[FRANCO BELGE] Jusqu'au dernier - Comics Prime
Alors que j’ai baigné dans la bande dessinée franco-belge durant la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence, il est très rare de nos jours que je quitte le sentier tout tracé du monde des comics. Même s’il m’arrive de lire autre chose, c’est alors plus par nostalgie et me replonger dans des séries d’enfance comme Dragon Ball ou Tintin que pour découvrir de nouvelles choses. Mais quand un titre comme « Jusqu’au dernier » sort, me rappelant les nombreuses heures passées sur le jeu vidéo Red Dead Redemption 2, il n’y a pas d’hésitation possible : je dois le lire !

Cette BD a-t-elle pu me donner autant de plaisir que ce jeu qui s’est avéré hyper immersif ? La réponse ci-dessous.

Scénario : Jérôme Félix
Dessins : Paul Gastine
Éditeur : Grand Angle
Date de sortie:  30 octobre 2019
Pagination : 72 pages
Sollicitation : L’époque des cow-boys tire à sa fin. Bientôt, ce sont les trains qui mèneront les vaches jusqu’aux abattoirs de Chicago. Accompagné de Benett, un jeune simplet de 20 ans, Russell a décidé de raccrocher ses éperons pour devenir fermier dans le Montana. En route, ils font halte à Sundance. Au petit matin, on retrouve Benett mort. Le maire préfère penser à un accident plutôt qu’à l’éventualité d’avoir un assassin parmi ses concitoyens et chasse Russell de son village. Mais le vieux cow-boy revient à la tête d’une bande d’Outlaws pour exiger la vérité sur la mort de Benett…

Une histoire mûre et d’époque

Qu’on se le dise tout de suite, cette histoire est émouvante à en vider un nez d’enrhumé ! Dès le départ, nous suivons les traces d’un cow-boy solitaire venu rendre visite à un vieil ami. Hélas, cet ami est décédé en laissant derrière lui femme et enfant (ce dernier est, soit dit en passant, le roi des demeurés) avec la lourde tâche d’entretenir la ferme et de s’occuper des bestiaux. C’est alors qu’arrivé sur place, notre héros parle au gamin de feu son ami puis lui demande à voir sa maman. Le petit homme déclare alors qu’elle est endormie depuis plusieurs jours et qu’il n’arrive pas à la réveiller (quand je vous dis qu’il est demeuré !).
Voici donc notre point de départ ! Pour ce qui est de la suite, j’en parlerai plus brièvement et sans tous ces détails, l’histoire valant la peine d’être découverte par vous-même.
Sur ces quelques pages introductives, le lecteur que je suis a été transporté dans le monde cruel et sans vergogne des cow-boys, où la vie ne touchant qu’à un fil peut prendre un virage à 360 degrés en un instant. Tout cela est très bien dépeint dans un far west en plein déclin, laissant place à l’avènement du train et à la fin du cow-boy de métier. Ainsi, pour nos héros, il faut faire le choix de se ranger et entrer dans  l’ère moderne en trouvant un travail. Notre vieil héros et ses deux acolytes prennent la décision de quitter la civilisation pour s’installer loin de là, projetant de devenir fermiers.
Leur route les mène à Sundance, petit endroit paisible et sans histoire. C’est là que le récit arrive à son apogée : alcoolisme, prostitution, trahisons, mensonges, meurtres, etc. Autant de thèmes présents dans ce récit épique dont je me passe volontiers de vous divulguer la fin !

Une écriture très soignée malgré quelques facilités

Si l’ensemble du récit se veut prenant et très bien pensé, l’auteur aura vite fait de prendre quelques raccourcis un peu trop téléphonés. Sans doute le malaise de la BD franco-belge exigeante au niveau de ses standards. Malgré un nombre de pages étendu et un récit construit de « a à z » par le scénariste, ces quelques facilités nuisent un peu à l’histoire, lui amputant un poil de sa crédibilité.
Au niveau du dessin, on peut regretter le choix de la couverture qui possède un trait plus fin et ayant plus de caractère que l’ouvrage en lui-même ! Néanmoins, même si le dessin n’est pas une exception dans le domaine, il est cohérent avec l’histoire, retranscrivant les diverses scènes de la meilleure des façons.

J’ai adoré cette histoire… après coup !!

Malgré l’excellent retour que j’ai fait de cette bande dessinée, elle ne m’a pas plu de prime abord. En refermant le livre, j’ai eu un énorme sentiment de déception et j’ai dû mûrir ma réflexion pour pouvoir apprécier pleinement l’oeuvre !  Habitué à des séries, c’est sans doute le côté one-shot avec une fin précipitée qui m’a dérouté sur le moment (j’avais eu la même chose avec RDR2). Mais rassurez-vous, cette expérience très personnelle ne doit pas vous détourner de l’envie de lire ce petit bijou !
Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer