Izunas : kamigakushi - COMICS PRIME.BE

Voici le nouveau cycle de « La Légende des Nuées écarlates ». Passé des deux mains de Saverio Tenuta qui s’occupait de tout sur le premier récit, à six mains désormais avec l’aide de Bruno Letizia et Carita Lupattelli. Restant proche de son coup de foudre pour les contes japonais, il nous emmène cette fois de l’autre côté du voile afin d’en apprendre plus sur les mystérieux esprits de la nature.

Fiche Technique :

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Scénario : Saverio Tenuta, Bruno Letizia.
Dessin : Carita Lupattelli.
Editeur : Les Humanoïdes Associés.
Genre:
Aventure fantastique dans le japon du moyen-âge.
Date de sortie: 14 mai 2014.
Pagination: 48 pages.
Synopsis : A l’aube des temps, les esprits de la nature appelés kamis, las de l’arrogance humaine, éblouirent le monde de leur lumière en créant le Kamigakushi, un voile magique qui les dissimulait tous aux yeux impurs des Hommes. Dés lors les esprits et les hommes ne purent plus se voir, comme s’ils appartenaient à deux mondes différents.
Soudain, un jour, apparurent les Noggos. Personne ne sait comment ils sont venus au monde, mais leur néfaste obscurité commença à infecter le monde des Kamis. C’est pourquoi l’arbre sacré MuneMori donna le jour à de blancs protecteurs, les seuls capables d’affronter le terrible fléau des Noggos.

Depuis toujours, ils vivent dans la forêt, en harmonie avec deux castes, les nobles accoucheuses Onbas et les fiers guerriers Senshis. Et le nom de leur lignée , redouté et respecté par tous les Kamis est Izunas.

« Izunas ! Montrez-moi que vous êtes dignes de la caste guerrière des Senshis ! Flairez l’odeur du courage, l’odeur de la meute ! protégez l’arbre sacré Munemori qui nous a donné la vie … Et exterminez les Noggos jusqu’au dernier ! »

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Un air de déjà vu

Le point fort qui m’a fait lire cette BD est en même temps le point faible, je me suis dit « oh on dirait Princesse Mononoke« . Alors oui on dirait Princesse Mononoke, sachant que ce chef d’oeuvre de Miyazaki et des Studios Ghibli fait partie de mon top 3 de « films » tout style confondu, c’est tout naturellement que j’ai été attiré par la couverture de ce tome 1. Et je n’ai pas été déçu car l’intérieur c’est la même chose, en encore plus flagrant. Au point où je me suis dit « à tout les coups les deux sont basés sur un conte Japonais existant », comme ça arrive souvent, et au final, après de rapides recherches je n’ai pas trouvé la mention que Miyazaki aurait été inspiré de quoi que ce soit, à part de lui-même dans une nouvelle appelée « Le Voyage de Shuna »(Shuna no tabi – 1983) et après avoir fait une balade dans la forêt de : Yakushima (île touuuuuuut au sud de l’archipel Nippon). Bref pour en revenir à cette BD, en effet les similitudes sont légion et les auteurs ne se cachent pas de leur amour pour le Maître japonais de l’animation qu’est Miyazaki lors des interviews. Or donc, il faut attendre d’avancer dans les pages de ce récit pour qu’il se démarque, notre petit groupe se forme avec une grosse menace venant du monde des Izunas et une grosse menace venant du monde des humains. Niveau scénario on évite les termes de vocabulaire japonais trop présents dans une série comme Okko mais tout en restant dans l’ambiance japonaise, comme quoi pas besoin d’en faire des tonnes pour s’y croire. On termine le récit sur deux gros cliffhangers et c’est appréciable de se dire que la série est en seulement deux tomes et qu’il ne faudra pas attendre de trop pour connaître la fin.

La poudre d’estampette

Première bande dessinée pour la jeune Carita Lupattelli. Et bien qu’elle a son style propre, on voit qu’elle a eu à coeur d’utiliser le même style de colorisation que Tenuta sur la première série des Nuées écarlates, d’ailleurs, même si les dessins sont d’une bonne qualité c’est surtout au niveau des couleurs que ce titre se démarque.  pas grand chose à redire en tout cas on reste à la fois dans des thèmes déjà vu mais avec suffisamment de petites trouvailles que pour se trouver une identité propre. J’ai hâte de la découvrir sur un titre dans lequel elle montrera son style graphique propre car elle reste, pour moi, la belle découverte de ce titre.

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Conclusion :

Le trio Italien enrichit l’univers qui a débuté dans les Nuées écarlates, et ce de bien sympathique façon, d’autant plus que s’adjoindre un co-scénariste a permis à Saverio Tenuta de commencer à bosser sur un autre spin-off de son univers. La grosse différence avec la première série est que cette fois si on a un récit plus féérique et on a droit au point de vue des esprits de la nature, cela fait un joli contraste complémentaire qui permet de découvrir plus en profondeur l’univers de Tenuta. Je recommande ce titre aux fans de Princesse Mononoke aussi bien qu’à ceux qui ne connaissent pas l’oeuvre de Miyazaki (ceci dit bouuuuuuh, pas bien), chacun y trouvera son compte dans un univers qu’on ne peut que déjà aimer ou bien justement dans la découverte d’un univers emprunt de traditions, de légendes et de magie.

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