Jupiter's Legacy - Comics Prime

Mark Millar et Frank Quitely qui joignent leur force pour une revisite du Mythe des super héros aux pouvoirs divins et de leur place à eux et leurs valeurs dans la société moderne mercantile et superficielle. Seront-ils épargnés par cette société changeante, la menace viendra peut être de leur propre sang. Sautez le pas dans cette critique avec le moins de spoilers possible vu que c’est le volume 1 en VO encore inédit en Français.

Fiche Technique:

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Scénario : Millar Mark.
Dessin : Quitely Frank.
Couleurs : Doherty peter.
Editeur : Image Comics.
Genre : Super héroïque/mythe moderne/Aventure.
Date de sortie: 21 avril 2015.
Pagination: 136 pages (numéro 1 à 5)

Sollicitation :

1932, Sheldon Sampson a rêvé d’une ile mystérieuse qui possèderait une source de puissance aussi mystérieuse que fabuleuse. Avec sa femme, son frère et une équipe, ils montent une expédition vers cette île qu’ils finissent par trouver. Bien plus tard, en 2013, Sheldon et sa famille sont devenus des légendes vivantes mais vieillissantes des super héros. Leurs enfants sont des clubbeurs ultra populaire qui ont eu une jeunesse dorée et sans limite, les dérives sont nombreuses et parfois finissent mal.

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Sexe, drogues et invulnérabilité

Donc on commence l’histoire sur fond de grande dépression de 1929. Dans cette courte mise en situation on comprend rapidement les motifs et le rêve poursuivi par la famille Sampson. Sur un fond de « Lost » ils trouvent l’île que Sheldon, le frère ainé, à vu en rêve. Guidé par une force surnaturelle qui lui parle dans ses songes. Fast-forward, 2013, la vie nocturne, les abus de substance, la notoriété, les filles faciles, et j’en passe et des pas mûres … Brandon et Chloé sont les enfants des plus grands super héros du monde, ils jouent de leur notoriété pour bien (mal?) vivre : contrat de sponsoring, tapis rouges, beuveries, utilisation de leurs super pouvoirs à tort et à travers. Des grands ados qui se détournent le plus possible de leurs parents, et plus le parent est connu et omnipotent, plus la rébellion va loin. Chloé en fera les frais et sa via va changer drastiquement, pendant que de son côté Brandon, lui, écoute des conseils intéressés d’une personne dont il ne se méfie pas, l’incitant à commettre l’irréparable pour servir de plus grands desseins.
Millar nous livre ici une écriture fine et extrêmement intelligente, des dialogues justes et des personnages complexes et avec de la substance. Du gros gros boulot. Les protagonistes dépeint sont d’une puissance inouïe, sans doute encore bien plus que Superman car leur panel comprend des pouvoirs aussi bien mentaux que physiques mais au final ca a très peu d’importance parce qu’à part pour les mettre en scène afin qu’on en comprenne l’étendue il y a très peu d’étalages de puissance et c’est là que la finesse des dialogues prend tout son sens ses sens.

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Le monde de Millar et de Quitely

Graphiquement, perso Frank Quitely je n’ai jamais été fan. il n’y qu’a regarder la couverture pour voir ces visages « de poupée de cire » et dés qu’il « dézoome » dans les cases très peuplées les traits se montrent moins bons voire parfois montrant des anatomies tordues. Mais soyons honnête le gars a fait un gros gros travail, c’est très fouillé, c’est très recherché, c’est d’une qualité stable et l’univers présenté oscille entre la tendre désuétude des super héros des années 30 et la nouvelle génération désabusée et en rupture avec les valeurs de leurs super-parents super bien représenté par Chloé et Brandon (sur la couverture).

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Conclusion.

Véritable arlésienne du milieu comics (5 titres en 2 ans), il est d’autant plus attendu que le travail est bon, très bon. En plus vous trouverez ce tome 1 à moins de 10 euros (136 pages). Comme on a tendance a trop vite le dire, il s’agit d’une relecture des mythes fondateurs des super héros (le parallèle avec Superman est omniprésent que ça soit sur les dates de l’intro que sur les pouvoirs, et même le style de « l’Utopian ») ici ce n’est vraiment pas galvaudé. C’est typiquement le genre d’oeuvre pour laquelle Millar a gagné ses galons (Kick Ass, Némésis, Superior, Old Man Logan, Ultimate X-Men, …). Loin de son arrogance parfois énervante il donne ici une leçon d’écriture à tous les niveaux en livrant son meilleur univers depuis très longtemps. En espérant que ce tome arrive vite chez Panini (où il est prévu) et que la suite en VO ne se fasse pas trop attendre !

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