Justice League Rebirth Tome 2 - Comics Prime

Fâché était mon sentiment après la lecture du premier tome de Justice League. D’ailleurs c’est pour cela que je n’avais pas trouvé la force de chroniquer le premier opus. Alors pourquoi chroniquer ce deuxième numéro ? Simplement parce que j’aime cette équipe et que malgré certaines imperfections dans l’air New52, Geoff Johns avait réussi à créer une histoire qui tenait la route et qui valait la peine d’être lue. J’ai vraiment envie de croire en cette Justice League « Rebirth », c’est pourquoi j’ai décidé de me lancer dans ce deuxième tome non sans une grande appréhension semblable à celle que j’ai eu lorsque j’ai été voir le film du même nom.

Ce deuxième tome regroupe 2 histoires, l’une qui est la suite directe du 1er tome : État de Terreur et l’autre, qui se nomme Virus.

Scénario : Bryan Hitch
Dessins : Neil Edwards
Editeur : Urban Comics VF, DC Comics (VO)Sollicitation :
Il existe des forces capables de manipuler l’esprit et de nous confronter à nos pires angoisses.Et quand celles-ci s’attaquent à la plus grande équipe de super-héros, c’est la Terre entière qui est en danger, poussant les membres de la Ligue de Justice à s’en prendre les uns aux autres. Seuls des héros entraînés à contrôler leur peur pourront en venir à bout… Jessica Cruz et Simon Baz, les deux novices de l’équipe, parviendront-ils à repousser cette nouvelle menace ? Contenu : Justice League Vol.2: Outbreak (#6-11)

     

État de Terreur

La Justice League essaye tant bien que mal de se débarrasser une fois de plus d’une nouvelle menace ravageant la ville.
L’équipe est au plus mal, puisqu’elle est tétanisée par la peur et ne peut affronter sereinement ce nouvel ennemi. Jessica Cruz, le nouvelle Green Lantern est visiblement la moins affectée, parce qu’elle sait comment s’affranchir de ce sentiment de peur, ayant été elle-même sa proie durant un long moment. C’est d’ailleurs Jessica qui arrivera à galvaniser les troupes pour que celles-ci se réunissent autour d’elle et de son anneau.
Repoussée par ce travail d’équipe, l’entité est détruite et nos héros peuvent retourner à leur vie “normale”. On assiste alors à de petits moments anodins que les membres de la Justice League partagent ensemble. Une quiétude qui sera bouleversée car depuis le dernier combat, les membres de l’équipe sont envahis par la colère et la paranoïa. Ce qui va amener des dissensions inéluctables dans le groupe.

Fear it…

L’utilisation de la peur comme toile de fond a été maintes fois utilisé soit chez Marvel soit chez DC. Ce thème est d’ailleurs un des leviers principaux dans l’univers de Green Lantern. On est donc clairement en terrain connu et encore une fois on se dit que Bryan Hitch, ne prend aucun risque en nous contant une histoire où la peur est le principal ennemi de nos héros.
Et même si le scénariste essaye d’introduire quelques tensions entre nos héros, le lecteur assidu et même les autres, se rendra vite compte que ces querelles internes ne dépasseront pas la petite empoignade entre Sup et Batou !
Maintenant tout n’est pas à jeter dans cette histoire qui compte deux épisodes. En effet, Hitch s’attarde sur la vie personnelle de nos héros et leurs ressentis par rapport aux regards que les personnes “normales” portent sur eux. Une réflexion qui aurait pu être intéressante mais qui à mon goût n’est pas suffisamment exploitée. Et comme je l’ai évoqué un peu plus haut Hitch se contente d’utiliser des ficelles vues et revues. Comble du comble le hasard veut que je vienne de terminer Batman Rebirth tome 1 et le thème est presque similaire à ce qu’on peut lire dans Justice League. La seule différence est que le scénario de Tom King est bien plus palpitant et surtout plus nuancé… Côté dessin Bryan Hitch travaille avec Neil Edwards, qui est bien plus inspiré que Tony Daniel dans le premier tome.

Virus

Bruce Wayne est la cible d’un piratage informatique qui met sans dessus dessous l’artillerie de la batcave. il n’y a pas que l’antre de la chauve-souris qui connaît des problèmes puisque la watchtower est hors de contrôle et fonce sur la Terre. Cyborg ne peut rien faire, puisque lui aussi connaît des problèmes d’ordre “technique”. La Justice League va mener l’enquête pour essayer de découvrir qui se cache derrière cette attaque informatique.

J’ai déjà lu ça quelque part…

Une histoire résonnant comme une redite des évènements qui se sont déroulées durant l’ère New 52. Un virus qui s’en prend à Cyborg et qui réveille aussi une kyrielle de super vilains. Durant tout un numéro on assiste à des combats statiques entre les héros et leurs ennemis de seconde zone (oui ils nous ont encore reservi Giganta). Cette partie est peu intéressante. Par contre où Hitch a touché juste, c’est sur la caractérisation de la famille Palmer et surtout au soin qu’il a apporté aux enfants. Un récit qui sans être un chef-d’oeuvre est supérieur à ce qu’on a pu lire sur Justice League façon Rebirth. Seul bémol Superman n’est pas présent et rien n’explique pour quelle raison il manque à l’appel.

C’était mieux avant ?

Ce second tome ne réinvente pas la roue, mais il m’a permis de me réconcilier à moitié avec la franchise. Le problème c’est que Bryan Hitch n’est pas taillé pour une série comme Justice League et ce pour deux raisons, la première c’est que le monsieur est bien plus doué au maniement du crayon que du stylo. Hitch se sert de choses bateau pour raconter des histoires que tout le monde a déjà entendu.
La seconde raison, c’est que l’héritage d’un point de vue strictement scénaristique de la série est quand même lourd à porter, quand on passe auprès du Waid, du Morrison ou même par du Geoff Johns, tant ces personnes ont marqué par un véritable engagement dans la série. Et c’est précisément cet engagement que je ne retrouve pas dans l’écriture d’Hitch, on a l’impression, que ce qu’il propose aurait pu être adapté sans difficulté pour d’autres équipes de super héros.

Justice League Rebirth Tome 2
Si vous êtes fans comme moi de JL, prenez-le, si vous êtes nouveau lecteur, tournez-vous plutôt sur l’ère New 52 (même si la série est en dents de scie) ou la très bonne anthologie de Justice League reprenant les histoires les plus marquantes de l’équipe la plus célèbre de la Distinguée Concurrence.
Scénario
Dessin
On a aimé
  • La Justice League
  • Certaines planches très jolies
On a moins aimé
  • Histoire lambda
  • Manque de personnalité
  • .. et d'idées ou d'un scénariste ?
2.5Note Finale

A propos de l'auteur

Amoureux des comics depuis son enfance, Irokee est l’instigateur du projet, ses séries préférées sont actuellement Deadpool, Uncanny X Force et Invincible.
Il voue aussi une admiration pour Warren Ellis.

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