Golem - Comics Prime

L’hyper-consommation et ses dérives. Une fausse démocratie qui donne du pain et des jeux à son peuple, cache sous des airs sécuritaires, main dans la main avec les médias, un état policier fascisant. Le peuple vivant dans cette Italie Dystopique nous montre ce qui nous attend si la technologie et si les politiciens ne sont pas remis en question.


Fiche Technique:

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Scénario : LRNZ.
Dessins : LRNZ.
Couleurs : LRNZ.
Editeur : Glénat Comics.
Genre : Sci-Fi.
Date de sortie: 13 Janvier 2016.
Pagination: 280 pages.
(série complète en un tome)

Sollicitation :

Steno ne peut pas s’arrêter de rêver. Pour une raison quelconque, dans un monde où le moindre besoin est déjà satisfait par le « système », Steno sent qu’il devra, tôt ou tard, réaliser son rêve par lui-même. Il n’imagine alors pas que le monde entier a besoin de lui, de cette capacité à rêver…

Satire sociale, parabole politique sur la fin de l’économie mondiale, dystopie sur la conquête du monde par les nanomachines… Pour son premier roman graphique au long cours, Ceccotti Lorenzo, alias LRNZ, signe un récit d’anticipation ambitieux, surprenant et complètement maîtrisé en s’inscrivant dans un registre graphique élégant et virtuose.


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A for Anticipation.

Gros gros travail de la part de Lorenzo Ceccotti alias LRNZ. Le bonhomme a plusieurs casquettes, ce qui se remarque largement tout au long de Golem. Tout d’abord c’est sa casquette de Designer qui nous saute aux yeux (oui une casquette qui saute aux yeux !), un travail minutieux a été effectué par l’auteur afin d’avoir une cohérence visuelle sur ce à quoi la ville de Rome en 2030 pourrait ressembler. Des marques cultes omniprésentes dans tous les aspects de la vie du peuple à la façon d’un Apple ou d’un Coca Cola (cf l’image ci-dessus). Ensuite on remarque le dessin simple mais fouillé qui fait la majeure partie du contenu de ce roman graphique, un style épuré qui ne se laisse pas aller à la perfection absolue des traits, parfois même légèrement tremblant (cf l’image ci-dessous) cela donne un côté humain qui manque incroyablement à la dystopie décrite. Et enfin les magnifiques visuels entre chaque chapitres, mettant dans l’ambiance et servant indirectement le propos du récit (cf l’image avant la conclusion).

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C’est beau, c’est intéressant, mais …

Le scénario sur le fond est très intéressant, certes déjà vu dans d’autres histoires, mais avec son identité propre et travaillée. Sur la forme, malgré les 280 pages, la première moitié sert de présentation et de mise en situation. Et quand bien même, on se sent à l’étroit et il est parfois difficile de suivre les nombreuses idées introduites en même temps que les (trop?) nombreux protagonistes. On nous jette les noms de plusieurs personnages, qui même si ils sont facilement reconnaissables ne sont que brièvement montrés, mais évoqués à profusion. De même les dialogues ne sont pas des plus lisibles bien souvent. Ce qui m’évoque le travail au combien primordial et bien trop souvent oublié d’un scénariste/dialoguiste dédié à son travail et maîtrisant son récit. LRNZ fait un travail propre mais il est pénible de revenir sur les pages précédentes d’un si gros livre, surtout car la lisibilité des dessins et le découpage invitent à une lecture assez frénétique, surtout dans la deuxième partie grâce à son découpage dynamique. j’ai pensé à V for Vendetta tout au long de ma lecture et c’est plutôt flatteur comme comparaison.

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Un comics qui ressemble à un manga, mais bien plus que ça.

280 pages pour 25 euros, ce n’est certes pas le meilleur rapport qualité prix. Surtout qu’on aurait sans doute aimé que l’auteur prenne un peu plus son temps pour poser son univers et ses personnages, leur donner de l’épaisseur et de la profondeur. Des traits de caractères parfois à peine évoqués et qu’on nous laisse accepter pour argent comptant. Cette satire vous fera réfléchir pour sûr, mais elle rate le statut de chef d’oeuvre à cause de ses dialogues et de sa lecture complexe qui ne pourra pas plaire au plus grand nombre. C’est sans doute là la plus grande faiblesse de se grand et beau récit, car même si il n’est pas parfait, il donne une furieuse envie d’en voir plus et d’en apprendre plus, sans doute pour éviter que cela devienne vraiment de l’anticipation.

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