séjour. Agacé de ne rien trouver, j’envoie un message dans la partie contact et on me répond :

Bonjour,

Nous publierons un plan sur notre site dès que possible,

Concernant les dédicaces, celles de Mr Miller et Matt Fraction auront certainement lieu le matin, soyez présent à l’ouverture, vous aurez toutes les infos nécessaires d’ici peu !

Merci,

Bonne journée

Une réponse qui a eu le mérite d’être très rapide mais qui me laissait dans le flou artistique. Je décide de mettre ça sur le compte du débordement et je prends mon mal en patience. Puis la veille de l’événement, je tape sur internet « plan comic con Paris ». Et là je trouve une actualité fraîchement postée, mais sur Gameblog.fr (-_-) Il n’avait même pas fait une news sur le site pour annoncer l’arrivée du plan. Bref, je regarde celui-ci et je me rends compte qu’en fait ça va être bien petit et que certains stands n’ont clairement rien à faire là.

J’en profite pour regarder le programme. Miller en dédicace avec Azzarello pendant 30 min. Vous êtes sûrs que c’est l’invité d’honneur ? Parce que vous savez que les gens viennent essentiellement pour lui et vous organisez ça en 30 min par jour ? Pareil pour le système des tickets. On m’a répondu que je devais venir le matin mais on aurait pu me dire à ce moment-là qu’il fallait refaire une file pour avoir un ticket, nan ?

Attention je savais très bien que j’avais très peu de chances de rencontrer Miller, mais là j’ai eu l’impression qu’une grosse porte en adamantium nous séparait.

Pour être honnête, si j’avais vu le programme avant, je ne sais pas si je serais venu. Bon, j’exagère peut être mais au moins j’aurais allégé mon sac et épargné mon dos !

Et on en arrive à la partie qui m’a plu : les rencontres et les éditeurs. Au cours de mon dimanche, j’ai pu rencontrer Elsa Charretier et Pierrick Colinet (Infinite loop), Goef Darrow (Shaolin Cowboy, Big guy and Rusty,…) et Matt Fraction (Punisher War Journal, Sex Criminals, Hawkeye,…).

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Des rencontres vraiment géniales, où les auteurs prenaient leurs temps et où l’organisation (parfaite) mettait tout en œuvre pour les mettre en avant. Un grand bravo à Glénat Comics et Delcourt Comics.

Par contre, je dois avouer que le stand de Panini manquait clairement d’intérêt. Avec un youtubeur (le sympathique Mar Vell) et un seul dessinateur (Matteo Lolli) en dédicace, il faisait bien pâle figure.

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Je ne parlerai pas d’Urban car ils n’ont même pas pris la peine de venir…

Tant qu’on est dans les artistes, cette convention m’a permis de découvrir pas mal de chouettes projets indé. L’auto-édition ça me touche et j’ai eu des discussions très enrichissantes.

J’ai rencontré un Bruxellois (Hassan Saber) qui venait de sortir sa première BD (avec son scénariste Christophe Coel) : Ozville. Un  dessinateur aussi talentueux que sympathique dont on vous reparlera très bientôt (Teasing !!).

Pareil pour Terry Stillborn (alias Thierry Mornet) et son Garde Républicain. Alors qu’il est à la tête de la collection Delcourt comics, il a choisi de passer par l’auto-édition et l’auto-diffusion pour son bébé. Et en plus d’être courageux et super abordable, cet homme est rempli de talent. Comptez sur moi pour vous en parler bientôt également ! (teasing n°2 ?!? mais où s’arrêtera-t-il !!)

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Le seul reproche que j’ai à faire sur cette partie c’est l’emplacement. Éparpillés aux quatre coins du salon, il fallait batailler pour tous les voir et les trouver. Personnellement j’aurais plutôt mis l’Artiste Alley au milieu de la convention, pour regrouper tous les auteurs et pouvoir les découvrir plus facilement ! Et pour montrer que c’est les auteurs qui sont au centre de cette convention, et non les stands de goodies proposants tous quasi les mêmes choses (à base de Pop ! figures et de Star Wars à toutes les sauces)

Mon dernier coup de gueule concerne la « conférence sur l’e-sport ». J’étais avec un ami pour représenter «La Douceur», une team de Street Fighter Bruxelloise. Will2pac et Cuongster étaient de la partie pour faire des matchs contre le public. Au vu de leurs skills sur SF4 et comme sur leurs fiches on les présente comme des joueurs de SF, on pensait vraiment qu’on jouerait à du SF. Je vous laisse imaginer notre surprise quand on a vu Mortal Kombat tourner sur l’écran. Un dernier élan de rage qui nous a poussé à aller en ville pour tâter de l’arcade (chez Arcade Street notamment, un endroit génial avec un bon niveau !).

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Je suis donc venu un jour, de 9h à 17h et j’ai laaaaaargement fait le tour de tout ce que je pouvais faire. J’ai cependant passé un bon moment avec les artistes et les éditeurs qui ont porté l’événement et qui prouve que notre passion est entre de bonnes mains.

Aux organisateurs je dirais juste ceci : à vouloir jouer sur tous les fronts, on n’est finalement sur aucun.

Des bisous à :

Le Garde Républicain

Ozville

La team Monsieur Douceur


 

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Je dois avouer que quand on m’avait parlé de la Paris Comic Con, j’avais d’abord cru rêver. Pourquoi ? Parce qu’on annonçait Frank Miller et Brian Michael Bendis, puis Brian Azzarello.

J’ai lu et j’ai ri qu’ils n’étaient que scénaristes, non dessinateurs. Certes, mais on parle ici de scénaristes de génie, donc je me contenterais volontiers de scénaristes dans de pareilles circonstances.

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Nous en arrivons à une première déconvenue, mais je ne blâmerai pas la Paris Comic Con (PCC), l’annulation de Bendis pour participer au tournage de la série Powers. Certains ont reproché cette annulation à la PCC mais vu que l’annonce venait du compte twitter de Bendis lui-même, il me semble être le seul responsable. Il n’empêche que c’était un coup dur.

Bref, il restait quand même Miller et Azzarello, et d’autres noms tels qu’Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Matt Fraction, Kelly Sue Deconnick, Elsa Charretier et Pierrick Colinet. Largement de quoi me convaincre que cela en vaudrait le déplacement. Ni une ni deux, j’ai réservé logement et moyen de transport et j’ai rentré une demande d’accréditation presse pour notre magnifique site Comics Prime.

Et là, on retourne sur le sacro-saint problème de communication de la PCC. J‘ai rentré la demande largement dans les temps et je n’ai obtenu la réponse qu’une semaine avant la convention. Quelle réponse ? Nous aurions droit à une seule place et pour le dimanche uniquement. Je ne vais pas me plaindre, mais entre temps vu l’absence de réponse, j’avais déjà acheté les places pour le dimanche, le samedi n’étant plus disponible. Bref, je me suis retrouvé avec une entrée gratuite mais que j’avais payé, soit. Et nous étions quatre personnes de la rédaction avec une seule entrée.

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Nous sommes arrivés le samedi, avec Gado, et nous avons tenté l’impensable : acheter nos billets à l’entrée. Alors même qu’il était annoncé que ce ne serait pas possible sur le site de la convention. Surprise, il y avait moyen de s’acheter un billet, certes plus cher, et nous allions pouvoir visiter les lieux et prendre les informations pour le lendemain. On rentre assez facilement, logique vu l’heure et c’est parti. Nous retrouvons un stand Panini, certes modeste mais l’espace était rentabilisé. Un stand Glénat où nous prenons les informations pour les interviews du lendemain… oui oui, on a des interviews pour vous. Un stand Delcourt qui mettait à l’honneur Terreur Sainte, le même que j’ai critiqué. La question était : où se trouve Urban ? Il n’est pas là. Sur ce point, Urban est sans doute le seul responsable. Sachant qu’il aurait été assez facile pour lui de mettre en avant les comics écrits par, au hasard, Frank Miller et Brian Azzarello, c’est incompréhensible. On notera également la présence de Comixology, qui offre un catalogue de comics numériques provenant des différents éditeurs, bien vu de leur part. Point noir, aucun stand de vente de comics d’occasion ou de comics VO, fort dommage.

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Au niveau de l’Artist Alley, des Artist Alley pardon, elles étaient disséminées à différents endroits de la convention. Un choix pour le moins étrange, sauf si on se fait la réflexion que les organisateurs tentent de nous faire systématiquement passer par le centre de la Grand Halle de la Villette, là où se trouvent les différentes boutiques. Dans l’ensemble, on trouve un peu tous les genres et à ce niveau là, il y avait du choix. Nous avions des auteurs connus, d’autres moins, des indépendants, des français, des belges, bref pour une première convention, le catalogue d’artistes est varié et reste sympathique. C’est d’ailleurs dans l’une des Artist Alley qu’on retrouvait Amanada Conner, Jimmy Palmiotti (aussi présent sur le stand Glénat), Billy Tucci et Mauricet, petit belge qui a côtoyé les grands. On en a profité également pour aller voir Julien Huggonard-Bert, qui avait publié Girls, Gods and Monsters. Au final, on s’est retrouvé à partir à la fermeture de la PCC, une première journée plaisante.

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Le dimanche est arrivé et j’ai pu alors profiter de l’accréditation presse. Ou bien ? Amusant, la presse ne rentre pas par l’entrée principale, tout comme dans les autres conventions. Je me mets dans la bonne file et je constate que les gens possédant un pass VIP rentre avant nous, il me sera impossible de prendre des photos de longues allées vides. Rien de trop grave jusque-là, je m’y ferai. Je constate que je vais devoir attendre, je ne suis d’ailleurs pas le seul dans ce cas, car s’ils ont bien donné leur accord pour les accréditations presse, il s’avère qu’on doit attendre que la liste des accréditations arrive. Hop, on attend encore une dizaine de minutes mais j’ai pu discuter avec des confrères venant de la presse spécialisée ou non. On nous laisse rentrer, ouf, mais on nous explique qu’une fois à l’intérieur, on ne peut plus sortir sous peine de devoir se racheter un billet et qu’on va devoir attendre 9h, comme tout le monde. Ce que je retire de tout ça c’est que s’ils espéraient « acheter » la presse, c’est raté. Oui, on fait l’économie du prix de l’entrée mais pour le reste nous sommes logés à la même enseigne que tout le monde.

Une fois à l’intérieur, je me dépêche pour tenter de récupérer un ticket signature pour Frank Miller. Mais qu’est-ce donc ? Pour obtenir une signature de Miller, il vous faut un ticket, limité en nombre. Gros problème, si vous n’avez pas de pass VIP ou si vous n’êtes pas un exposant, vous aurez bien peu de chance d’en obtenir un. Verdict : je suis reparti avec mon tome de Terreur Sainte, vierge de toute dédicace. Surprise du dimanche, le ticket pour Miller est jumelé avec Azzarello… donc au revoir pour lui aussi. Ceci étant, l’agenda du dimanche était chargé, j’ai des interviews programmées, je ne vais pas trop me plaindre même si je suis déçu.

Le bilan est en demi-teinte pour la Paris Comic Con, je vais commencer par les points négatifs. Tout d’abord, une communication calamiteuse. On ne répond pas aux questions des gens ou trop tard, les annonces sont tardives, il faut chercher pour avoir la moindre information. Déplaisant.

Ensuite, quand on annonce des artistes comme Miller, on essaye de faire en sorte qu’un maximum de monde puisse bénéficier de sa présence. En l’occurrence, ses signatures n’ont bénéficié qu’à une minorité, qui pour une majorité avait payé très cher son entrée. Une convention pour riche…

Puis en parlant de convention pour riche, vendre des entrées sur place c’est bien. Quand c’est annoncé, c’est mieux. Mais là où on a de quoi voir rouge, c’est qu’ils ont rapidement empêche l’achat de places sur leur site et qu’on se doute que c’était dans le but d’en vendre plus le jour même… pour un tarif plus élevé. Je m’avance peut-être trop, mais il plane l’impression qu’on a cherché à se faire du profit.

Enfin, on était en droit d’espérer plus d’exposants en rapport avec les comics. Même si la grande majorité des éditeurs étaient présents, on aurait pu espérer voir des stands de revendeurs.

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Les points positifs maintenant, parce qu’il y en a, pour une première édition, oui c’était officiellement une première édition, ils s’en sont bien sorti. Ils ont quand même réussi à attirer Frank Miller, Bendis et Azzarello. S’ils doivent clairement revoir la façon dont se déroulent les dédicaces, ça annonce du lourd à l’avenir.

Les éditeurs présents se sont réellement impliqués pour faire de cet évènement une réussite, Glénat en tête. Certes, on peut toujours faire mieux mais que ce soit Panini, Delcourt, Glénat ou même Comixology, tous ont fait en sorte d’amener un ou plusieurs artistes.

Les annonces ont tardé mais elles ont continué jusqu’au bout avec la présence de Krysten Ritter et Carrie-Anne Moss pour faire la promotion de la série Jessica Jones, et avec la diffusion en avant-première du premier épisode.

Globalement, les gens semblaient contents, étrange je sais. J’ai parlé avec des visiteurs, écouté certaines discussions et la majorité des gens étaient satisfaits de la PCC. Sans doute que la grogne vient plutôt des spécialistes qui ne se retrouvaient pas dans cet évènement clairement hybride. Mais pour quelqu’un qui y venait juste parce qu’il connait les films issus de Marvel et de DC, il semblerait qu’on pouvait profiter de tout ce qui se déroulait. En somme, nous étions en face d’une convention sur les comics mais destiné à un public qui n’était pas fan de comics.

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