Critique VF : Road Rage - Comics Prime

road rage presentationScénario : Joe Hill, Stephen King, Richard Matheson
Adaptation : Chris Ryall
Dessin : Nelson Daniel, Rafa Garres

Road Rage reprend deux histoires courtes qui ont un lien assez particulier. La première, « Throttle » (traduite « Pleins gaz »), est une histoire écrite par Joe Hill en collaboration avec son père Stephen King tandis que la seconde, « Duel », est l’histoire originale qui les a inspiré. Cette dernière a été écrite par Richard Matheson, un écrivain né 20 ans plus tôt que Stephen King et pour qui les deux auteurs n’hésitent pas à témoigner énormément de respect dans leurs introductions respectives.

Car oui, petit bonus pour les fans, vous trouverez une préface de Joe Hill et de son père avant chaque histoire. Celles ci sont pour le moins amusantes et vous permettront à la fois de vous mettre dans l’ambiance et de mieux comprendre dans quelles circonstances leur récit à vu le jour.

 L’histoire :

Pleins gaz
Lorsqu’on décide de se lancer dans le business de la méthamphétamine, ou meth pour les intimes, il est généralement conseillé de s’assurer que le cuistot ne soit pas un consommateur lui-même. C’est ce que va apprendre à ses dépends le gang de motards « La Tribu » devant le van en feu de leur associé, visiblement pressé de faire ses valises dès leur arrivée. Après quelques coups de feu maladroits, tout va déraper pour le gang qui se retrouve avec deux cadavres sur les bras, dont un en très mauvais état (40 coups de machette, ça laisse des traces) une situation inhabituelle pour le gang qui décide de prendre la route le temps de décider quoi faire.

Cependant, cette route qui les a bercé jusque là va vite se transformer en véritable cauchemar lorsqu’un camion orné d’un crâne de buffle les prend en chasse sans raison apparente…

truck   gang

Duel
Mann aurait du prendre l’autoroute, il le sait. Mais excédé par son voyage d’affaire qui n’en finit pas et sa phobie d’être en retard à son rendez vous, il se retrouve coincé sur une route de Californie, perdu dans les montagnes qui le mèneront à San Fransisco.

Mais lorsque Mann double ce camion poussif sur la route, ce dernier klaxonne et reprend sa place en le doublant à son tour, manquant d’écraser son véhicule. Un petit jeu qui devient dangereux lorsque Mann s’aperçoit que la camion ne le lache désormais plus d’une semelle et semble saisir chaque occasion de l’envoyer vers une mort certaine.

 duel duel2

Mon avis :

Plein gaz – Le découpage est vraiment intelligent et permet de donner une dimension dramatique et impressionnante à des scènes de route pourtant classiques. On retrouve ainsi des vues en contre plongée pour donner de la hauteur aux véhicules qui n’en paraissent que plus menaçant. De plus, le dessin de ce premier récit m’a vraiment donné l’impression de vouloir faire « vivre » le camion qui devient dès lors plus qu’une simple machine obéissant à son conducteur. Le scénario quand à lui est d’un grand classique dans son dénouement mais garde quelques bonnes idées qui nous tiennent en haleine.

Duel – Le dessin de Duel lui attribue un cachet assez particulier, une impression de crasse couplée à un réalisme dérangeant. Toute l’histoire se focalise sur le personnage de Mann et sur lui seul, ce qui permet au lecteur de s’identifier à lui et de partager son angoisse. Une angoisse qui ne lève d’ailleurs jamais le pied (ceci est un mauvais jeu de mot) et qui va crescendo au fil des pages.

Soyons honnête: lorsque j’ai vu que Road Rage était composé de deux histoires dont une avait inspiré l’autre, j’ai pensé qu’il y aurait une certaine redondance entre ces deux récits. Il n’en est heureusement rien. Ces deux histoires sont même complémentaires tant l’une tire sur la corde du fantastique sans jamais y entrer tandis que l’autre nous offre une version plus réaliste mais tout aussi angoissante. Chacun trouvera donc son compte avec ces deux histoires qui vont à cent à l’heure et qui ne permettent aucun temps mort.

Info et notes complémentaires :

« Duel » de Richard Matheson, ce n’est pas seulement une histoire papier ! Le récit à été adapté au cinéma par Spielberg en 1971 avec un film du même nom. Ce dernier est de très bonne facture mais souffre cependant(selon moi)de trop de longueur, imputables à sa durée (1h25).

Personnellement, la couverture du comics m’a fait penser à Maximum Overdrive (le film, n’ayant pas lu le roman) de Stephen King également. Un film sortit en 1986 où toutes les machines agissent selon leur gré dans le but de débarrasser la terre de notre présence. On retrouve à la tête des machines un camion « happy toys » avec une énorme tête de bouffon vert en guise de bélier. Le film démarre sur la chanson « Who made who » de ACDC avec un distributeur de billet qui traite les gens de trous du cul. A voir absolument, seul ou entre amis.

 

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