Lady Mechanika T4 - Comics Prime

Joe Benitez revient en force avec ce tome 4 de Lady Mechanika en nous délivrant non pas une mais deux histoires qui nous en mettent plein la vue !

Scénaristes : M.M. Ghen & Joe Benitez
Dessins : Joe Benitez & Martin Montiel
Couleurs : Peter Steigerwald, Beth Sotelo & Mike Garcia
Éditeurs : Glénat Comics (VF) – Benitez Production (VO)
Date de parution : 18 Octobre 2017.
Sollicitation : Quel bonheur de retrouver l’univers riche de Joe Benitez et de sa Lady Mechanika dans deux nouvelles aventures ! Dans ce tome 4 nous plongeons d’abord au cœur de l’Angleterre Victorienne sous les traits de Mechanika City où des orphelins disparaissent pour assouvir des rêves d’immortalité sur fond de science et de magie. Nous embarquons ensuite pour le Mexique où Lady Mechanika fêtera El Día de Los Muertos avant de se retrouver confrontée à un gang de cavaliers suppôts d’une déesse aztèque. Benitez mêle les traditions et nous perd entre réalité et mythe : démons ou humains ? Déesse protectrice ou démone sans vergogne ?

 

Des dessins toujours au top

Que dire des dessins de Joe Benitez à part qu’ils sont époustouflants ? Ce tome 4 de Lady Mechanika est un bonheur pour les yeux tant l’univers steampunk est rendu avec une justesse incroyable et, s’il foisonne de détails, Benitez ne tombe jamais dans le too much.

Toujours aussi à l’aise avec les femmes, Benitez nous offre ici, quelques très beaux personnages masculins. Notamment avec l’inspecteur Singh qui se veut aussi charismatique que Lady Mechanika elle-même. Si le pari n’est pas gagné à 100%, il est quand même très agréable de voir que Joe Benitez ne délaisse pas les hommes.

Il faut également saluer le travail des coloristes qui servent parfaitement les scénarios grâce à des ambiances lumineuses et chromatiques bien adaptées. Cela se ressent surtout dans « La Dama de la Muerte » où les couleurs sont chaudes et chatoyantes nous transportant inévitablement au Mexique. On peut presque entendre de l’espagnol et on ressent bien cette atmosphère festive teintée de mélancolie du Día de Los Muertos.

Il est indéniable que Joe Benitez est un artiste qui veut nous délivrer sa créativité débordante à tout prix, nous emmenant tous azimuts dans son, ou plutôt ses univers. Mais, ce qui fait sa force est également sa faiblesse. En effet, à force de vouloir nous en montrer trop d’un coup, Benitez se perd et le scénario en prend un coup.

Des scénarios en dent de scie

Si le scénario de « Les Garçons perdus de West Abbey » est un peu facile, la lecture est fluide et agréable. Malheureusement, on comprend vite où l’histoire va nous mener et comme à son habitude, Benitez pose des éléments qu’il ne développe pas suffisamment. De plus, la résolution de cette enquête se fait trop abruptement et laisse le lecteur sur une impression de « tout ça pour ça ? ».

Heureusement, « La Dama de la Muerte » sauve ce tome 4 de Lady Mechanika. L’histoire se base sur une légende aztèque, celle de la déesse Mictecacihuatl, Reine de l’au-delà. Joe Benitez essaie de nous perdre en confondant le Déesse et son héroïne. Si le scénario de base n’est pas beaucoup plus étoffé que le précédent, Benitez et Ghen tentent un twist qui crée son petit effet. Dans cette histoire, on nous montre une facette plus sombre de l’aventurière qui la rend plus humaine.

Dans la même lignée, ce qui amène Lady Mechanika au Mexique est le deuil qu’elle porte. En effet, elle pleure un ami – amant ? – Dallas, dont nous ne savons rien. On espère que ce personnage sera développé dans une future histoire !

Ces deux scénarios comportent tout de même un gros point positif, ils traitent – enfin – du passé de la Lady. Même si ce n’est qu’en surface et avec parcimonie, ça fait du bien de revenir au postulat de base de Lady Mechanika. En effet, la recherche de son passé est ce qui anime notre héroïne, il a d’ailleurs été mis en avant dès les premières pages du tome 1. Cependant, cette quête avait été largement oubliée dans le tome 3. Cet aspect du récit est pourtant un point central qui permet de lier les différentes histoires et de garder une certaine cohérence. C’est également quelque chose qui pourrait faire évoluer le personnage de Lady Mechanika au fil du temps.

Lady Mechanika T4
Deux aventures mêlant steampunk, magie, science, fantastique et traditions pour deux moments de plaisir dans ce tome 4. Lady Mechanika est toujours une claque visuelle et une lecture agréable malgré des légèretés scénaristiques.
Scénario
Dessins
Ce qu'on a aimé
  • Les dessins époustouflants de Joe Benitez rehaussés par de superbes couleurs
  • Deux histoires différentes qui nous font voyager dans deux univers distincts
Ce qu'on a moins aimé
  • Des scénarios toujours un peu faibles et sans grandes surprises
  • Un manque de cohérence des éléments dans cet univers qui part un peu dans tous les sens
3.5LADY MECHANIKA T4

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