[FRANCO-BELGE] Conan le Cimmérien : La Citadelle Écarlate - Comics Prime

Ce Conan a tout piqué à Game of Thrones, wesh ! Oui, mais non, jeune enthousiaste découvrant le Cimmérien hirsute avec ce nouveau tome. La Citadelle Écarlate est une des nouvelles les plus connues de Robert E. Howard, mais est-ce que le siècle d’âge pointant doucement son nez sur ce récit le rend aussi pertinent et passionnant encore de nos jours ? La réponse se fera en 18 points, dont 3 sous sections et 9 sous-sous sections !

Fiche Technique :
Scénario :
Luc Brunschwig.
Dessins : Etienne Le Roux.
Couleurs : Hubert.
Style : Heroic Fantasy.
Éditeur : Glénat.
Date de sortie: 27 Mars 2019.
Pagination : 72 pages +8 pages  de cahier bonus dans la 1ère édition.
Sollicitation : Tout commence sur un champ de bataille. Conan, alors roi d’Aquilonie, affronte une coalition de traîtres menée par le sorcier Tsotha-Lanthi qui, pour venir à bout de la rage du cimmérien, use de ses sortilèges avant de le neutraliser de la plus lâche des façons. Capturé vivant, Conan est emmené dans les terribles geôles de la citadelle écarlate pour y subir un sort pire que la mort et obtenir son abdication, pendant que les armées du sorcier marchent vers sa capitale. L’horreur de la prison et la redoutable magie du sorcier auront-elles raison de la résolution inflexible de Conan ? Celui-ci parviendra-t-il à s’échapper pour rejoindre son peuple à temps ?

Écarlate brunit

Alors non je vais pas vous la faire aussi longue, ne me remerciez pas ! On retrouve ici deux tiers de l’équipe de la bd « Après la guerre » qui remet le couvert, première surprise : visuellement on est plus du tout dans le même registre et pour cause, sur « Après la guerre » Etienne Leroux n’était qu’assistant aux dessins. Donc on (je?) découvre aussi bien l’univers de Leroux seul aux pinceaux que ce que donne cette adaptation du récit de Howard.

Le problème avec pas mal de nouvelles de ce cher Cimmérien c’est qu’elles sont souvent courtes et/ou bien datées scénaristiquement, dans le sens où, il y a quasi 90 ans ce qui était innovant narrativement et scénaristiquement ne l’est absolument plus. Du coup si l’adaptation n’est pas audacieuse (comme celle de Robin Recht sur « La fille du géant de gel ») on risque fort d’avoir des longueurs sur un récit assez anecdotique, pour coller au format de la quarantaine de pages d’une BD. Attention, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas passionnant et grisant. Non, si vous avez le moindre affect avec le personnage de Conan, vous serez heureux/se de le retrouver et après tout, un retour aux fondamentaux à souvent sa propre magie, votre Madeleine de Proust épée dans une main, femme fatale dénudée dans l’autre.

Mais ici pour moi la magie n’a pas opérée, cela reste, même au sein des récits de Conan, une histoire assez classique, malheureusement galvaudée 1000 fois depuis la mode de Game of Thrones. J’entends par là que l’histoire tient en une phrase : « Conan est trahi et se retrouve prisonnier par des gens convoitant son trône au sein même de ses Nobles et leurs alliés » grosso merdo, car c’est heureusement un poils plus complexe que ça, surtout quand la magie s’emmêle. Un jeu d’intrigues donc et une course au pouvoir. Conan peut heureusement compter sur sa chance habituelle pour s’en sortir, aucune surprise ici sur la fin du récit.

Écarlate mais pas forcément éclatante.

On n’a d’ailleurs qu’un aperçu super rapide de la fameuse Citadelle écarlate, du moins de ses extérieurs, car vous verrez ses geôles longuement. Pendant qu’à Tarantia, la capitale d’Aquilonie, les usurpateurs du trône de Conan (lui-même usurpateur de trône somme toute, technique différente, finalité identique). Une rivalité entre deux sorciers aux pouvoirs hauts en couleurs, des bestioles lézardeuses volantes, des batailles d’armées. La check list est remplie ça c’est certain, le dessin est efficace mais pas forcément très adapté au style. j’entends par là que le style de Leroux tient parfois du franco-belge oldschool et je l’aurais, sans moquerie aucune, plutôt vu sur un récit classique médiéval que sur un Conan, cru, violent, épique. Les scènes gores et sanglantes ne manquent pas, mais on retrouve par contre un classicisme architectural un peu décevant, Tarantia, capitale rayonnante, joyau de la civilisation Hyboréenne, à des allures de village parfois, et la Citadelle Écarlate manque elle aussi d’ambition visuelle.

 

 

[FRANCO-BELGE] Conan le Cimmérien : La Citadelle Écarlate
Cette BD ne brille ni par un matériel de base qui étonnera le lectorat de nos jours, ni d'une adaptation audacieuse, ni même de dessins épiques et impressionnants. Entendons nous bien, cette adaptation à pour elle de faire découvrir cette tranche historique et fondatrice de l'heroic-fantasy à celles et ceux que les nouvelles rebuteraient. Mais on a un manque certain d'envergure et d'audace qui ne rend pas l'ensemble narrativement et visuellement impressionnant faute d'être innovant. Pour la collec' et pour votre culture générale, à voir si vous avez 15 balles à y mettre.
Scénario
Dessins
Ce qu'on a aimé.
  • De l'intrigue politique tout du long.
  • En découvrir plus sur l'univers (fondateur) de Conan.
Ce qu'on a moins aimé.
  • Manque d'envergure dans l'adaptation.
  • Manque qu'audace dans la restitution de l'univers.
  • Au final assez anecdotique.
3.2Old school anecdotique
Contenu non disponible.
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