Jabberwocky TOME 1 - Comics Prime

Le nom de Masato Hisa ne vous dit sans doute rien et pour cause, Jabberwocky est seulement le deuxième travail du bonhomme, sorti au Japon en 2006 dans les pages de Magazine Z, il arrive enfin chez nous aux éditions Glénat. Décryptage d’un manga qui sort du lot et qui comptera 7 tomes.

jabberwocky-1-glenatScénario : Masato Hisa
Dessin : Masato Hisa
Éditeur VF : Glénat
Éditeur VO : Kôdansha
Synopsis : Dans un décorum très “Angleterre Victorienne”, les dinosaures n’ont pas tous disparu, ils ont évolué en êtres intelligents, et se sont cachés de l’humanité pour survivre. Hantés par la peur de leur quasi-extinction, certains ont rejoint l’humanité et ont embrassé diverses causes scientifiques, comme l’astronomie, la chimie et la biologie…

Un univers complètement barré

Dés le début du récit on est plongé dans un univers assez difficile à situer d’un point de vue temporel. En effet, l’auteur de cette uchronie mélange les références historiques, les personnages fictifs (sortant de la littérature de la fin du XIXe ) et y apporte aussi une dimension fantastique en y introduisant des… dinosaures. Pour couronner le tout le personnage principale qui répond au doux nom de Lily Apricot, est un agent des services secrets britanniques ayant un petit penchant pour la boisson.

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Notre héroïne est chargée de récupérer l’orbe appartenant à l’Empire Russe Cet objet manipulé par des personnes mal intentionnées pourrait se révéler destructreur. En effet, l’artefact renferme un secret qui pourrait réveiller l’armée ultime composée de dinosaures !

Il est délicat de se lancer dans une description de l’histoire, tant elle est complexe et riche à la fois. De plus j’aurai peur de vous révéler les nombreux twists qui sont présent dans ce premier tome. Car, oui Jabberwoky vaut vraiment le détour. D’abord pour des raisons scénaristiques, car même si elle est quelques fois difficile à suivre, l’enquête de Lily est prenante et au final on se prend d’affection pour cet agent pas comme les autres dont le passé ne cesse de la hanter.

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Il n’ y a pas que le scénario qui fourmille de références, le dessin, le découpage, les nombreuses audaces graphiques, rappelle celui de Sin City ou encore celui des univers de Mignola. Le style de Masato Hisa joue avec de grands aplats de noirs, qui sert a dessiner le contour d’un personnage, on a même droit à des « splash page », exercice assez rare dans le manga que pour être souligné. L’auteur utilise beaucoup la fragmentation graphique, c’est à dire qu’il n’hésite pas à déconstruire ses compositions à l’aide de formes géométrique.

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A mi-chemin entre les mangas et les comics

Même si au premier abord Jabberwoky semble sortir d’une planète assez lointaine de la notre, il retient toute notre attention sur les ambitions scénaristiques de Masato Hisa mais surtout pour son audace graphique, qui fait de cette série un amalgame maitrisé entre le manga et certains codes des comics.

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