Critique VF : Rocketeer Nouvelles Aventures 1. Le Cargo maudit - Comics Prime

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Scénario : Mark Waid
Adaptation : Chris Samnee
couleur : Jordie BELLAIRE
Éditon : Delcourt

Sollicitation : Entre une mystérieuse cargaison qui vient d’accoster dans le port de Los Angeles et les crises de sa ravissante petite amie, Cliff Secord, alias Rocketeer, a fort à faire. Sans compter qu’il se trouve dans la ligne de mire de la Federal Aviation… Mark Waid et Chris Samnee redonnent vie à Rocketeer dans le plus grand respect de l’univers pulp créé par Dave Stevens.

L’histoire :
1940. Cliff Secord aime voler plus que tout autre chose… mais pas forcément aux commandes d’un avion. Épaulé par son ami de longue date Peevy le mécano, Cliff parcourt le ciel en tant que Rocketeer, un costume qui lui apporte à peu près autant de joie que de problèmes personnels. Car Cliff n’échappe pas à la règle des super héros se débattant pour concilier leur vie sentimentale et celle que leur impose le costume. Les choses ne font qu’empirer quand Sally, la jolie nièce de Peevy, tombe sous le charme de Cliff et de Rocketeer sans savoir qu’il s’agit de la même personne.

Pendant ce temps, Trask (le méchant de l’histoire), commande à ses hommes et à son subalterne « le Maître » de livrer sa précieuse cargaison au port de Manhattan. La cargaison en question est faite de dinosaures venus d’une île en forme de crâne (o délicieux cliché), des monstres que Trask compte lacher sur la ville pour la mettre à sac dans un but encore inconnu.

Les choses se compliquent lors de l’escale à New York lorsque « le Maître » entend parler de Rocketeer et qu’il lui vient la brillante idée (selon lui) de lui voler son Jet dorsal afin d’en faire des copies grand format pour les attacher au dos de ses dinosaures. Un plan que n’approuve pas Trask et qui ne pas pas se dérouler comme prévu, Rocketeer n’étant pas pressé d’abandonner son Jet dorsal.

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Mon avis :

Je dois bien avouer que je suis un grand fan des années 30-40, autant pour l’ambiance des rues Américaines que du style vestimentaire de l’époque, des coiffures, de la musique… et j’en passe. Rocketeer à de nombreux atouts dans sa manche mais il fait surtout de l’œil (et il le fait bien) aux fans de cette époque qui dégage une aura et une classe toute particulière.

On retrouve plein de petits clin d’œil empreints des années 40 ou simplement d’un autre temps comme des tics de langages « ta nénette », « non mais des fois…?! » qui ont le mérite de faire sourire le lecteur, ou encore des scènes comme le bon vieux steak cru sur le visage pour combattre l’œil au beurre noir. L’album fourmille de ce genre de détails dans le dessin qui sont vraiment bien pensés et qui ajoutent une touche d’humour décalé toujours bienvenu (mention spéciale à la chemise à collerette du Maître qui était à la mode 100 ans plus tôt).

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Petit point négatif tout de même, certains évènements manquent de cohérence. Nous sommes bien sur dans un comics et la cohérence dans la bd est toute relative mais il y a malgré tout des passages que je ne peut que regarder de manière assez critique comme la scène de l’avion (la corde change subitement de place et de taille) ou celle du  second face à face du héros avec « le Maître » (du scotch apparait sur ses mains). Le problème, c’est que ces éléments ne sont pas figuratifs, ils ont une influence directe sur l’histoire. Le fait qu’ils ne soient pas cohérents rend parfois l’action confuse et ont a l’impression d’avoir raté une case.

Une chose est sure Rocketeer pose beaucoup de questions pour le nouveau lecteur (un tome est sortit chez Delcourt il y a deux ans) , peut être même trop car le tome 1 ne répond qu’a très peu d’entre elles et il est un peu frustrant de finir le récit sans savoir d’où vient le jet dorsal et comment Cliff l’a eu en sa possession. Cependant, le récit est avant tout frais et amusant et toutes les réponses arriveront sans doute dans un tome 2 que le lecteur attendra avec impatiente. Un bilan plutôt positif donc mais surtout pour les fans du personnage ou de récits plongeant volontairement tête la première dans le classicisme absolu.

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A propos de l'auteur

Élevé aux Tintin et aux mangas, je me suis converti aux comics il y a 4 ans. "Ça coute moins cher" me disait Cornholio qui est ligoté dans ma cave depuis ce jour... Je lis surtout les séries X-Men, Spawn et Batman pour ce qui est des "blockbuster" mais à coté de ça, je suis fan de polar et de l'ambiance des années '60 Scénaristes préférés : Ed Brubaker, Paul Dini, Jeph Loeb Dessinateurs préférés : Bruce Timm, Darwyn Cooke, Dustin Nguyen Personnages favoris : Moonknight, Spawn, Iron Fist

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