Dragon Ball Fighter Z (XboxOne, PS4, PC) - Comics Prime

DragonBall Fighter Z, le jeu de la hype. Autant vous dire que j’avais des attentes impossibles pour ce jeu. LE jeu Dragon Ball qui s’annonçait comme celui d’une vie de fanboyisme. Une enfance devant la télé à vibrer tantôt pour Goku contre Tao Pai Pai, puis à lever les bras au ciel pour soutenir un Genkidama face à Buu. Est-ce que le jeu rempli les fantasmes des fans en manque avec un Dragon Ball Super qui s’embourbe de plus en plus ?

Fiche Technique :

Style : Jeu de combat.
Développeur : Ark System Works.
Editeur : Bandai Namco.
Date de sortie : 26 Janvier 2018.
Modes de jeu : un à deux joueurs et Multi en ligne.
Disponible sur :
Playstation 4 , PC, Xbox one. (testé sur XboxOne)
Condition de test : Nous avons préféré attendre le gros patch « day one » avant de nous prononcer sur le jeu, pas que cela rajoutera des personnages ou d’autres éléments de jeu (enfin normalement) mais par soucis d’honnêteté sur l’équilibrage des combattants et pour la stabilité des serveurs.
Temps de jeu : A la sortie de cet article mon temps de jeu entre les différentes phases Bêta et la semaine de test avec le jeu final était d’une trentaine d’heures de jeu.

Le SSJ blue des jeux de baston ?

Je regarde mon salon rempli de figurines et statuettes Dragon Ball et je me dis que ce n’est pas un environnement propice à l’objectivité nécessaire et puis je me rappelle que c’est pareil dans mon bureau… Me voilà en train de vous écrire depuis un lieu neutre : ma salle de bain. Bon on est entre gens bien, on va prétendre que tout le monde sait ce qu’est Dragon Ball et ce qu’il représente pour une portion immense des jeunes et moins jeunes adultes de nos jours. Encore vivace via les jeux de cartes, jeux vidéos et la nouvelle série animée/manga Dragon Ball Super, l’héritage de ce qu’il est consacré d’appeler, et sans rougir, « la plus grande saga du manga » a eu un regain d’intérêt après un passage à vide (et un peu pendant) avec Dragon Ball GT. Akira Toriyama étant de retour au contrôle officiel de son bébé, la hype était de retour pour les fans partout dans le monde et on était loin de se douter à quel point elle l’était ! C’est donc les yeux exorbités de plaisir qu’on a découvert le jeu à l’E3 2017 et puis grâce à une communication généreuse et omniprésente sur le contenu (parfois polémique, on y revient dans les points négatifs sur les désormais classiques DLC payants) l’attente à su être préservée, voilant même la lumière d’autres jeux du genre comme Street Fighter 5 et surtout le décrié Marvel Vs Capcom Infinite qui a souffert d’une communication en opposition frontale à son très large désavantage.
Une demi année plus tard, nous voilà à la sortie du jeu ! Pas besoin d’attendre 2 ou 3 ans après l’annonce ! Et c’est tant mieux quand on a suscité autant d’impatience.

Plus beau qu’en vrai.

Premier élément marquant et qui n’aura échappé à personne : la patte graphique. Les fans fantasment les graphismes de l’animé en les sublimant dans leurs souvenirs et c’est très bien, mais ici à n’en pas douter, c’est la plus belle version en mouvement qu’on a jamais eu pour du Dragon Ball. c’est bien simple, c’est le manga colorisé et animé avec un talent incroyable. Visuellement c’est le rêve ultime. Voilà c’est dit, rien à rajouter. Donnez lui la note maximale. Le jeu réécrit le canon visuel de Dragon Ball tout en le respectant à la lettre. l’Unreal Engine 4, et permettez-moi l’expression volontairement grossière dûe à l’émoi, pose ses couilles sur la table et met absolument tout le monde d’accord. Les décors cultes sont présents et sont destructibles, tout comme les costumes et les dégâts apparents sur les persos, les visages et les expressions sont simplement splendides, les effets visuels des attaques du type « kikoha » (Kamehameha, Final flash, …), les transformations, les « strikers » (personnages de support qui apparaissent le temps d’une attaque ou d’un combo), tout ça a été réalisé avec un soin magistral. J’aimerais trouver quelque chose à redire mais y a franchement pas moyen sans être de mauvaise foi. Tout est présent pour chaque personnage et ce dans une marge très confortable, pas la peine d’avoir l’ensemble des transformations des sayens/saiyajins tant qu’il y a les principales. Les voix VO et Anglaises sont dispos (pas de VF malheureusement) et si de ce côté on frôle le parfait également (absence de la VF mise à part du coup), on ne peut pas en dire de même pour les musiques. On touche là le premier élément d’un des gros points négatifs du jeu : les DLC. Les musiques cultes de la saga ne sont pas dans le jeu, elles existent, mais dans un dlc/season pass à 40 boules (entre autres éléments). Si ce n’est pas tant surprenant dans un jeu Japonais (quiconque à déjà joué à un jeu à licence le sait), ça n’en reste pas moins très décevant surtout à l’aulne de la perfection visuelle du titre. Il faudra donc raquer pour couvrir ce magnifique écrin visuel des musiques appropriées.

Les développeurs ont réuni les sept boules de crystal pour ce jeu.

Ark System Works, un nom bien connu dans le milieu du jeu vidéo de baston (Guilty Gear, Blaz blue, Hokuto No Ken) passe dans la lumière du grand public et va faire des jaloux (on se prête à rêver d’un tel traitement pour nos autres licences favorites). Ils reprennent la recette bien connue et éprouvée des 3 vs 3 comme, pour ne citer que cette série : Marvel vs. Capcom. C’est exactement la même chose niveau mécaniques de jeu et de maniabilité. 3 personnages interchangeables durant le combat, tout se règle en un round (et donc 3 barres de vie).
Niveau maniabilité, le jeu est extrêmement accessible et allie même le luxe d’être très impressionnant pour quiconque appuie sur le moindre bouton, en gardant une lisibilité très tolérable pour le genre, vu le nombre de persos et d’effets parfois affichés et en permettant surtout une progression d’apprentissage technique très appréciable. Quiconque sait appuyer sur un bouton de manette sortira des auto-combos de folie (mais attention à l’ennui de la répétition à l’excès), quiconque cherche à apprendre la grammaire du jeu sortira des « combos customs » d’esthètes que les vrais fans adouberont d’un hochement de tête solennel.
Que vous spammiez les touches ou que vous cherchiez la précision chirurgicale du timing scrupuleusement réfléchi, le plaisir de jeu est là.

Il vous faudra apprendre à réagir et gérer une richesse de choix, à première vue insoupçonnée, lorsque vous tatanez votre adversaire. Que ça soit une téléportation dans son dos pour continuer à le maraver au corps à corps, lui envoyer une patate d’énergie à distance ou encore de « switcher de perso » pour laisser un autre membre de votre équipe soigneusement sélectionnée se charger de finir le malotru qui a osé vous défier.
La maniabilité est donc aux petits oignons et facile d’accès mais son exécution peut demander un peu d’investissements et d’entrainement avec les persos. Si l’execution de « la movelist » (panel de coups du perso) est, à quelques détails minimes près, la même pour tout le monde, les résultats des coups varieront grandement dans la pratique, un coup léger de Goku n’est pas un coup léger pour majin Buu et ainsi de suite.
A base de quart de tours+bouton, les attaques spéciales ne sont franchement pas compliquées à sortir en plein combat. Note négative sur les déplacements : les sticks analogiques, de part leur nature même, on une course assez rigide et lente. Pour les dashs (deux fois avant, arrière, haut, etc…) ils s’avèrent assez dur à placer et vous finirez par opter pour la croix directionnelle plus précise ou pour les gens qui veulent en découdre sérieusement : le stick arcade. Même si le jeu à un feeling pas mal pensé « manette » vous serez vite frustrés de ne pas pouvoir utiliser certains mouvements de manière plus facile.
Le jeu se paye le luxe d’avoir énormément de manoeuvres dites de « rétablissement » afin de permettre de contrer un combo ou de ré-attaquer rapidement après une chute. D’où encore la nécessité, passé un certain niveau de jeu, de travailler ses timings et ses choix de « follow up » sous peine de vous prendre des corrections mémorables à coup de 40 ou 50% de barre de vie en moins, facile.
Le jeu est donc permissif mais punitif plus votre niveau de jeu augmente, ce qui pourra rebuter les moins assidus et les plus jeunes dans les combats en ligne.
Je cite encore rapidement les mécaniques bien connues des barres de furies (jusqu’à 7) permettant de faire des attaques encore plus puissantes qui déchargeront ces jauges que vous avez montés au préalable soit en concentrant votre ki soit en ayant fait/reçu des dégâts. la mécanique de l’explosion étincelante qui permet de booster un personnage avec l’énergie du désespoir afin de le régénérer.
Pour finir la mécanique des boules de cristal. Vous pourrez, en plaçant certains types que combos, gagner des boules de cristal et bien entendu il se passera un effet si vous rassemblez les 7 : Shenron apparaitra et vous permettra de choisir une des options (ramener un personnage KO, … par exemple). Heureusement, pour le moment ça reste dur à placer, principalement par manque de temps et de possibilités réelles de faire un combo précis face à un adversaire qui ne se laisse pas faire.

Modes de jeux et à-côtés.

On a ici du classique. Via son petit hub de salon de jeu où vous vous baladez avec votre petit avatar customisable cher à ASW par le passé, vous pourrez passer des modes : Didacticiel et entraînement (avec ses multiples options permettant de programmer une réaction ou action de votre adversaire), au mode duel local avec votre pote aux commandes de la manette 2, mais aussi au mode tournoi en ligne, mode arcade (enchaînement de combats contre l’IA) ainsi qu’un mode rediffusion, pour finir par le gros morceau : le mode histoire qui mérite un peu de développement.
Le mode histoire vous permet de suivre un scénario inédit introduisant la menace de C-21 (cyborg 21) de l’armée du Ruban Rouge. Vous suivrez Goku et ses amis qui cassent le quatrième mur pour vous parler dans leur tête afin de vous demander, en gros de les aider, car ils sont affaiblit et face à un ennemi composé de clones d’eux-mêmes. Alliances et trahisons seront de mise. Même si ce scénario est un prétexte sympatoche mais pas folichon il n’en reste pas moins un mode de jeu long qui du coup vous prendra de nombreuses heures à terminer (un peu artificiellement vu qu’on se retape les mêmes clones plusieurs fois). Composé de cinématiques avec parfois des choix multiples permettant de voir les personnages hors combats (et aussi d’entendre la doubleuse de Bulma, RIP).

Le coup bas.

Pour moi le gros point négatif, qui ne peut pas lui être à lui seul imputé, j’ai nommé les DLC/season pass. Désormais classiques pour vous vendre un jeu a 110 balles au lieu de 70. Même si le contenu actuel est déjà riche et varié. Les puristes regretteront, comme je le disais, les musiques originales, et ces mêmes personnes n’auront pas manqué de remarquer l’absence de kador de la saga. Certains persos et « fan favorites » (coucou Broly) seront accessibles via des DLC ultérieurs payants, la rumeur annoncerait 8 personnages supplémentaires. Et même si être fan permet beaucoup de latitudes quant au pognon investi dans le jeu, la note de 110 euros pour la version ultimate fait bien bien mal au cul (surtout que Goku et Vegeta SSJblue sont déblocables en jeu par exemple). Ça se jouera entre vous et votre conscience pour les DLC payants. Personne n’est dupe sur les enjeux financiers d’un tel jeu. Si Street fighter 5 a payé négativement une exploitation abusive des persos « en kit » ici le sentiment n’est pas du tout le même avec ses 21 personnages + 3 (les deux ssj blue et C-21) on a de quoi faire largement, piochant dans l’ensemble de l’oeuvre canon (pour le moment) de Tenchinhan à Goku Black en passant par Hit et Nappa. Les personnages ont leur feeling propre et donc on a de quoi s’investir des dizaines d’heures. On restera un peu chagrin de l’exploitation financière de quelque chose pour lequel on a un tel affect émotif.

 

Update Day One :

Comme Expliqué dans les conditions de test, nous avons attendu le jour de la sortie, afin de tester le jeu en ligne et également d’avoir le fameux « patch day one » disponible pour soucis d’honnêteté.
D’après les tests de matchs en ligne fait sur XboxOne (normale) il n’y a plus aucun problème d’engorgement ou de temps d’attente qu’on a du subir pendant les phases Beta successives.

Attention : le « Pass » a 34,99 € vendu dés la sortie débloque bien (Majin) C-21 mais ne débloque pas encore les 8 personnages ni les musiques originales. Pas la peine de vous jeter dessus, surtout que C-21 se débloque en mode histoire et Vegeta/Goku SSJblue se débloquent également en jouant/gagnant des Zenis.

 

Dragon Ball Fighter Z (XboxOne, PS4, PC)
Beau, brillant, étincelant. Le Dragon Ball en jeu vidéo que tout le monde attendait tout simplement. Entaché malgré tout d'une politique de DLC (à laquelle on finira peut être à se faire) qui reste un problème minime comparé au contenu effectif du jeu. Aucun autre défaut majeur ne se fait ressentir. Accessible et permettant une progression assez hallucinante, le jeu parlera à tous les publics même si ceux qui ne connaissent pas la série ne profiteront peut être que de 10% des clins d'oeil, cinématiques, eastereggs, soucis du détail et respect impeccable de l'oeuvre, etc... C'est un écrin de diamant offert ici à la saga de Toriyama par Arc System Works.
Graphismes
Modes de jeux
Maniabilité
Ce qu'on a aimé
  • Visuellement totalement ouf.
  • Maniable et ouvert à la progression.
  • Fanservice (quasi) ultime pour la licence.
Ce qu'on a moins aimé.
  • Le mode histoire prétexte.
  • Des persos en DLC payants.
  • Les musiques originales manquantes (elles aussi payantes).
4.8Plus beau qu'en vrai

A propos de l'auteur

Né avec du FrancoBelge et des Jeux vidéos entre les mains. Dorothée m'a fait découvrir l'Animation Japonaise puis lire des Mangas, Depuis le milieu des années 90 je lis des Comics.

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