[INTÉGRALE] Locke & Key - Comics Prime

Rendell Locke a été assassiné sous les yeux de sa femme et de ses trois enfants par deux élèves du collège où il officie en tant que conseiller d’orientation. Suite à cet horrible crime, c’est une veuve éplorée (à tendance alcoolique) accompagnée de trois orphelins qui va investir Keyhouse, la demeure où Rendell a grandit. Ah oui, Keyhouse est une demeure quelque peu atypique dans la mesure où s’y trouvent pléthore de clefs aux propriétés particulières.

Fiche Technique :
Scénario : Joe Hill.
Dessins : Gabriel Rodriguez.
Éditeur : Milady graphics.
Édition : Master Edition.
Année de sortie: 2015.
Pagination : 3 tomes de ~330 pages ; soit un total de ~1000 pages.

Sollicitation : Keyhouse : un étrange manoir de la Nouvelle-Angleterre. Un manoir hanté, dont les portes peuvent transformer ceux qui osent les franchir…
Après l meurtre brutal de leur père, Tyler, Bode et Kinsey découvrent leur nouvelle demeure, croyant y trouver le refuge dont ils ont besoin pour panser leurs plaies. Mais une ténébreuse créature les y attend pour ouvrir la plus terrifiante de toutes les portes…

Bienvenue à Lovecraft

Lovecraft, Massachussetts. Nina, la veuve de Rendell, et ses trois enfants, Tyler, Kinsey et Bode, reviennent à Keyhouse, la demeure ancestrale de la famille Locke.

Les enfants, Bode en tête, ne tardent pas à y découvrir des clefs d’un genre particulier. Ces clefs magiques leur confèrent différents pouvoirs (en fonction de ladite clef) comme quitter son corps (et, par extension, se transformer en fantôme), effacer des souvenirs, avoir une force herculéenne, contrôler les ombres et ainsi de suite (cette liste est non-exhaustive).

Malheureusement, les enfants Locke ne sont pas les seuls à connaître l’existence de ces clefs ; un écho du passé de Rendell, Dodge, les recherche aussi. Idéalement, toutes, mais en particulier une : la clef Ω, celle qui permet d’ouvrir une Porte, scellée à la fin du XVIIème siècle par les premiers Locke …

Alpha et Omega

Au scénario, nous avons Joe Hill et il faut bien avouer que ce dernier a été à bonne école (il n’est autre que le fils du King (Stephen, pas Elvis)). Bien que Joe ait choisi un patronyme différent pour son nom de plume, il n’est pas difficile de deviner d’où viennent ses influences et son inspiration : son père (les clins-d’oeil sont multiples), H.P. Lovecraft (pas seulement pour le nom du patelin), Edgar Allan Poe, Sean Cunningham, Sam Raimi et j’en ai certainement oublié plein.

Joe Hill a également scénarisé plusieurs comics, sans compter les romans et autres nouvelles.

Le scénario est servi par les dessins de Gabriel Rodriguez. Il a (entre autres) participé aux illustrations présentes dans Land of the Dead du regretté George A. Romero.

Like a goat out off hell

La narration est nerveuse et on ne s’ennuie pas une seule seconde durant la lecture : les personnages sont justes et attachants (enfin, pas tous) tandis que les dessins, sublimes, servent parfaitement l’intrigue – le trait est clair, net et presque trop poétique pour les horreurs que le scénario nous balance. Les références* sont nombreuses et utilisées à bon escient. Nous avons également droit à toutes les ficelles du genre mais sans tomber dans la caricature.

Bref, la manière dont je me suis enfilé le millier de pages de cette série tendrait presque de la pathologie.

Alors, évidemment, tout n’est pas parfait (même si cela fait partie des meilleurs trucs qu’il m’ait été donné de lire) et on pourrait regretter le virage de la fin de la série qui nous sert plein de bons sentiments.

*: mentions spéciales à Carrie, Drag me to Hell et Calvin & Hobbes.

Hi !

La version française de Locke & Key fut publiée par Milady Graphics qui, depuis, a changé de nom au profit de HiComics (ces derniers ont, entre autres, publié Rick et Morty).

À l’origine, Locke & Key est une série sortie en 6 tomes ; la Master Edition, que votre humble serviteur a eu la joie de lire, les regroupe en 3 – histoire d’avoir un trio de couvertures qui en jette un peu plus dans une bibliothèque.

All you need is love

Une histoire sévèrement bien torchée et bourrée de références (Lovecraft, Stephen King, Sam Raimi, …), un style graphique qui colle parfaitement (avec des variantes fort à propos – le style Watterson, pour ne citer que lui), une ambiance instillée au compte-gouttes, des crapuleries sans nom et du gore : voilà ce que vous offre cette série, c’est un pur moment de détente et ça décrasse un peu les yeux à la manière du gros son dont je me sers pour me décrasser les oreilles (un bon vieux System of a Down des familles, par exemple).

Seul bémol, le changement de cap de la fin qui, malgré la boucherie finale, revient vers du plus politiquement correct et tend un peu vers de la guimauve (mais, si cela peut vous rassurer, je ne l’ai pas trouvée trop indigeste).

Les intégrales de Comics Prime

La rédaction de Comics Prime aime lire et partager son avis (qu’il soit pertinent ou non). Cette catégorie d’articles revient sur une série terminée et qui nous aurait particulièrement plu (ou pas mais puisqu’on s’est fait chier à la lire, autant joindre l’utile à l’utile).N’hésitez pas à donner votre avis si vous avez lu cette série et/ou si vous souhaitez nous en conseiller d’autres !

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