Dragon Age - Comics Prime

Mana Books récupère la licence Dragon age, autre grande série du monde vidéo ludique. Série qui, lors de la sortie du premier volet, avait enflammer le cœur des critiques et des joueurs. Qu’en est-il du comic ?

Fiche Technique :
Scénarios : David Gaider & Alexander Freed
Dessins : Chad Hardin
Éditeur : Mana Books
Date de sortie: 08/03/2018
Pagination : 224 pages.
Sollicitation : Sur les traces de son père, porté disparu, le nouveau roi de Férelden, Alistair Theirin, parcourt le monde. A ses côtés, d’insolites compagnons de voyage : le marchand roublard Varric et la fougueuse pirate, Isabela. Mais dans leur quête semée d’embûches, et au gré des rencontres avec de nouveaux ennemis comme d’anciens alliés, le trio va rapidement lever le voile sur une réalité bien plus inquiétante… Embarqués dans une conspiration pour réveiller les dragons d’antan, les trois camarades devront rivaliser d’audace et d’ingéniosité afin d’endiguer un complot aux proportions dantesques. Et il leur faudra alors être prêts à affronter les conséquences de leurs choix passés…

Il était une fois …

Le jeune roi de Férelden, Alistair Theirin, succède son père sur le trône car celui-ci a disparu mystérieusement du jour au lendemain. Le jeune roi ne se sentant pas de taille face à l’importance de sa nouvelle fonction décide d’entreprendre une expédition pour retrouver son paternel. Il est accompagné par un nain, Varric et d’une redoutable reine pirate appelée Isabela. Ensemble, ils vont tenter de lever le voile sur la disparition de l’ancien roi sans se douter que leur quête les amènera à affronter des forces maléfiques qui menacent le monde.

 

C’est d’abord un jeu

La saga débute en 2009 sous-forme de jeu de rôle  sur pc et console de salon. Le jeu est édité par Bioware, ténor du genre et déjà connu à l’époque pour les très bons et cultissimes Baldur’s Gate et Never Winter Night. Le jeu connut un franc succès, acclamé par les joueurs et les critiques, ils félicitaient la richesse du gameplay ainsi que le scénario poussé. Le travail était d’une conséquence telle que l’intro de création du personnage variait selon les choix de classe et de race faits par le joueur, proposant quasi une dizaine de départs différents. L’histoire, quant à elle, raconte une histoire de fantasy traditionnelle. On a des démons (engeance) qui viennent faire la fête sur le plan des vivants, un élu apparaît et crie  » you shall not pass ! « , il rencontrera de nombreux ennemis et de nombreux compagnons sur sa route. Ok, présenté comme ça, on pourrait penser que l’histoire est simpliste, mais elle est agrémentée tout le long du récit par des intrigues à la Game of Thrones. Par après deux autres volets sont sortis mais ceux-ci à l’inverse du premier n’étaient pas de la même trempe. Le deuxième volet étant sorti dans la précipitation (deux ans après le premier), avait attiré les foudres des joueurs. Ceux-ci étaient face à un jeu assez pauvre en contenu et pas très recherché niveau gameplay, faute à un éditeur voulant surfer sur la vague du succès, un peu comme ce que faisaient à l’époque Ubisoft (Assassin’s creed) et Activision (Call of Duty). Le troisième sortira quelques années après, l’éditeur se réconciliera avec une partie des fans, mais le mal fait étant important, il ne dépassera jamais son ancêtre.

Qu’en est-il du comic ?

C’est de la bonne came. Le livre en tant qu’objet est de très bonne qualité. Le contenu quant à lui est tout aussi bon. Le dessin est magnifique, aux manettes Chad Hardin connu pour son travail sur la série Harley Quinn. Côté scénario, le duo David Gaider et Alexander Freed, tous les deux ayant travaillé chez Bioware en tant que concepteurs (scénario). Alexander est aussi connu pour la pierre qu’il ajoute à l’édifice Star Wars via les romans qu’il écrit ou encore la participation apportée au scénario sur le run de la série comics. Vous me direz « On a donc des gens qui connaissent leur sujet, qui sont plutôt pas mal expérimenté dans la matière. On peut donc s’attendre à un récit de qualité ? » Et à ça, je répondrai… Tout à fait ! C’est agréable à lire et on ne voit pas les pages défiler. En terme de rythme, tout est maîtrisé du début à la fin. Le comic pourrait être excellentissime s’il n’y avait pas un petit nuage sombre dissimulant une partie de la lumière du soleil. Parce que oui il y a quand même un mais… L’accessibilité.

Le lecteur qui n’a pas joué au jeu va se sentir un peu perdu face aux nombreuses références citées, mais rarement expliquées. Là où un Metal Gear (toujours chez Mana books) reprend le jeu tel quel et offre un récit complet au lecteur, Dragon age ne tente jamais de placer un contexte global, on part du principe que le lecteur doit savoir de quoi on parle. Après des recherches, j’ai pu définir que l’histoire de la bande-dessinée se situait quelque part entre le deuxième et troisième jeu. Ceci est clairement un problème, car on passe certains passages en mode lecture automatique sans comprendre réellement de quoi on parle.

 

 

Dragon Age
Le livre s'adresse avant tout aux fans de la première heure, qui seront ravis de découvrir des éléments d'histoires qui jouent le rôle de pont entre les jeux. Pour les autres, l'intérêt est moindre. L'ensemble étant de bonne qualité on passera quand même un bon moment lecture.
Scénarios
Dessins
On a aimé
  • Le dessin
  • L'histoire est bien racontée...
On a moins aimé
  • ... Mais trop de références aux jeux
  • Trop peu de contexte, un lexique aurait été bien
3.9Note Finale
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