Dark Blood, tome 1. Icare. - Comics Prime

Un vampire qui perd la mémoire dès qu’il se nourrit. Une société secrète. Le tout servit sans guimauve mais avec du gore et du cul. Je dis oui.

Fiche Technique :
Scénario :
Amélie Sarn
Dessins :
Marc Moreno
Éditeur :
Delcourt
Date de sortie: 10/01/2018
Pagination :
56 pages
Sollicitation :
Paris, 2010. Quand Icare se réveille dans la rue, il ne se rappelle que de son nom. Des bribes de souvenirs provenant d’époques trop lointaines lui reviennent en mémoire de façon imprévisible. Il sait qu’il doit tuer pour survivre et cette idée lui fait horreur. Mais il ignore qui est Lucia Néra, vampire aussi belle que cruelle, et les raisons qui la poussent à le poursuivre depuis des siècles…

 

Icare.

Icare est un vampire et, accessoirement, le protagoniste principal de ce volume. Seul bémol (hormis sa soif de sang inextinguible), dès qu’il se nourrit (comprendre qu’il commet un carnage), ses souvenirs disparaissent. Nous ne savons pas depuis combien de temps il sévit mais, à en croire les premières planches, cela remonte au moins aux heures de gloires de l’Empire Romain (et des merveilleux jeux du cirque (la version sans clown-qui-fait-très-très-peur)).

Naturellement, on ne traverse pas les âges en se comportant comme un employé zélé des abattoirs d’Anderlecht sans se faire remarquer ni sans s’attirer quelques foudres. Icare a donc une société de vampires (donc secrète) aux basques ; cette dernière se nomme sobrement le Groupe des Héritiers et c’est elle qui s’occupe de flooder l’humanité avec des histoires de vampires afin que le commun des mortels leur lâche la grappe (l’idée est d’ailleurs venue d’un des leurs, Bram Stoker, et c’est à eux qu’on doit les nombreuses mièvreries vampiresques de ces dernières années).

Bref, Icare sème les corps sur son chemin et est recherché par le Groupe des Héritiers, la police parisienne, une cellule spéciale qui dépend de la Royal Academy of History de sa Gracieuse Majesté (qui, apparemment, à son mot à dire dans les enquêtes policières françaises).

Dark Blood.

Nous sommes face à un récit de vampires comme on n’en voit plus assez depuis que la mode est passée aux vampires à peau grasse et transpirant la guimauve. J’ai juste éclaté de rire en lisant le mal que se donne le Groupe des Héritiers pour que leur caste passe inaperçue. Alors, oui, il y a quelques clichés qui ont fait leurs preuves et d’autres, un peu plus bateaux, mais la qualité récit ne s’en ressent pas trop.

Le lecteur voyage entre présent et passés (au pluriel dans la mesure où nous passons par plusieurs périodes historiques toutes dépeintes assez justement) sur des dessins dont la qualité est, malheureusement, à géométrie variable (par moment, nous avons de véritables chefs-d’œuvre et à d’autres, le trait laisse vraiment à désirer). Néanmoins, reconnaissons à Marc Moreno une véritable maîtrise du dessin de corps nus. Donc, le trait de Moreno, bien qu’inégal dans ce tome, sert très bien le scénario d’Amélie Sarn.

Bien entendu, ce premier opus nous présente les principaux protagonistes de cette nouvelle série et bien que, une fois de plus, le format BD me semble tragiquement court, cette mise en bouche est à la hauteur de ce que j’espérais (en me basant bêtement sur la couverture et le pitch). À suivre donc.

 

Dark Blood, tome 1. Icare.
Ce premier opus Dark Blood est une relativement bonne surprise malgré une qualité graphique assez inégale. Je ne bouderai pas la suite.
Dessins
Scénario
Le ratio gore / cul
Ce qu'on a aimé
  • Les vampires
  • Le côté gore
  • L'humour (en tout cas, ce que j'ai pris comme tel)
Ce qu'on a moins aimé
  • Un trait pas toujours égal
  • Le côté réchauffé de certaines idées
4.0Note Finale

A propos de l'auteur

Serial lecteur. Retro gamer. Desperate father.

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