Dark Souls 3 - Comics Prime

Le pad en main, la sueur perlant lors de la moindre roulade, le compteur d’âmes qui augmente et soudain, une fatale estocade. Vous êtes mort et la seule chose possible est de recommencer. Mais maintenant, ce bâtard de squelette fera moins le malin ! Bref, vous jouez bien à un Dark Souls

Une opus tourné vers la nostalgie

Le jeu étant attendu fébrilement, les créateurs de Demon’s Souls se devaient de fournir un troisième épisode de haute volée, d’autant que celui-ci doit logiquement conclure la saga « Dark Souls ». Hors de question de se planter donc ! Ce n’est pas vraiment la peine de tourner autour du pot, cest mission accomplie, car tous les ingrédients sont présents pour combler les attentes des amateurs de la première heure. Le studio nippon réussit littéralement un tour de force comme à son habitude concernant le level design, le gameplay, la durée de vie, la direction artistique et l’ambiance sonore.

qioqqojhwythtppwvlspEt comme tout bon Souls qui se respecte, on débute l’aventure dans une contrée maudite où la déprime est reine. Le déclin du Feu à (re)commencé et les Seigneurs des Cendres ont quitté leurs trônes tout en se dispersant dans le royaume de Lothric, lieu où les morts-vivants et autres âmes en peine vagabondent. C’est à ce moment là que vous vous relevez de la tombe pour accepter votre condition de Porte-Flamme et décidez de faire revenir les déserteurs à leurs places d’origines (et cela passe par la case assassinat). Une quête où même la mort ne pourra vous arrêter.

Cet agréable sentiment de déjà-vu dans le synopsis sera presque omniprésent dans le jeu car ce Souls aime particulièrement jouer avec la nostalgie, et ce ne sont pas les nombreux clins d’œils aux précédents épisodes qui me contrediront. Ceux-ci sont tantôt visibles comme un éléphant, tantôt beaucoup plus discrets, car se situant aussi bien dans les descriptions des objets dans l’inventaire que dans les tableaux qui ornent les murs de certaines constructions. Mais attention, il n’est pas du tout question de recyclage bête et méchant. Au contraire, tout est réfléchi pour donner une cohérence à l’univers particulier de Dark Souls. Les ères et les âges passent et recommencent perpétuellement…

Du sang et (beaucoup) des pleurs

Concernant le gameplay, inutile de dire que celui-ci a fait largement ses preuves même si l’escale Bloodborne a clairement fait du bien à la saga. Les combats sont plus nerveux qu’avant, les ennemis n’ont jamais été aussi malsains et létaux. La maniabilité de notre avatar se fait avec fluidité même si la présence du buffer (possibilité d’appuyer sur une action pendant l’animation d’une précédente pour que la deuxième se lance directement à la fin de la première) voire même de l’’input lag (le délai qu’il y a entre l’action d’appuyer sur un bouton et le fait que l’action apparaisse à l’écran) peuvent déranger, notamment lors de combats tendus du slip.

ids06pjfepygug9txxfvLes possibilités des builds ont toujours été une marque de fabrique et il est toujours possible de jouer un guerrier full Inté et Foi ainsi que bien d’autres combinaisons loufoques. Au niveau des armes : il y a le choix ! Haches, épées, lances, espadons, et bien d’autres outils pour distiller la bonne parole parmi les morts-vivants et créatures improbables. En parlant de ça, le bestiaire est une vraie réussite (aussi), on y trouve du classique, mais aussi de l’inédit bien dérangeant (coucou les créatures visqueuses à visages humains du Donjon d’Irythill) aux patterns bien violents !

Le moteur graphique fait des ravages, et c’est tout simplement sublime et fourmillant de détails. Il suffit d’atteindre la vallée boréale pour en être convaincu. Et vu que c’est la version pc qui est ici testée, on arrive facilement à atteindre les 60 images par seconde la main dans le slip.

dark-souls-3-7Et que serait un Dark Souls sans ses innombrables boss? Rassurez-vous, même si certains donnent l’impression d’être une vraie promenade de santé, certains bougres risquent de vous faire rager de longues heures. Des combats épiques où la roulade sera toujours aussi salvatrice !

Au niveau sonore, c’est magistral, les compositions n’ont jamais été aussi rondement menées et, encore une fois, Bloodborne a fait du bien à Dark Souls. Inutile d’en dire plus afin de ne pas spoiler, mais il sera difficile de ne pas laisser couler une petite larmichette nostalgique en entendant le thème du combat final.

De l’excellent et de tous petits défauts

Il va sans dire que le petit dernier de la série risque de concourir et soulever le trophée du jeu de l’année 2016 même si quelques petits défauts viennent ternir un si beau tableau. Par exemple, les micro-freezes qui surviennent toujours lors de moments critiques, les attaques ennemies qui ne sont toujours pas soumises aux collisions avec le décor, quelques bugs où il est est toujours drôle de voir un ennemi décoller en direction de Krypton pour une raison inconnue et ceci, à travers un mur.

Une IA un peu à la ramasse quelques fois, mais il faut avouer que c’est reposant de souffler en peu en voyant une agressive cochonnerie se ruer vers vous pour ensuite tomber dans un ravin de façon très glorieuse (ironie inside)…Rien de bien méchant au final.

dark-souls-3-collector-descriptionQuoi qu’il en soit, Dark Souls 3 est un must have pour les fans d’ Action-RPG exigeants, impitoyable mais jamais injuste. Il fournit un sentiment de satisfaction rarement atteint dans le monde vidéo-ludique. Un peu comme ses aînés finalement.

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