[CINÉ CLUB] Hell or High Water (Ou Comancheria), excellente surprise ! - Comics Prime

Avec son casting de haute volée, aussi bien devant que derrière la caméra, « Hell or high water » (ou « Comancheria ») a tout pour être un grand film. Et il l’est, sans aucune hésitation.

hell-or-high-water-posterTitres : Hell or High Water, Comancheria
Réalisateur : David Mackenzie
Scénariste : Taylor Sheridan
Acteurs principaux : Jeff Bridges, Chris Pine, Ben Foster, Gil Birmingham
Date de sortie : 21/09/2016

Un long travelling nous présente les environs. Une banque située dans une ville quasi déserte, du soleil, de la poussière, des chapeaux de cow-boy. Bienvenue au Far W… pardon au Texas !

Et ce qui est bien au Texas, c’est que l’adage « œil pour œil, dent pour dent » est toujours d’actualité. Mais on a surtout des « gueules ». Des gueules qui sont interprétées par des acteurs qui ont l’habitude de jouer ce genre de rôles (Jeff Bridges, Gil Birmingham) et d’autres qui nous surprennent à pouvoir le faire (Chris Pine et ben Foster).

L’histoire nous propose de suivre l’aventure de deux frères, Tanner (Ben Foster) et Toby (Chris Pine), qui enchaînent petits braquages sur petits braquages. Petits de par les risques pris, mais aussi par les montants dérobés. Une astuce pensée par Toby (qui malgré sont statut de petit frère endosse tout de même le rôle de cerveau) pour éviter d’attirer l’attention du FBI.

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Mais c’était sans compter sur le Texas Ranger Marcus (Jeff Bridges) et son coéquipier (Gil Birmingham). Un enquêteur qui dissimule son esprit affûté derrière son aire bourru et qui sera bien décidé à les arrêter avant son départ à la retraite.

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S’ensuit alors une véritable chasse à l’homme où nous suivrons tour à tour les deux binômes se rapprocher immanquablement d’un dénouement sinistre. Car nous sommes au Texas. Et le Texas, c’est un peu comme le Far West. Alors ça ne peut pas bien finir.

Une histoire tout ce qu’il y a de plus classique aux premiers abords, mais qui nous fait un énorme pied de nez en plein milieu du chemin. C’est à travers une scène, et un personnage complètement anodin, que le film nous met en garde : « c’est quand même stupide de braquer des banques pour espérer vivre avec cet argent. On ne fait plus ça de nos jours ».

Et là tout devient plus clair. Le début est tellement intense et nerveux que l’on ne se questionne pas vraiment sur les motivations des frères. On voit juste que Toby préfère penser les plans et les met en pratique avec beaucoup de réticences, alors que Tanner prend clairement son pied.

Puis, on apprend que leur mère est morte.

Puis, on apprend qu’une certaine banque, à l’aide d’une magouille, va bientôt récupérer le terrain de celle-ci. Un terrain où plusieurs puits de pétrole ont été signalés. C’était trop pour Toby et Tanner qui ont décidé de se venger à leur manière : voler l’argent de ces banques pour racheter leur terre.

Et là, ça devient très intéressant. A travers différents personnages (l’avocat et le coéquipier en tête) et plusieurs situations, le film n’hésite pas à mettre des petits taquets au monde de la finance. Un petit air de fight club en sorte, mais à la campagne.

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Je n’ai pas peur de le dire, Hell or High Water est un grand film. Pour beaucoup de raisons.

Le jeu d’acteur déjà : toujours juste, chacun est possédé par son personnage, rendant ainsi toute cette épopée criante de réalisme.

Chris Pine impressionne de par son jeu froid, mais rempli d’émotions en même temps. Peut-être son meilleur rôle jusqu’à présent.

Ben Foster est hypnotisant en ex-tolard, grand frère, complètement borderline.
Jeff Bridges est également parfait dans son rôle de vieux flic tenace mais fatigué. Un accent à couper au couteau, des blagues racistes envers son coéquipier Indien, mais il reste diablement efficace quand il s’agit de résoudre une enquête.

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Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Entre l’avocat qui peut être considéré comme leur seul complice (peut-être même le cerveau qui sait ???) et une vieille serveuse qui nous donne un des moments les plus drôle du film, toutes les personnes que vous verrez méritent leur place.

Tout comme les dialogues. Rempli d’indices, de punchlines et d’émotions, ils font chacun partie intégrante du film. Des dialogues sublimés par la photographie et les musiques.

Une photographie somptueuse, que l’on doit à Giles Nutgens (Grand Budapest Hotel, excusez du peu). Pour ce qui est des musiques, nous pouvons remercier Nick Cave et Warren Ellis.

arrives at "LAWLESS" premiere in Los Angeles Sponsored By DeLeon, and Presented by The Weinstein Company, Revolt Films, Yucapia Films and Lexus held at ArcLight Cinemas on August 22, 2012 in Hollywood, California.

arrives at « LAWLESS » premiere in Los Angeles Sponsored By DeLeon, and Presented by The Weinstein Company, Revolt Films, Yucapia Films and Lexus held at ArcLight Cinemas on August 22, 2012 in Hollywood, California.

À l’instar d’un « interstellar » ou d’un « 28 jours plus tard », la musique sait exactement quand et comment accompagner l’action, ou au contraire si elle doit se taire et laisser le travail aux vrombissements d’une mouche.

Une montée en puissance implacable, des personnages et des dialogues savoureux, une direction artistique excellente, autant vous dire que je suis conquis. Un film aux multiples facettes pour ce sentiment de bras levés envers le système financier, pour cette ambiance musclée et virile digne de Sergio Leone, mais aussi pour son côté sensible. Nul doute que vous trouverez votre compte dans ce chef-d’œuvre. Un nouveau classique.

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