Duke, tome 2. Celui qui tue. - Comics Prime

Le tandem père/fils formé par Hermann et Yves H. fonctionne toujours aussi bien pour ce deuxième opus de ce western frites-andalouse (toutes mes excuses aux familles (tout ça) mais le terme spaghetti se prête assez peu au contexte).

Fiche Technique :
Scénario :
Yves H.
Dessins :
Hermann
Éditeur :
Le Lombard
Date de sortie: 26/01/2018
Pagination :
56 pages
Sollicitation :
Suite à la multiplication des attaques de diligences, le Marshal Sharp doit réunir un groupe d’hommes capables d’arrêter les coupables.  Ceux-ci ont pour seule piste le témoignage de l’unique survivante à ces attaques : une petite fille plongée dans le mutisme, et dont la soif de vengeance semble intarissable. Duke est ainsi tiré de sa retraite et doit reprendre les armes aux côtés de son frère.

 
 

A poor lonesome cow-boy.

Duke est parti à la retraite (suite à une sombre histoire de lutte intérieure) mais le Marshal Sharp doit réunir une équipe de têtes brûlées capable de mettre en déroute (comprendre : buter) un groupe multipliant les attaques létales de diligences. L’émissaire envoyé par le Marshal (qui n’est plus tout jeune, soit dit en passant) se heurte, dans un premier temps, au refus dudit Duke. Néanmoins, Duke finit par se joindre à cette dream-team pour en découdre avec ces braqueurs. Durant cette quête, il recroisera le chemin de Rose ; une femme qu’il a aimé et délaissé vingt ans plus tôt.

Bref, c’est le far-west et ça fleure bon la poudre et la testostérone. Sans oublier les querelles intestines de l’après sécession et les clivages racistes qui les accompagnent. Inévitablement.

Une histoire familiale.

On ne compte plus le nombre d’œuvres portées (~84 selon de savants calculs dont les Internets ont le secret) par Hermann (Huppen) et Yves H(uppen) depuis 1995 (date des débuts de Yves (le fils d’Hermann, donc) dans le Neuvième Art). Et, vu la qualité de leur travail, je dis que c’est tant mieux ! Et, bien qu’ils échangent les rôles en fonction des séries, la mayonnaise prend à chaque fois.

Bien entendu, quand on carbure aux comics dont le nombre de pages moyen avoisine les 200 pages, on a un peu l’impression que le format « bande dessinée belgo-belge » tend vers du travail bâclé. Mais il n’en est rien ; cela nous rappelle une certaine fraîcheur (voire nostalgie, dans mon cas) où l’on s’aperçoit que 400 pages ne sont pas nécessaires pour développer une histoire riche et complexe (comprendre : tout ne doit pas être exprimé de manière brute et directe et que, parfois, c’est bien aussi de laisser flâner l’imagination du lecteur).

Autre avantage indéniable de ce format et de ce type de narration : il n’est pas nécessaire d’avoir lu le(s) tome(s) précédent(s) pour rentrer dans l’histoire contée ; le(s) tome(s) précédent(s), dans le cas présent, nous donne clairement plus de matière quant à la profondeur des personnages mais il n’est pas nécessaire de commencer au commencement du début (j’avoue avoir commencé avec le second tome et ma lecture du premier n’en a été que meilleure).

Duke, tome 2. Celui qui tue.
Je ne suis pas über fan de westerns mais la collaboration père/fils fonctionne très bien ! Merci aux auteurs de m'avoir rappelé qu'il ne fallait pas 200 pages pour "tomber dedans" et pour m'avoir rappelé qu'on a aussi du "très bon" chez nous.
Dessins
Scénario
Ce qu'on a aimé
  • ça change des comics
  • le côté western frites-andalouse
  • la richesse et l'énergie dégagée par ce duo père/fils
Ce qu'on a moins aimé
  • le format un peu court (~10 pages en plus l'auraient fait)
3.5Note Finale
Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer