Golden Boy, la folie des éditions AAARG ! - Comics Prime

Je reproche souvent à la BD franco-belge de se reposer sur ses lauriers. Sa réputation n’est plus à faire et il faut donc se tourner vers les comics et les mangas pour avoir de vraies innovations scénaristiques et visuelles. Mais c’était sans compter sur les labels indépendants qui ose et assume. AAARG ! et son « Golden Boy », font partie de cette catégorie !

the-golden-boy-par-ozanam-kieranGolden boy
Scénario :
Antoine Ozanam
Dessins : Kieran
Pagination : 80 pages
Editeur : AAARG !

Sollicitation : Cette histoire à la frontière du fantastique (voire de l’horreur) et du fantasme d’un homme malade, met en scène non pas un antihéros, mais un héros dans un monde qui a perdu ses valeurs.

Initialement parus dans AAARG ! vol. 3 à 8


Avant de passer à « Golden Boy », il convient de parler du magazine « AAARG ! ». Parce que AAARG (que j’appellerais « Magazine adoré » à partir de maintenant) c’est un état d’esprit, de la badassitude en barre, un vent de liberté dans le monde éditorial, mais aussi et surtout l’amour du Pulp. Chaque volume propose plusieurs séries à suivre, mais aussi des histoires courtes, des articles sur la pop culture (Films, Jeux-Video,…) et pleins de bonus plus fun les uns que les autres (Fausses affiches, publicités,…). Le format bimestriel à suivre, qui comble mon côté Fanboy, n’est malheureusement pas apprécié de tous. Certains lui reprochent son contenu massif, et la difficulté de rester dans une série. C’est donc tout naturellement que notre magazine adoré propose ses séries phares dans une édition « classique ». Golden Boy est la dernière sortie.

visu2Goldenboy-1024x585

La vie est un long fleuve tranquille

Elwood est un tueur en série qui a fait d’innombrables victimes. Avec une pelle. Mais ça c’est une autre histoire que vous pouvez lire dans le volume 2 de Doggybags. Car dans Golden Boy, c’est l’histoire de Jake Wood, son frère, qui nous est conté. Mais rassuré vous, le bonhomme n’est pas très sain d’esprit non plus.

visu3Goldenboy

Jake évolue dans un monde étrange. Lorsqu’il se rend au travail, il doit se frayer un chemin au travers des hordes de zombies. Une fois arrivé, le voilà au milieu de loups garous, vampires et autres créatures. Mais ce sont des hallucinations, et Jake se soigne en prenant des pilules. Et grâce à ses pilules, il vit mieux sa petite vie, mais ça ne l’empêche pas d’être un exemple de pessimisme.

visu4Goldenboy

Puis arrive Mercy, créature de rêve qui va le sortir de sa torpeur au cours d’une nuit torride. Enfin ça c’était le plan de base. Parce que son père, qu’il n’a pas revu depuis de sa jeunesse et qui le battait allègrement, frappe à sa porte. Et avec lui, les problèmes rappliquent !

Après de douloureuses retrouvailles, le papa nous explique qu’il est en fait un ange déchu qui combat les démons. Jack décidera de donner un coup de main à son père, mais avant toutes choses, la préparation. Le choix du costume et de son arme est important quand on part en croisade contre le mal.

Ce qui se passe ensuite ? Ça va tellement vite que je ne peux pas vous en parler sans vous gâcher l’histoire. Sachez juste que le cota tripaille/WTF est remplit !

visu1Goldenboy

L’amour du travail bien fait

Golden Boy c’est une histoire à double lecture. La première est un bon gros délire, où les hallucinations de Jake s’avèrent véridiques. Car son père est un ange et qu’il a hérité de sa clairvoyance.

La deuxième lecture est un peu plus perturbante. Imaginons que ce soit vraiment des hallucinations, et que Jake ait tué un grand nombre d’innocents, il serait alors aussi fou que son frère qu’il déteste tant. Et c’est là qu’est la force de cette histoire. On en ressort amusé mais perturbé. Amusé par cette descente aux enfers, mais aussi perturbé par la fin peut être trop rapide et un brin ambigu.

Mais on fait confiance aux auteurs pour étendre cet univers.

Les dessins quant à eux, sont lignés, vif et incisif. Parfaits pour cette histoire qui va à 100 à l’heure !

3

L’édition, est elle aussi aux petits oignons. Une couverture mate du plus belle effet, une reliure solide, chouette boulot. En plus on a le droit à des petits bonus où les auteurs ont une petite discussion bien sympathique. Et quand l’un dit qu’il a plus était bercé par les comics et les mangas, que la BD franco-belge, on se dit qu’on a passé un bon moment de lecture, mais surtout qu’on l’a passé en sacré bonne compagnie !

« Golden Boy », ce n’est pas une BD tout public. Et c’est tant mieux. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais si tu lis des comics, c’est que tu es ouvert d’esprit. Alors achète « Golden Boy », rentre dans un monde de folie, et découvre AAARG ! par la même occasion. Parce que la BD indépendante, c’est important ! Merci les gars.

Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer